Édito - Les enjeux agricoles de la COP 28

La 28ème Conférence des Parties sur le Climat de l’ONU – appelée communément la COP 28 – se déroulera du 30 novembre au 12 décembre 2023, à Dubaï, aux Émirats Arabes Unis. Qu’attendre de cette nouvelle édition qui sera scrutée de près ? Cette COP sera-t-elle l’occasion de parler plus encore d’agriculture, un sujet au cœur des enjeux climatiques ? Découvrez le décryptage de Precila Rambhunjun, responsable d’études au sein de la Fondation FARM.

L’édito de Précila Rhambunjun sur les enjeux agricoles de la COP 28

La 28ème Conférence des Parties sur le Climat de l’ONU – appelée communément la COP 28 – se déroulera du 30 novembre au 12 décembre 2023, à Dubaï, aux Émirats Arabes Unis. Cet événement annuel suscite souvent des déceptions de la part des observateurs du monde entier qui estiment que l’action contre le changement climatique, notamment la baisse des émissions de gaz à effet de serre, est insuffisante.

Alors, qu’attendre de cette nouvelle édition qui sera scrutée de près ? Son principal objectif sera de faire le bilan, et ce pour la première fois, de l’Accord de Paris adopté en 2015. Ce bilan devrait mettre en lumière les efforts encore à fournir par les 196 pays signataires de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique qui n’ont pas tous tenu leurs engagements initiaux. Mais c’est également une occasion idéale d’accroître les ambitions collectives afin d’éviter les pires conséquences des changements climatiques.

Cette COP sera aussi l’occasion, nous l’espérons, de parler plus encore d’agriculture, un sujet au cœur des enjeux climatiques. L’agriculture et les systèmes alimentaires sont à la fois coupables car fortement émetteurs de gaz à effet de serre, ils sont aussi victimes du réchauffement climatique. L’actualité des dernières semaines, entre vagues de chaleur, sécheresses et inondations, nous l’a rappelé.

Enfin, ne l’oublions pas, la production agricole fait partie des solutions, avec des pratiques qui permettent de stocker du carbone dans les sols, sujet sur lequel nous travaillons de près avec notre partenaire 4p1000.

Un sujet sera au cœur des discussions et des négociations, avec des attentes fortes, notamment des pays en développement : le financement.

Celui des transformations de l’agriculture, tout d’abord, notamment dans les pays du Sud. L’enjeu principal est d’accroître la productivité pour répondre aux impératifs de sécurité alimentaire tout en préservant les ressources naturelles. Or, financer l’agriculture et la création d’industries agroalimentaires, là où elles n’existent quasiment pas, requiert souvent des investissements lourds et parfois fortement carbonés.

Ces financements ont-ils leur place, notamment dans le portefeuille des bailleurs de fonds bilatéraux, multilatéraux mais aussi des banques ? Sont-ils cohérents avec les trajectoires de décarbonation ?

Ensuite, la COP parlera du financement des pertes et dommages, avec la possible création d’un fonds permettant d’aider financièrement les pays les plus vulnérables à réparer les dégâts irréversibles causés par le changement climatique. Il s’agit d’un premier pas jugé essentiel pour répondre aux aspirations de nombreux pays qui demandent une forme de justice climatique.

mCe sujet du financement nous tient particulièrement à cœur au sein de la Fondation FARM, il sera d’ailleurs le thème de notre prochaine Conférence internationale le 13 février.

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