{"id":3567,"date":"2020-02-10T16:27:00","date_gmt":"2020-02-10T15:27:00","guid":{"rendered":"https:\/\/fondation-farm.org\/?p=3567"},"modified":"2023-01-09T18:47:47","modified_gmt":"2023-01-09T17:47:47","slug":"augmentation-de-la-productivite-agricole-et-protection-de-lenvironnement-meme-combat","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/augmentation-de-la-productivite-agricole-et-protection-de-lenvironnement-meme-combat\/","title":{"rendered":"Increasing agricultural productivity and protecting the environment: the same battle?"},"content":{"rendered":"\n<section class=\"texte-image pictogrammes texte blanc \">\n\n    \n    <div class=\"bloc-main container\">  \n\n                <div class=\"contenu\">            \n            <div class=\"colonne\">\n                <p><strong>En novembre dernier, nous rapportions ici les r\u00e9sultats d\u2019une \u00e9tude d\u2019un chercheur de l\u2019universit\u00e9 d\u2019Etat du Kansas, Nelson Villoria, selon laquelle, si la productivit\u00e9 agricole mondiale n\u2019avait pas progress\u00e9 entre 1991 et 2010, il aurait fallu accro\u00eetre la surface agricole de 173 millions d\u2019hectares, soit l\u2019\u00e9quivalent d\u2019environ 10 % des for\u00eats tropicales<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>.<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-3568 size-full\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/dibakar-roy-H9sZvPmpdvw-unsplash-e1662382248235.jpg\" alt=\"\" width=\"1920\" height=\"528\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/dibakar-roy-H9sZvPmpdvw-unsplash-e1662382248235.jpg 1920w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/dibakar-roy-H9sZvPmpdvw-unsplash-e1662382248235-300x83.jpg 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/dibakar-roy-H9sZvPmpdvw-unsplash-e1662382248235-1024x282.jpg 1024w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/dibakar-roy-H9sZvPmpdvw-unsplash-e1662382248235-768x211.jpg 768w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/dibakar-roy-H9sZvPmpdvw-unsplash-e1662382248235-1536x422.jpg 1536w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/dibakar-roy-H9sZvPmpdvw-unsplash-e1662382248235-1500x413.jpg 1500w\" sizes=\"auto, (max-width: 1920px) 100vw, 1920px\" \/><\/p>\n<p>Le m\u00eame chercheur a r\u00e9cemment publi\u00e9 un nouvel article dans lequel il approfondit le lien entre efficacit\u00e9 de la production agricole et protection de l\u2019environnement<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>. Ses estimations se fondent sur un \u00e9chantillon de 70 pays couvrant 75 % de la surface agricole mondiale. Selon ses calculs, si la productivit\u00e9 de l\u2019agriculture n\u2019avait pas augment\u00e9, dans ces pays entre 2001 et 2010, la surface agricole aurait d\u00fb cro\u00eetre de 125 millions d\u2019hectares pour satisfaire la hausse de la demande alimentaire, alors qu\u2019elle a en r\u00e9alit\u00e9 diminu\u00e9 de 2 millions d\u2019hectares sur la p\u00e9riode \u00e9tudi\u00e9e. Il en aurait r\u00e9sult\u00e9 un suppl\u00e9ment d\u2019\u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre (GES) compris, selon les hypoth\u00e8ses retenues, entre 17 et 84 milliards de tonnes \u00e9quivalent CO2, soit un niveau tr\u00e8s sup\u00e9rieur au surcro\u00eet de 1 \u00e0 15 milliards de tonnes \u00e9quivalent CO2 effectivement lib\u00e9r\u00e9 dans l\u2019atmosph\u00e8re<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>. En outre, l\u2019augmentation de la surface agricole serait advenue, pour moiti\u00e9, dans quatre des r\u00e9gions du globe les plus riches en biodiversit\u00e9.<\/p>\n<p>Et Nelson Villoria d\u2019avertir : en raison du ralentissement de la croissance de la productivit\u00e9 agricole dans plus de la moiti\u00e9 des pays consid\u00e9r\u00e9s, et compte tenu de l\u2019\u00e9l\u00e9vation de la demande, la surface utilis\u00e9e pour l\u2019agriculture pourrait progresser de 67 millions d\u2019hectares sur la p\u00e9riode 2018-2023, ce qui inverserait le d\u00e9clin observ\u00e9 entre 2001 et 2010. Environ 60 % de la hausse aurait lieu dans les biomes les plus diversifi\u00e9s de la plan\u00e8te.