{"id":4147,"date":"2022-10-20T10:20:03","date_gmt":"2022-10-20T08:20:03","guid":{"rendered":"https:\/\/fondation-farm.org\/?p=4147"},"modified":"2022-10-20T10:20:04","modified_gmt":"2022-10-20T08:20:04","slug":"mil-senegal-filiere-agricole","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/mil-senegal-filiere-agricole\/","title":{"rendered":"Millet in Senegal: a key sector"},"content":{"rendered":"\n<section class=\"texte-image pictogrammes texte blanc \">\n\n    \n    <div class=\"bloc-main container\">  \n\n                <div class=\"contenu\">            \n            <div class=\"colonne\">\n                <p><strong>Le mil est une c\u00e9r\u00e9ale centrale dans l\u2019alimentation quotidienne des m\u00e9nages s\u00e9n\u00e9galais. Largement cultiv\u00e9e dans tout le pays, elle a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019un soutien particulier des politiques publiques afin<\/strong> <strong>de r\u00e9pondre \u00e0 la demande croissante des consommateurs urbains et de favoriser la transformation locale. Comment se porte aujourd\u2019hui la fili\u00e8re mil au S\u00e9n\u00e9gal\u00a0? D\u00e9couvrez l\u2019analyse des fondations FARM et Avril r\u00e9alis\u00e9e dans le cadre d\u2019une <a href=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Etude-FARM_AVRIL-Polititiques-Publiques-Filie%CC%80res-Agricoles-en-Afrique.pdf\">\u00e9tude<\/a> sur les politiques publiques en faveur des fili\u00e8res agricoles en Afrique.<\/strong><\/p>\n<figure id=\"attachment_4150\" aria-describedby=\"caption-attachment-4150\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-4150\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/63458a43e11dac2af55d1871.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"512\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/63458a43e11dac2af55d1871.jpg 1024w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/63458a43e11dac2af55d1871-300x150.jpg 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/63458a43e11dac2af55d1871-768x384.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-4150\" class=\"wp-caption-text\">Le mil au S\u00e9n\u00e9gal<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Le mil, premi\u00e8re c\u00e9r\u00e9ale du pays<\/strong><\/p>\n<p>Au S\u00e9n\u00e9gal, les c\u00e9r\u00e9ales occupent 49 % des terres cultivables devant l\u2019arachide (37%). Les principales c\u00e9r\u00e9ales sont le mil (28% des terres cultiv\u00e9es), le ma\u00efs (9%), le riz pluvial (7%), le sorgho (4%). Le mil est principalement produit et consomm\u00e9 dans les r\u00e9gions centrales du pays &#8211; Kaolack repr\u00e9sentant le march\u00e9 r\u00e9gional le plus important &#8211; \u00a0et au sud (Casamance, Tambacounda). La production annuelle de mil s\u2019\u00e9tablit autour de 900\u00a0000 \u00e0 1\u00a0000\u00a0000 de tonnes en 2020\/2021, en augmentation continue depuis 2013 (640\u00a0000 tonnes en 2013)<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a>. Il est possible d\u2019estimer la valeur de la production annuelle de mil au S\u00e9n\u00e9gal \u00e0 au moins 1 milliard de dollars. Le mil au S\u00e9n\u00e9gal fait partie d\u2019une cha\u00eene de valeur \u00e0 croissance rapide o\u00f9 les Petites et moyennes entreprises (PME) de commercialisation et de transformation jouent un r\u00f4le important<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><sup>[2]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p><strong>Une envol\u00e9e des prix en 2022<\/strong><\/p>\n<p>En raison de la guerre en Ukraine, de la baisse des stocks de certaines c\u00e9r\u00e9ales et d\u2019une forte demande int\u00e9rieure, des denr\u00e9es de base comme le mil, le ma\u00efs ou le sorgho connaissent de tr\u00e8s fortes hausses de prix en 2022. Alors que la moyenne 2015-2020 du prix du mil au S\u00e9n\u00e9gal se situait autour des 250 Franc CFA, le prix national moyen au kilogramme en ao\u00fbt 2022 d\u00e9passait les 400 FCFA.