{"id":38542,"date":"2026-07-27T14:36:26","date_gmt":"2026-07-27T12:36:26","guid":{"rendered":"https:\/\/fondation-farm.org\/?p=38542"},"modified":"2026-07-27T17:37:53","modified_gmt":"2026-07-27T15:37:53","slug":"repenser-la-protection-des-cultures-agir-collectivement-pour-le-vivant","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/repenser-la-protection-des-cultures-agir-collectivement-pour-le-vivant\/","title":{"rendered":"Rethinking crop protection: acting collectively for life"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" title=\"Conf\u00e9rence FARM 2026\" width=\"1200\" height=\"675\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/videoseries?list=PL5FOb_jF0SdV1eiH2UOnhmC-Xh71bn4B4\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center has-blue-color has-text-color has-link-color wp-elements-688d70c8f6149561627b73c2727f80cf\" style=\"text-transform:uppercase\"><strong>La 15<sup>\u00e8me<\/sup> conf\u00e9rence internationale de la Fondation FARM, tenue le 17 f\u00e9vrier 2026 \u00e0 la Cit\u00e9 internationale universitaire de Paris, a cr\u00e9\u00e9 un espace de dialogue essentiel dans un contexte agricole mondial profond\u00e9ment polaris\u00e9<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p>Le message central est clair : la protection des cultures entre dans une phase de transformation n\u00e9cessaire et profonde, ne pouvant plus reposer sur la seule utilisation de produits phytosanitaires de synth\u00e8se. Elle doit s&rsquo;inscrire dans une approche syst\u00e9mique et collective. Loin d\u2019\u00eatre une simple substitution technique, elle exige une v\u00e9ritable reconception des agro\u00e9cosyst\u00e8mes, o\u00f9 l&rsquo;innovation technologique s&rsquo;allie aux savoirs de terrain.<\/p>\n\n\n\n<p>La conf\u00e9rence souligne aussi que le risque de cette transition ne doit pas peser uniquement sur les agriculteurs mais n\u00e9cessite une responsabilit\u00e9 partag\u00e9e sur l&rsquo;ensemble des cha\u00eenes de valeurs et des fili\u00e8res ainsi que des politiques publiques et des consommateurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Les \u00e9changes de la journ\u00e9e r\u00e9v\u00e8lent trois enseignements structurants qui d\u00e9passent le simple compte rendu et \u00e9clairent les enjeux de fond :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Un syst\u00e8me en transition mais verrouill\u00e9.<\/strong> Les alternatives existent, mais les mod\u00e8les \u00e9conomiques, les normes, les int\u00e9r\u00eats et les outils institutionnels rendent la transformation difficile et co\u00fbteuse.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Des conditions de r\u00e9ussite clairement identifi\u00e9es.<\/strong> Tous convergent sur la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une responsabilit\u00e9 r\u00e9ellement partag\u00e9e, d\u2019innovations techniques et sociales, et d\u2019un accompagnement massif pour s\u00e9curiser les producteurs.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Des leviers politiques et \u00e9conomiques encore incoh\u00e9rents.<\/strong> Les ambitions publiques sont fortes, mais les instruments fiscaux, r\u00e9glementaires et commerciaux cr\u00e9ent des tensions, voire des contradictions, qui freinent la transition.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Les d\u00e9bats ont \u00e9galement mis en lumi\u00e8re des <strong>tensions<\/strong> (entre comp\u00e9titivit\u00e9 des fili\u00e8res et effets pervers des r\u00e9glementations), des <strong>contradictions<\/strong> (des politiques publiques qui encouragent et freinent \u00e0 la fois), et surtout un <strong>point aveugle majeur<\/strong> : l\u2019agro\u00e9cologie augmente l\u2019incertitude et la charge de travail, mais <strong>le risque n\u2019est pas r\u00e9mun\u00e9r\u00e9<\/strong>, ce qui rend la transition structurellement injuste.