<\/p>\n<p>La recherche d\u2019une progression continue de la productivit\u00e9 en agriculture para\u00eet donc indispensable pour att\u00e9nuer le changement climatique et la perte de biodiversit\u00e9. Encore faut-il pr\u00e9ciser certains r\u00e9sultats de cette \u00e9tude pour ne pas en donner une interpr\u00e9tation erron\u00e9e et en comprendre les implications.<\/p>\n<p><strong>Primo, la productivit\u00e9 dont il est question ici est la productivit\u00e9 totale des facteurs (PTF), d\u00e9finie comme le rapport entre le volume de la production agricole et celui de l\u2019ensemble des facteurs de production (terre, \u00e9quipements, intrants, travail) mobilis\u00e9s pour l\u2019obtenir.<\/strong> La croissance de la PTF est \u00e9gale \u00e0 la diff\u00e9rence entre la croissance de la production agricole et la croissance de la quantit\u00e9 totale de facteurs de production utilis\u00e9s : elle correspond au gain de production qui ne peut pas \u00eatre expliqu\u00e9 par l\u2019augmentation du volume de facteurs de production, mais est d\u00fb \u00e0 une plus grande efficacit\u00e9 de ces facteurs ou de leur combinaison (utilisation de vari\u00e9t\u00e9s am\u00e9lior\u00e9es, \u00e9quipements plus performants, meilleure organisation du travail, etc.). L\u2019augmentation de la PTF, qui est \u00e0 l\u2019origine de trois quarts de la hausse de la production agricole mondiale depuis les ann\u00e9es 1990, ne doit pas \u00eatre confondue avec celle des rendements, g\u00e9n\u00e9ralement li\u00e9e \u00e0 une plus grande utilisation de capital ou de travail.<\/p>\n<p>Malheureusement, l\u2019accroissement de la productivit\u00e9 totale des facteurs est difficile \u00e0 mesurer. Outre le manque fr\u00e9quent de donn\u00e9es fiables, il existe pour le quantifier plusieurs m\u00e9thodes, qui ne font pas consensus et donnent des r\u00e9sultats distincts. Il est donc int\u00e9ressant de noter que l\u2019am\u00e9lioration de la PTF est \u00e9troitement corr\u00e9l\u00e9e avec celle des rendements \u2013 ou plus pr\u00e9cis\u00e9ment avec l\u2019augmentation de la productivit\u00e9 de la terre, d\u00e9finie comme la valeur de la production agricole (v\u00e9g\u00e9tale et animale) par hectare, qui tient compte \u00e9galement de l\u2019intensit\u00e9 culturale (nombre de r\u00e9coltes par an). Selon nos estimations, sur la base des donn\u00e9es publi\u00e9es par le d\u00e9partement am\u00e9ricain de l\u2019Agriculture (USDA), sur la p\u00e9riode 1961-2016, la corr\u00e9lation entre la croissance de la PTF et celle de la valeur de la production agricole par hectare, au niveau mondial, est tr\u00e8s forte (avec un coefficient de corr\u00e9lation r = 0,98), ce qui sugg\u00e8re une relation lin\u00e9aire entre ces deux indicateurs (graphique 1).<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-3602\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/BLOG_G1_Correlation-croissance-productivite-et-augmentation-de-la-valeur-de-la-production.jpg\" alt=\"\" width=\"932\" height=\"690\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/BLOG_G1_Correlation-croissance-productivite-et-augmentation-de-la-valeur-de-la-production.jpg 932w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/BLOG_G1_Correlation-croissance-productivite-et-augmentation-de-la-valeur-de-la-production-300x222.jpg 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/BLOG_G1_Correlation-croissance-productivite-et-augmentation-de-la-valeur-de-la-production-768x569.