TRIBUNE - Dette climatique : la COP27 doit être à la hauteur 

Découvrez la tribune de la Fondation FARM à l'heure de la COP27 : “Derrière l’idée de dette climatique, il y a une promesse d’accompagnement et de soutien qui doit être faite au secteur agricole”
“Derrière l’idée de dette climatique, il y a une promesse d’accompagnement et de soutien qui doit être faite au secteur agricole”

C’est la 5ème fois, depuis la COP1 à Berlin en 1995, que le continent africain accueille une conférence des parties à la Convention des Nations unies sur le changement climatique. Et la 12ème rencontre présidée par un pays du Sud. Sera-t-elle le rendez-vous historique que le monde espère ?


Fatima Driouech, scientifique membre du GIEC confie à la Fondation FARM que l’un des plus importants enjeux de cette COP tient aux « pertes et dommages » ainsi qu’aux compensations financières que les pays du Sud vont demander aux « pays riches ». Si l’on espère tous voir la dette climatique traitée à la COP, la multi crise énergétique, inflationniste et géopolitique actuelle va rendre l’issue des négociations incertaine. Il y a eu des avancées de la part des pays du Nord, mais elles ne sont pas à la hauteur ni des attentes ni des besoins.


Pourtant, c’est bien vers les suds qu’il faut regarder. Ces pays reçoivent 5 à 10 fois moins de financements pour l’adaptation et l’atténuation, alors qu’ils font déjà face aux effets du changement climatique. Il nous faut entendre leur appel à plus de justice. 

Derrière l’idée de dette climatique il y a une promesse qui doit être faite aux secteurs les plus impactés, une promesse d’accompagnement et de soutien. Celle-ci nous engage auprès des agricultrices et des agriculteurs, qui portent des solutions d’avenir pour le développement des territoires ruraux et des filières agro-alimentaires. C’est vital et indispensable. Après tout, la COP est en Egypte, un pays où un même mot, eish, désigne le pain et la vie !

Matthieu Brun, directeur scientifique de la Fondation FARM