<\/p>\n<p><strong>Une denr\u00e9e pl\u00e9biscit\u00e9e <\/strong><\/p>\n<p>Comme le montre une des enqu\u00eates du Projet d\u2019appui aux politiques agricoles (<a href=\"https:\/\/www.maer.gouv.sn\/projets-programmes\/projet-dappui-aux-politiques-agricoles-papa\/\">PAPA<\/a>), il existe une forte demande de produits transform\u00e9s \u00e0 base de mil en milieu urbain\u00a0: ces <strong>produits transform\u00e9s<\/strong> <strong>repr\u00e9sentent en moyenne 86 % des d\u00e9penses des m\u00e9nages urbains<\/strong>, 91 % \u00e0 Dakar et 82 % dans les autres villes<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><sup>[3]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La transformation semi-industrielle du mil est pratiqu\u00e9e par des PME telles que la \u00ab\u00a0Vivri\u00e8re\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0les Moulins Sentenac\u00a0\u00bb, les \u00ab\u00a0Mamelles Jaboot\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Utrapal\u00a0\u00bb. La transformation traditionnelle du mil, quant \u00e0 elle, est souvent r\u00e9alis\u00e9e par des GIE (Groupe d\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e9conomique), essentiellement compos\u00e9s de femmes. Parmi les produits transform\u00e9s on retrouve le couscous, le \u00ab\u00a0sankhal\u00a0\u00bb et le \u00ab\u00a0araw\u00a0\u00bb mais la transformation en farine reste la plus int\u00e9ressante puisqu\u2019elle permet des contrats avec des boulangeries<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\"><sup>[4]<\/sup><\/a>. Les m\u00e9nages urbains allouent 1,4% de leurs d\u00e9penses sur le mil au mil grain brut et 42% aux produits de la transformation primaire.<\/p>\n<p><strong>Une fili\u00e8re accompagn\u00e9e\u00a0 <\/strong><\/p>\n<p>Depuis le milieu des ann\u00e9es 1980, les politiques publiques ont accompagn\u00e9 le d\u00e9veloppement du mil et de la fili\u00e8re. Deux changements de politique ont notamment permis un dynamisme du secteur priv\u00e9. D\u2019une part, un changement structurel <strong>abandonnant le monopole<\/strong> <strong>des entreprises d\u2019Etat<\/strong> laissant la place aux entreprises priv\u00e9es\u00a0; d\u2019autre part, une <strong>politique de promotion<\/strong> <strong>de la consommation des produits locaux<\/strong>. Par exemple, le projet pour la promotion des c\u00e9r\u00e9ales locales au Sahel a permis d\u2019encourager le d\u00e9veloppement de technologies de transformation\u00a0; les produits \u00e0 base de mil sont ainsi apparus au fil du temps en milieu urbain.<\/p>\n<p>La crise alimentaire mondiale en 2008, a eu un impact important. En effet, les d\u00e9penses publiques agricoles ont augment\u00e9 au S\u00e9n\u00e9gal . Elles ont connu une hausse de 67 % entre 2010 et 2015 alors que l\u2019ensemble des d\u00e9penses publiques n\u2019a augment\u00e9 que de 30% sur la m\u00eame p\u00e9riode. Les subventions aux intrants (semences et engrais) et sur l\u2019achat de mat\u00e9riel agricole pour la culture de ni\u00e9b\u00e9, de ma\u00efs ou de mil ont elles aussi progress\u00e9. Sans qu\u2019il soit possible de clairement \u00e9tablir un lien de causalit\u00e9 entre ces seules politiques et la productivit\u00e9 c\u00e9r\u00e9ali\u00e8re, il faut noter une tendance haussi\u00e8re de la productivit\u00e9 des fili\u00e8res c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res.<\/p>\n<p>En outre, depuis 2010, les bailleurs de fonds internationaux, comme USAID (programme Naatal Mbday \u00ab\u00a0rendre l\u2019agroiculture florissante\u00a0\u00bb) ou l\u2019Afd ont aussi accompagn\u00e9 le d\u00e9veloppement de l\u2019agriculture s\u00e9n\u00e9galaise. L\u2019am\u00e9lioration des services financiers a permis de cr\u00e9er un environnement favorable au d\u00e9veloppement de la fili\u00e8re. Il s\u2019agit, par exemple, de la mise en \u0153uvre d\u2019un mod\u00e8le de financement int\u00e9gr\u00e9 (contractualisation entre la banque, les producteurs et les transformateurs) pour la prise en charge des besoins en intrants et la commercialisation des produits, ou du le d\u00e9veloppement de cr\u00e9dit-bail.