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces constats renforcent la n\u00e9cessit\u00e9 pour la Fondation FARM de poursuivre son r\u00f4le de <strong>m\u00e9diateur, producteur de preuves et acteur de coh\u00e9rence<\/strong>, afin d\u2019aider \u00e0 construire les conditions d\u2019un partage \u00e9quitable du risque et d\u2019une transformation r\u00e9ellement durable des syst\u00e8mes de protection des cultures.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Une transition devenue incontournable mais structurellement risqu\u00e9e<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1336\" height=\"300\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/banniere-synthese-conference-farm-2026-lheureux-brun-gennevard.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-38548\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/banniere-synthese-conference-farm-2026-lheureux-brun-gennevard.jpg 1336w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/banniere-synthese-conference-farm-2026-lheureux-brun-gennevard-300x67.jpg 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/banniere-synthese-conference-farm-2026-lheureux-brun-gennevard-768x172.jpg 768w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/banniere-synthese-conference-farm-2026-lheureux-brun-gennevard-18x4.jpg 18w\" sizes=\"auto, (max-width: 1336px) 100vw, 1336px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">De gauche \u00e0 droite : <strong>Pascal Lheureux<\/strong> (pr\u00e9sident de la Fondation FARM), <strong>Matthieu Brun<\/strong> (directeur scientifique) et<strong> Annie Gennevard<\/strong> (ministre de l&rsquo;Agriculture, de l&rsquo;Agro-alimentaire et de la Souverainet\u00e9 alimentaire de France)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>L&rsquo;ouverture de cette conf\u00e9rence a imm\u00e9diatement ancr\u00e9 le d\u00e9bat dans une dimension \u00e0 la fois technique et soci\u00e9tale. Pascal Lheureux, pr\u00e9sident de la Fondation FARM, a soulign\u00e9 la polarisation des positions actuelles. Selon lui, la protection des cultures est au c\u0153ur de d\u00e9bats mondiaux o\u00f9 <em>\u00ab la m\u00e9fiance \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de la science progresse \u00bb.<\/em> Il pr\u00e9cise ainsi l&rsquo;ambition de la Fondation de <em>\u00ab favoriser l&rsquo;\u00e9change et le d\u00e9bat pour faciliter et valoriser l&rsquo;intelligence collective afin de construire le monde de demain \u00bb.<\/em> Pour Pascal Lheureux, <strong>la transformation des pratiques est devenue une n\u00e9cessit\u00e9 imp\u00e9rieuse<\/strong> car les syst\u00e8mes actuels montrent leurs limites. Il a rappel\u00e9 que si les produits phytosanitaires ont permis des gains de productivit\u00e9 historiques, <em>\u00ab aujourd&rsquo;hui il faut faire mieux et plus vite. Ces syst\u00e8mes montrent leurs limites parfois en termes de sant\u00e9 humaine, animale et v\u00e9g\u00e9tale mais aussi en termes de durabilit\u00e9 \u00e9conomique pour les agriculteurs et aussi pour la soci\u00e9t\u00e9 \u00bb<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Annie Genevard, ministre de l&rsquo;Agriculture et de la Souverainet\u00e9 alimentaire, est all\u00e9 dans le sens du pr\u00e9sident de la Fondation rappelant que le d\u00e9fi est de taille. \u00a0<em>\u00ab Promouvoir des mod\u00e8les agricoles capables d&rsquo;\u00eatre \u00e0 la fois productifs, durables et r\u00e9silients \u00bb <\/em>alors que les maladies et ravageurs causent pr\u00e8s de <strong>40 % de pertes de r\u00e9coltes mondiales<\/strong>. Elle a salu\u00e9 les travaux de la Fondation FARM et du CIRAD, notamment l&rsquo;initiative PRETAG, qui documente les transitions vers des syst\u00e8mes plus sobres en pesticides.