<\/p>\n<p><strong>Les entreprises du mil<\/strong><\/p>\n<p>Compar\u00e9 aux exploitations d\u2019autres cultures comme le riz, celles<strong> produisant le mil sont de plus grande taille<\/strong>. Malgr\u00e9 tout, on estime que 60 % \u00e0 80 % des exploitations auto-consomment une part substantielle de leur production. Les \u00ab\u00a0bana-bana\u00a0\u00bb (marchands ambulants) assurent la collecte au niveau des villages ou au niveau des loumas (march\u00e9s hebdomadaires au S\u00e9n\u00e9gal). Ils travaillent le plus souvent en r\u00e9seau avec les grossistes \u00e9tablis au niveau des march\u00e9s dans les r\u00e9gions exc\u00e9dentaires, principalement au centre du pays. Ces grossistes approvisionnent d\u2019autres grossistes \u00e9tablis dans les zones d\u00e9ficitaires (Saint Louis, Dakar, Thi\u00e8s), des d\u00e9taillants et des transformateurs. Les producteurs peuvent \u00e9galement vendre directement aux grossistes, aux d\u00e9taillants ou aux transformateurs ou aux consommateurs finaux.<\/p>\n<p>Les producteurs de mil sont r\u00e9unis au sein de diff\u00e9rentes organisations, notamment au niveau des \u00ab\u00a0Cadres locaux de concertation des organisations de producteurs\u00a0\u00bb, mis en place par l\u2019Association s\u00e9n\u00e9galaise pour la promotion du d\u00e9veloppement \u00e0 la base (ASPRODEB). Cependant, <strong>aucune organisation n\u2019est v\u00e9ritablement repr\u00e9sentative des producteurs de la fili\u00e8re mil.<\/strong> La r\u00e9flexion sur la cr\u00e9ation d\u2019une interprofession, initi\u00e9e dans le cadre du projet de promotion des c\u00e9r\u00e9ales locales en 2000 n\u2019a pas abouti.<\/p>\n<p>Le secteur de la transformation est caract\u00e9ris\u00e9 par des PME semi-industrielles, des micro-entreprises individuelles et des groupements d\u2019artisans. <strong>Depuis les ann\u00e9es 2000, le nombre de micro et petites entreprises (MPE) agroalimentaires a particuli\u00e8rement augment\u00e9 <\/strong>et les MPE de la fili\u00e8re c\u00e9r\u00e9ales locales repr\u00e9sentent 1\/10 des MPE s\u00e9n\u00e9galaises<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\"><sup>[5]<\/sup><\/a><a name=\"_Toc83900235\"><\/a>.<\/p>\n<p><strong>Zoom\u00a0: du pain et du couscous \u00e0 base de mil, des produits innovants \u00e0 co\u00fbts moindres pour les PME et MPE\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>La cr\u00e9ation de l\u2019ATCL (Association des transformateurs de c\u00e9r\u00e9ales locales) a permis d\u2019op\u00e9rer des regroupements au sein de la fili\u00e8re du mil entre des unit\u00e9s semi-industrielles et PME artisanales. Cela a permis \u00e0 diff\u00e9rents sp\u00e9cialistes c\u00e9r\u00e9aliers d\u2019\u00e9changer. Divers partenariats entre acteurs nationaux ont pris forme ces derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/p>\n<p>Les producteurs de mil ont commenc\u00e9 \u00e0 collaborer avec les transformateurs et les boulangers, afin d\u2019offrir un pain \u00e0 base de mil \u00e0 un prix plus abordable. Ceci permet d\u2019enrayer la croissance des importations de bl\u00e9 au S\u00e9n\u00e9gal et de produire un pain qui minimise les charges et qui est donc plus abordable pour le consommateur.<\/p>\n<p>L\u2019Institut de technologie alimentaire a cr\u00e9\u00e9 une machine appel\u00e9e \u00ab\u00a0rouleur\u00a0\u00bb permettant de transformer le mil en couscous et un nouveau proc\u00e9d\u00e9 de fabrication n\u00e9cessitant une faible main d\u2019\u0153uvre.<\/p>\n<p><strong>Quel bilan tirer du d\u00e9veloppement de la fili\u00e8re mil\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>A l\u2019amont, la productivit\u00e9 a connu une forte am\u00e9lioration apr\u00e8s la crise alimentaire de 2007-2008 et les rendements ont \u00e9t\u00e9 presque multipli\u00e9s par deux en moyenne. Bien qu\u2019elle demeure encore faible (20 kg\/ha), la consommation d\u2019engrais a \u00e9galement augment\u00e9. Les revenus des m\u00e9nages produisant du mil et ayant acc\u00e8s aux subventions ont progress\u00e9. Les programmes combinant acc\u00e8s aux cr\u00e9dits et aux intrants (engrais, semences, irrigation), coupl\u00e9s \u00e0 un syst\u00e8me de commercialisation fond\u00e9 sur la contractualisation, ont contribu\u00e9 \u00e0 augmenter les revenus des producteurs.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019aval, les diff\u00e9rents dispositifs et programmes ont permis une croissance du nombre de PME ainsi qu\u2019un acc\u00e8s plus facile aux services financiers et au mat\u00e9riel pour la transformation et la distribution des produits \u00e0 base de c\u00e9r\u00e9ales. Malgr\u00e9 tout, l\u2019acc\u00e8s aux cr\u00e9dits et aux financements restent encore trop faible pour les PME du secteur mil.