<\/p>\n\n\n\n<p>Matthieu Brun, directeur scientifique de la Fondation FARM, a apport\u00e9 un \u00e9clairage compl\u00e9mentaire en insistant sur l&rsquo;interconnexion des agricultures mondiales. Il r\u00e9fute l&rsquo;id\u00e9e que la protection durable soit un luxe des pays du Nord : <em>\u00ab Le sujet qu&rsquo;on traite aujourd&rsquo;hui ne rel\u00e8ve pas d&rsquo;un caprice de gens du nord qui viendraient expliquer aux suds comment faire \u00bb.<\/em> Il rappelle d\u2019ailleurs que les ravageurs ne connaissent pas de fronti\u00e8res et que le r\u00e9chauffement climatique acc\u00e9l\u00e8re leur expansion vers l&rsquo;Europe.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour Matthieu Brun, l&rsquo;\u00e9quation d\u00e9mographique, particuli\u00e8rement en Afrique qui devra nourrir <strong>2,5 milliards d&rsquo;habitants d&rsquo;ici 2050<\/strong>, impose d&rsquo;intensifier la production mais de le faire <em>\u00ab durablement, c&rsquo;est-\u00e0-dire sans d\u00e9forestation, en limitant le changement d&rsquo;usage des sols, sans nuire aux \u00e9cosyst\u00e8mes et en prot\u00e9geant la sant\u00e9 \u00bb<\/em>. Son intervention a scell\u00e9 le <em>leitmotiv<\/em> de la journ\u00e9e : <em>\u00ab il n&rsquo;y a pas d&rsquo;agriculture durable sans protection des cultures et il n&rsquo;y a pas de protection durable des cultures sans action collective \u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Repenser les syst\u00e8mes pour une protection int\u00e9gr\u00e9e et territoriale<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1336\" height=\"300\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/banniere-synthese-conference-farm-2026-huyghe-karam-loeillet.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-38550\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/banniere-synthese-conference-farm-2026-huyghe-karam-loeillet.jpg 1336w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/banniere-synthese-conference-farm-2026-huyghe-karam-loeillet-300x67.jpg 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/banniere-synthese-conference-farm-2026-huyghe-karam-loeillet-768x172.jpg 768w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/banniere-synthese-conference-farm-2026-huyghe-karam-loeillet-18x4.jpg 18w\" sizes=\"auto, (max-width: 1336px) 100vw, 1336px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">De gauche \u00e0 droite : <strong>Christian Huyghe<\/strong> (pr\u00e9sident du Conseil scientifique de FARM), <strong>D\u00e9cio Karam<\/strong> (chercheur \u00e0 l&rsquo;EMBRAPA au Br\u00e9sil) et <strong>Denis Loeillet<\/strong> (chercheur au CIRAD)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Christian Huyghe, pr\u00e9sident du Conseil scientifique de la Fondation FARM, met en lumi\u00e8re un point central : le syst\u00e8me actuel n\u2019est pas seulement technique, il est institutionnellement verrouill\u00e9. La transition ne se heurte pas \u00e0 un manque d\u2019alternatives, mais \u00e0 un \u00e9quilibre d\u2019int\u00e9r\u00eats qui rend tout changement co\u00fbteux. Il propose de miser sur la <strong>prophylaxie active,<\/strong> \u00ab<em>\u00a0une cl\u00e9 d&rsquo;entr\u00e9e des syst\u00e8mes de demain \u00bb.<\/em> Cela passe notamment par la diversification des successions culturales.<\/p>\n\n\n\n<p>Christian Huyghe \u00e9voque \u00e9galement les ruptures technologiques r\u00e9centes comme le microbiote v\u00e9g\u00e9tal et l&rsquo;\u00e9dition du g\u00e9nome, qui ne suffiront toutefois pas si les syst\u00e8mes ne changent pas. Il pr\u00e9cise l&rsquo;usage futur des pesticides : \u00ab&nbsp;<em>il faut les garder, il faut les utiliser en dernier recours. (&#8230;) En les utilisant ainsi, on pr\u00e9serve leur efficacit\u00e9 \u00bb <\/em>soulignant que la question n\u2019est pas l\u2019abolition mais la r\u00e9organisation de leur place dans les syst\u00e8mes agricoles.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Une contradiction centrale&nbsp;: l\u2019agro\u00e9cologie augmente l\u2019incertitude mais cette incertitude n\u2019est pas r\u00e9mun\u00e9r\u00e9e<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>D\u00e9cio Karam, chercheur \u00e0 l&rsquo;EMBRAPA au Br\u00e9sil, illustre les pr\u00e9mices de transition dans son pays. Il d\u00e9crit des syst\u00e8mes de culture en rotation et l&rsquo;usage syst\u00e9matique de plantes de couverture pour supprimer les herbicides. Autant d\u2019efforts qui reposent sur une recherche intense et une adaptation aux cycles rapides des ravageurs tropicaux. &nbsp;Le chercheur a not\u00e9 une \u00e9volution majeure, <em>\u00ab <strong>aujourd&rsquo;hui, 15 \u00e0 20 % de l&rsquo;\u00e9pandage est biologique et non chimique \u00bb<\/strong><\/em><strong>.<\/strong> Ces transformations sont li\u00e9es \u00e0 des imp\u00e9ratifs r\u00e8glementaires, la l\u00e9gislation au Br\u00e9sil imposant d\u00e9sormais de r\u00e9duire les pesticides au profit de m\u00e9thodes alternatives plus durables. Elles tiennent aussi \u00e0 la prise de conscience des agriculteurs qui, comme le dit l\u2019expert br\u00e9silien,&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>mobilisent d&rsquo;autres alternatives puisque qu\u2019ils sont \u00e9galement des consommateurs \u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;illustration concr\u00e8te de ces principes a \u00e9t\u00e9 port\u00e9e par le cas de la banane, fruit le plus consomm\u00e9 dans le monde. \u00c9ric Avom coordinateur du Programme national de d\u00e9veloppement des cultures fruiti\u00e8res au Cameroun et Sylvain D\u00e9pigny agronome au CIRAD, sp\u00e9cialiste du bananier plantain, ont pr\u00e9sent\u00e9 un outil d\u00e9velopp\u00e9 dans le pays, la mallette p\u00e9dagogique FABA (Formation agricole pour la banane plantain en Afrique) utilis\u00e9e dans le pays. Elle permet aux producteurs de bananes plantains d&rsquo;acc\u00e9der \u00e0 des connaissances sur l&rsquo;effeuillage r\u00e9gulier ou la fertilisation organique pour produire sans pesticides.<\/p>\n\n\n\n<p>Denis Loeillet, chercheur au CIRAD et sp\u00e9cialiste de la banane dessert, a compl\u00e9t\u00e9 cette analyse en \u00e9voquant les avanc\u00e9es obtenues en Colombie ou aux Antilles, o\u00f9 l&rsquo;usage de pesticides a \u00e9t\u00e9 r\u00e9duit de mani\u00e8re drastique. Cependant, il a surtout d\u00e9nonc\u00e9 une contradiction majeure qu&rsquo;il nomme la <strong><em>\u00ab tartufferie de la cha\u00eene de valeur \u00bb. <\/em><\/strong>Selon lui, l&rsquo;agro\u00e9cologie remet de l&rsquo;humain dans les champs, elle exige davantage de travail, d\u2019attention et de technicit\u00e9. Elle accro\u00eet aussi l&rsquo;incertitude de r\u00e9sultat. Or, ni cette charge suppl\u00e9mentaire, ni ce risque accru ne sont aujourd\u2019hui r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s. Pour lui, <em>\u00ab il n&rsquo;y aura pas de transition sans accompagnement, sans responsabilit\u00e9 partag\u00e9e (&#8230;) et sans vision holistique des transformations \u00e0 conduire \u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Une demande claire : organiser le partage du risque<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1336\" height=\"300\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/banniere-synthese-conference-farm-2026-sequence-2.