<\/p>\n<p>45 % des m\u00e9nages produisent encore sans engrais. La majorit\u00e9 d\u2019entre eux souffre de contraintes budg\u00e9taires ne leur permettant pas d\u2019acheter des engrais, m\u00eame \u00e0 des prix subventionn\u00e9s. Par ailleurs, les subventions aux engrais ne s\u2019accompagnent ni de formation, ni de R&amp;D sur des pratiques agro\u00e9cologiques compl\u00e9mentaires.<\/p>\n<p>Enfin, la contractualisation et l\u2019organisation des relations commerciales, bien qu\u2019elles aient progress\u00e9es, demeurent un vrai d\u00e9fi pour la fili\u00e8re mil au S\u00e9n\u00e9gal. Les relations contractuelles repr\u00e9sentent moins de 5 % des relations d\u2019affaires dans la fili\u00e8re en 2020.<\/p>\n<p><strong>Pour en savoir plus sur le r\u00f4le des politiques publiques en faveur des fili\u00e8res agricoles en Afrique,\u00a0<\/strong><a href=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Etude-FARM_AVRIL-Polititiques-Publiques-Filie%CC%80res-Agricoles-en-Afrique.pdf\"><strong>t\u00e9l\u00e9chargez l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de notre \u00e9tude<\/strong><\/a><strong>.<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Direction de l&rsquo;analyse, de la pr\u00e9vision et des statistiques agricoles au S\u00e9n\u00e9gal.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Getaw Tadesse et Ousmane Badiane, 2020 \u00ab\u00a0Policy responses to rapidly transforming midstream value chain segments in Africa: the case of the millet sector in Senegal \u00bb, <em>Annual trends and outlook report: Sustaining Africa&rsquo;s agrifood system transformation: The role of public policies<\/em>, International Food Policy Research Institute (IFPRI) and AKADEMIYA2063.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\"><sup>[3]<\/sup><\/a> \u201cMeilleure connaissance de la consommation du mil en milieu urbain\u00a0: une forte demande en produits transform\u00e9s, Ministre de l\u2019Agriculture et de l\u2019\u00e9quipement rural, Projet d\u2019appui aux politiques agricoles (PAPA), 2018<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Etude De Cadrage Operationnel Des Chaines De Valeurs Naatal Mbay: Rapport provisoire sur la chai\u0302ne de valeur mil, Feed The Future, Aout 2016<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Infoconseil, Paoa, 2006, <em>Etat des lieux de la fili\u00e8re c\u00e9r\u00e9ales locales au S\u00e9n\u00e9gal, Dakar, S\u00e9n\u00e9gal<\/em>, Gret,\u00a0 Enda graf, SNC Lavalin, Cintech, MAE, CDE, ACDI, MIA.<\/p>\n            <\/div>           \n        <\/div>\n        \n        \n    <\/div>\n        \n<\/section>\n\n\n<section class=\"texte-image pictogrammes texte blanc \">\n\n    \n    <div class=\"bloc-main container\">  \n\n        \n        \n    <\/div>\n        \n<\/section>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Millet is a central cereal in the daily diet of Senegalese households.<\/p>","protected":false},"author":4,"featured_media":4150,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"inline_featured_image":false,"footnotes":""},"categories":[43],"tags":[],"thematique":[28],"annee":[33],"class_list":["post-4147","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-politiques-publiques","thematique-filieres-des-producteurs-aux-marches","annee-33"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4147","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4147"}],"version-history":[{"count":16,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4147\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4164,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4147\/revisions\/4164"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4150"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4147"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4147"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4147"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=4147"},{"taxonomy":"annee","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/annee?post=4147"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}