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-38551\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/banniere-synthese-conference-farm-2026-sequence-2.jpg 1336w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/banniere-synthese-conference-farm-2026-sequence-2-300x67.jpg 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/banniere-synthese-conference-farm-2026-sequence-2-768x172.jpg 768w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/banniere-synthese-conference-farm-2026-sequence-2-18x4.jpg 18w\" sizes=\"auto, (max-width: 1336px) 100vw, 1336px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">De gauche \u00e0 droite : <strong>Bruno Faure<\/strong> (journaliste RFI), au micro ; <strong>Ahmed Abu Zahra<\/strong> (responsable partenariats chez BASF), <strong>Pierre Monteux<\/strong> (directeur de l&rsquo;UGPBAN) et <strong>Marc Debets<\/strong> (directeur d&rsquo;ApexAgri)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Cette deuxi\u00e8me s\u00e9quence, mod\u00e9r\u00e9e par Bruno Faure, journaliste \u00e9conomie \u00e0 RFI, a montr\u00e9 que les producteurs ne r\u00e9futent pas le changement, ils refusent toutefois d\u2019en \u00eatre les seuls financeurs et de porter seul le risque technique et \u00e9conomique.<\/p>\n\n\n\n<p>Cet \u00e9change intitul\u00e9&nbsp;: \u00ab&nbsp;c<em>omment<\/em> <em>accompagner pour partager le risque dans la protection des cultures&nbsp;\u00bb<\/em> s&rsquo;ouvre sur une pr\u00e9sentation du consortium ECOFFEE, exemple de collaboration entre acteurs priv\u00e9s concurrents. Cl\u00e9ment Rigal, secr\u00e9taire ex\u00e9cutif d\u2019ECOFFE, confirme que des solutions existent mais que <strong><em>\u00ab les barri\u00e8res sont principalement financi\u00e8res, logistiques \u00bb<\/em><\/strong><em>,<\/em> tandis que Roger Solano, caf\u00e9iculteur au Costa Rica et membre du consortium ECOFFEE, pr\u00f4ne une production <em>\u00ab durable dans le temps et comp\u00e9titive sur les march\u00e9s internationaux \u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Bruno Faure interroge les leviers pour que cette transition <em>\u00ab agisse sur les pratiques, sur l\u2019organisation des march\u00e9s et sur les mod\u00e8les \u00e9conomiques \u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La sant\u00e9 est le premier moteur<\/strong>. V\u00e9ronique Dansou, formatrice de formateurs dans le r\u00e9seau Formation agricole et rurale en Afrique (FAR), explique que les producteurs, souffrant des effets des pesticides, cherchent des solutions locales : <em>\u00ab Si on s\u2019adresse \u00e0 leur v\u00e9cu, ils comprennent vite \u00bb.<\/em> Pour l\u2019ONG Agronome et v\u00e9t\u00e9rinaire sans fronti\u00e8res (AVSF), Bertrand Mathieu insiste sur <em>\u00ab la diversit\u00e9 des alternatives agro\u00e9cologiques existantes \u00bb,<\/em> compl\u00e9t\u00e9 par Mamadou Lamarana Diallo qui observe que les producteurs <em>\u00ab prennent conscience de ces dangers et adoptent les modes d&rsquo;application les meilleurs \u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le second moteur est \u00e9conomique<\/strong>. La transition a un co\u00fbt brutal. Pierre Monteux, directeur de l\u2019Union des groupements de producteurs de bananes de Guadeloupe et Martinique (UGPBAN) illustre ce foss\u00e9 : le d\u00e9sherbage m\u00e9canique co\u00fbte <strong><em>\u00ab 4 500 \u20ac [par hectare] contre 900 \u20ac \u00bb<\/em><\/strong> pour le chimique questionnant de fait le r\u00f4le du progr\u00e8s technique et de la technologie et concluant que selon lui, <em>\u00ab L\u2019agriculture de demain sera technologique ou elle ne sera pas \u00bb.<\/em> Ahmed Abou Zahra, Responsable du portefeuille cultures Afrique et Moyen\u2011Orient \u00e0 BASF<strong>, <\/strong>va dans le sens de Pierre Monteux et a insist\u00e9 sur le fait que la durabilit\u00e9 passera notamment par le d\u00e9veloppement de solutions num\u00e9riques et technologiques pour optimiser les traitements.<\/p>\n\n\n\n<p>Marc Debets, directeur d\u2019ApexAgri, rappelle le r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rant <strong>des entreprises de l\u2019aval<\/strong>, et propose de recourir \u00e0 <strong>l&rsquo;agriculture contractuelle<\/strong> pour partager le risque afin qu\u2019il ne soit pas port\u00e9 que par le producteur mais aussi par l\u2019industriel.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Politiques publiques, entre carotte et b\u00e2ton<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1336\" height=\"300\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/banniere-synthese-conference-farm-2026-sequence-3.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-38552\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/banniere-synthese-conference-farm-2026-sequence-3.jpg 1336w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/banniere-synthese-conference-farm-2026-sequence-3-300x67.jpg 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/banniere-synthese-conference-farm-2026-sequence-3-768x172.jpg 768w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/banniere-synthese-conference-farm-2026-sequence-3-18x4.jpg 18w\" sizes=\"auto, (max-width: 1336px) 100vw, 1336px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">De gauche \u00e0 droite, au micro : <strong>Edouard Lehmann<\/strong> (directeur R&amp;D du COLEAD), <strong>Ludovic Temple<\/strong> (chercheur au CIRAD) et <strong>Sarah Brunel <\/strong>(cheffe d&rsquo;unit\u00e9 pour la CIPV au sein de la FAO)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>La troisi\u00e8me s\u00e9quence a interrog\u00e9 le r\u00f4le des cadres r\u00e9glementaires et des soutiens publics. Thibaut Soyez, responsable de projet \u00e0 la Fondation FARM, a pos\u00e9 la question de l&rsquo;\u00e9quilibre entre incitation et contrainte. Absa Mbodj, responsable de projet chez ENDA Pronat au S\u00e9n\u00e9gal, a pr\u00e9sent\u00e9 l&rsquo;action de la DyTAES, une plateforme multi acteurs qui milite pour une transition agro\u00e9cologique territoriale. Elle a alert\u00e9 sur les effets pervers des r\u00e9glementations internationales : si les pesticides interdits au Nord ne sont plus utilis\u00e9s par les exportateurs priv\u00e9s pour rester conformes aux march\u00e9s, <strong>ils p\u00e9n\u00e8trent malgr\u00e9 tout le march\u00e9 informel local,<\/strong> mettant en danger les exploitations familiales. Elle a not\u00e9 que <em>\u00ab lorsqu&rsquo;il y a des pesticides interdits, il y a une plus forte p\u00e9n\u00e9tration par un march\u00e9 (\u2026) illicite au niveau de nos pays \u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9douard Lehmann, Directeur du d\u00e9partement R&amp;D du COLEAD, a d\u00e9crit la <strong>complexit\u00e9 croissante des r\u00e9glementations europ\u00e9ennes<\/strong>. Il a soulign\u00e9 que la bo\u00eete \u00e0 outils technique des agriculteurs dans les pays du Sud se vide plus vite qu&rsquo;elle ne se remplit, avec 32 substances retir\u00e9es pour seulement 8 nouvelles approuv\u00e9es entre 2022 et 2024. Il a \u00e9galement point\u00e9 du doigt la multiplication des standards priv\u00e9s de la grande distribution qui rajoutent une couche de complexit\u00e9 sans forc\u00e9ment offrir de surprix aux producteurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Ludovic Temple, chercheur au CIRAD, a apport\u00e9 une analyse critique sur l&rsquo;orientation des soutiens publics \u00e0 l\u2019agriculture. Il a d\u00e9nonc\u00e9 une <em>\u00ab opacit\u00e9 structurelle \u00bb<\/em> o\u00f9 les aides aux pesticides sont souvent dilu\u00e9es sous le terme g\u00e9n\u00e9rique d&rsquo;intrants. Il a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que <strong>les prix des pesticides ont chut\u00e9 de 40 % en valeur r\u00e9elle depuis les ann\u00e9es 90<\/strong> en raison de politiques fiscales favorables (suppression de la TVA, r\u00e9duction des droits de douane). Son plaidoyer est radical : <em>\u00ab r\u00e9tablissons une fiscalit\u00e9 d\u00e9favorable au pesticide de synth\u00e8se pour cr\u00e9er une passerelle avec (\u2026) les besoins de financement de l&rsquo;agro\u00e9cologie \u00bb<\/em>. Il sugg\u00e8re d&rsquo;investir ces ressources dans des infrastructures comme l&rsquo;\u00e9pid\u00e9miosurveillance ou la r\u00e9vision des programmes d&rsquo;enseignement professionnels et de conseil.<\/p>\n\n\n\n<p>G\u00e9rard De La Paix Bayiha a quant \u00e0 lui, mis en lumi\u00e8re les <em>\u00ab co\u00fbts cach\u00e9s \u00bb<\/em> de l&rsquo;usage intensif des pesticides au Cameroun. L\u2019\u00e9tude du chercheur r\u00e9v\u00e8le que l&rsquo;exon\u00e9ration de TVA sur les pesticides co\u00fbte environ <strong>15 milliards de francs CFA par an au gouvernement<\/strong>, des fonds qui, selon lui, pourraient \u00eatre r\u00e9allou\u00e9s au d\u00e9veloppement agricole. Il souligne la difficult\u00e9 de chiffrer les impacts sanitaires mais insiste sur la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;une approche One Health pour r\u00e9int\u00e9grer la sant\u00e9 des plantes dans le d\u00e9bat public. Christian Huyghe est d\u2019ailleurs all\u00e9 dans le m\u00eame sens en rappelant que la sant\u00e9 des plantes doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme <em>un \u00ab bien commun \u00bb<\/em>, n\u00e9cessitant de <strong>penser collectivement mais aussi d&rsquo;agir individuellement.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Sarah Brunel, repr\u00e9sentant la Convention internationale pour la protection des v\u00e9g\u00e9taux (CIPV) \u00e0 la FAO, a plaid\u00e9 pour un <strong><em>\u00ab multilat\u00e9ralisme harmonieux \u00bb.<\/em><\/strong> Elle a expliqu\u00e9 que la CIPV aide les \u00c9tats \u00e0 s&rsquo;approprier leur l\u00e9gislation phytosanitaire pour que celle-ci ne soit pas subie mais devienne un levier d&rsquo;acc\u00e8s au march\u00e9 mondial. Elle a cit\u00e9 l&rsquo;exemple de la solution ePhyto, un certificat digital qui r\u00e9duit la fraude et les co\u00fbts, lib\u00e9rant ainsi des marges pour financer la transition. Elle ajoute qu\u2019il n\u2019y a pas \u00e0 favoriser l\u2019incitation plut\u00f4t que la r\u00e8glementation ou inversement, les deux sont compl\u00e9mentaires. Thibaut Soyez r\u00e9sume&nbsp;:<em> \u00ab Donc d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 la loi pour prot\u00e9ger, de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 l&rsquo;acc\u00e8s au march\u00e9 pour inciter&nbsp;\u00bb. <\/em>Sarah Brunel confirme et poursuit&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;La carotte ce serait le b\u00e9n\u00e9fice du commerce international par l&rsquo;acc\u00e8s au march\u00e9 et les dividendes qui augmenteraient par l&rsquo;action du producteur et de toute la cha\u00eene de production par un m\u00e9canisme naturel d&rsquo;acc\u00e8s au march\u00e9. \u00bb<\/em> Kaoutar Tachfine, des Domaines Agricoles du Maroc, a d\u2019ailleurs rappel\u00e9 <strong>que l\u2019entreprise productrice de fruits et l\u00e9gumes transforme le durcissement r\u00e9glementaire europ\u00e9en en une forme d\u2019opportunit\u00e9 pour innover. <\/strong>Si cela pousse la structure \u00e0 anticiper et trouver des solutions, elle a soulign\u00e9 que sans <em>\u00ab carotte \u00bb<\/em> \u00e9conomique ou budg\u00e9taire et accompagnement public, la comp\u00e9titivit\u00e9 des fili\u00e8res est menac\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Un enjeu d\u00e9mocratique : restaurer la confiance dans la science<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1336\" height=\"300\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/banniere-synthese-conference-farm-2026-fin.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-38553\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/banniere-synthese-conference-farm-2026-fin.jpg 1336w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/banniere-synthese-conference-farm-2026-fin-300x67.jpg 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/banniere-synthese-conference-farm-2026-fin-768x172.jpg 768w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/banniere-synthese-conference-farm-2026-fin-18x4.jpg 18w\" sizes=\"auto, (max-width: 1336px) 100vw, 1336px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">De gauche \u00e0 droite, au micro pupitre : <strong>G\u00e9rard De La Paix Bayiha<\/strong> (chercheur au Cameroun), <strong>Michel Eddi<\/strong>, (vice-pr\u00e9sident de FARM) et au premier plan ; la chercheuse malgache <strong>Santatra Ravelomanantsoa<\/strong>, laur\u00e9ate du Prix 2026 de la Fondation FARM<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>En conclusion de cette journ\u00e9e, Michel Eddi, vice-pr\u00e9sident de la Fondation FARM, a rappel\u00e9 que la pression sanitaire va continuer d&rsquo;augmenter avec le changement climatique et qu&rsquo;il est important de <strong>maintenir le cap de la r\u00e9duction de l\u2019usage des produits phytopharmaceutiques<\/strong>. Il a r\u00e9affirm\u00e9 la place centrale de la science : <em>\u00ab la confiance dans la science, (\u2026) est absolument indispensable. C\u2019est cette confiance qui nous conduit \u00e0 distinguer effectivement ce que sont les opinions et ce que sont les faits \u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Michel Eddi a insist\u00e9 sur le fait que les pratiques agro\u00e9cologiques ne sont pas de simples alternatives techniques mais <strong>une reconception globale visant \u00e0 utiliser les services \u00e9cosyst\u00e9miques.<\/strong> Il a appel\u00e9 \u00e0 repenser les politiques publiques pour favoriser les interactions entre politiques agricoles et alimentaires, afin de garantir un <em>\u00ab juste prix \u00bb<\/em> aux producteurs. Il a \u00e9galement soutenu l&rsquo;id\u00e9e de politiques territoriales pour g\u00e9rer la sant\u00e9 des plantes comme un bien commun.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Vice-pr\u00e9sident a conclu sur une note d&rsquo;espoir, invitant \u00e0 <strong>quitter le terrain du conflit id\u00e9ologique pour celui du pragmatisme et de l&rsquo;\u00e9coute<\/strong>. Il a r\u00e9affirm\u00e9 l&rsquo;ambition de FARM : <em>\u00ab offrir des lieux o\u00f9 les conditions de ce d\u00e9bat public n\u00e9cessaire, fait de respect et d&rsquo;\u00e9coute, soient pleinement r\u00e9unies \u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Messages cl\u00e9s \u00e0 retenir<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Au-del\u00e0 du volume, la qualit\u00e9, l&rsquo;orientation et le suivi des investissements d\u00e9terminent la transformation des syst\u00e8mes agroalimentaires africains.<\/li>\n\n\n\n<li>L&rsquo;Agenda de Kampala ouvre une fen\u00eatre pour relier engagements continentaux, budgets nationaux et financements priv\u00e9s.<\/li>\n\n\n\n<li>Sous forte contrainte, les soutiens publics doivent \u00eatre mieux cibl\u00e9s vers les biens publics et les leviers de r\u00e9silience.<\/li>\n\n\n\n<li>Donn\u00e9es fiables, projets bancables et coordination institutionnelle sont les pr\u00e9alables de la finance mixte.<\/li>\n\n\n\n<li>Les 10 % de d\u00e9penses publiques deviennent une ressource catalytique pour mobiliser 100 milliards de dollars de financements priv\u00e9s d&rsquo;ici 2035.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-64b26803 wp-block-group-is-layout-flex\">\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><a href=\"https:\/\/www.linkedin.com\/company\/fondation-farm\/\" target=\"_blank\" rel=\" noreferrer noopener\"><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"75\" height=\"75\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/logo-linkedin-siteinternet.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-33653\"\/><\/a><\/figure>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong><a href=\"https:\/\/www.linkedin.com\/company\/fondation-farm\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Suivez nous sur 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