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 932px) 100vw, 932px\" \/><\/p>\n<p>Cette corr\u00e9lation lin\u00e9aire est tr\u00e8s robuste dans toutes les r\u00e9gions analys\u00e9es par l\u2019USDA (r compris entre 0,90 et 0,99), \u00e0 l\u2019exception de l\u2019ex-URSS o\u00f9, pour des raisons qui restent \u00e0 \u00e9claircir, elle est faible (r = 0,17). Cela signifie que, dans toutes les r\u00e9gions, sauf en ex-URSS, lorsque la productivit\u00e9 agricole par hectare progresse, il est extr\u00eamement probable que la PTF progresse aussi (sans oublier toutefois qu\u2019un coefficient de corr\u00e9lation entre deux variables, si \u00e9lev\u00e9 soit-il, n\u2019indique pas forc\u00e9ment un lien de causalit\u00e9 entre elles). D\u2019un point de vue pratique, ce constat donne tout son sens \u00e0 la recherche d\u2019un accroissement des rendements. Mais il faut pr\u00e9ciser \u00e9galement que le rythme d\u2019augmentation de la PTF diff\u00e8re sensiblement de celui de la hausse de la production par hectare. Globalement, depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 1960, la productivit\u00e9 totale des facteurs a progress\u00e9 environ deux fois moins vite que la productivit\u00e9 de la terre (graphique 2).<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-3603\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/BLOG_G2_Croissance-productivite-des-facteurs-et-valeur-de-la-production.jpg\" alt=\"\" width=\"891\" height=\"658\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/BLOG_G2_Croissance-productivite-des-facteurs-et-valeur-de-la-production.jpg 891w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/BLOG_G2_Croissance-productivite-des-facteurs-et-valeur-de-la-production-300x222.jpg 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/BLOG_G2_Croissance-productivite-des-facteurs-et-valeur-de-la-production-768x567.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 891px) 100vw, 891px\" \/><\/p>\n<p><strong>Secundo, le lien entre l\u2019accroissement de la PTF et l\u2019\u00e9volution de la surface agricole est complexe.<\/strong> Deux effets se conjuguent. D\u2019une part, dans un pays donn\u00e9, la baisse des prix induite par l\u2019augmentation de la production agricole due \u00e0 la croissance de la PTF dans ce pays peut \u00eatre plus que compens\u00e9e par l\u2019\u00e9l\u00e9vation de la demande, si celle-ci est suffisamment \u00e9lastique (autrement dit, si elle progresse sensiblement lorsque les prix baissent). C\u2019est le cas notamment pour les pays qui exportent une part significative de leur production et tirent ainsi parti de la hausse de la demande \u00e9trang\u00e8re : ils tendent alors \u00e0 accro\u00eetre leur surface agricole. D\u2019autre part, cet \u00ab effet rebond \u00bb est plus ou moins att\u00e9nu\u00e9 par l\u2019impact de la baisse des prix caus\u00e9e par l\u2019am\u00e9lioration de la PTF dans les autres pays ; celle-ci favorise au contraire une r\u00e9duction de la surface agricole dans le pays consid\u00e9r\u00e9. Globalement, compte tenu de ces deux effets, sur la p\u00e9riode 2001-2010, la superficie utilis\u00e9e pour l\u2019agriculture a diminu\u00e9 aux Etats-Unis et en Europe, mais s\u2019est accrue en Am\u00e9rique latine, en Asie du Sud-est et en Afrique subsaharienne.<\/p>\n<p><strong>Enfin, le choix de l\u2019augmentation de la productivit\u00e9 totale des facteurs, plut\u00f4t que de la progression des rendements, comme indicateur central de l\u2019efficacit\u00e9 du syst\u00e8me agricole, jette un nouvel \u00e9clairage sur le d\u00e9bat entre agriculture et environnement.<\/strong> Traditionnellement, ce d\u00e9bat oppose les partisans de l\u2019intensification de la production agricole, c\u2019est-\u00e0-dire d\u2019un accroissement de la productivit\u00e9 de la terre, aux tenants de l\u2019extensification agricole. Pour les premiers, la hausse des rendements permet de r\u00e9duire les surfaces cultiv\u00e9es ou d\u2019en limiter l\u2019expansion (land sparing), ce qui favorise la conservation des \u00e9cosyst\u00e8mes les plus riches en biodiversit\u00e9 ainsi que la r\u00e9duction des \u00e9missions de GES dues au d\u00e9frichement des prairies et des for\u00eats. Pour les autres, une d\u00e9c\u00e9l\u00e9ration de la croissance voire une diminution des rendements sur l\u2019ensemble de la surface cultivable (land sharing), gr\u00e2ce \u00e0 un moindre recours aux engrais et aux produits phytosanitaires, maintient une plus grande biodiversit\u00e9 dans les agro-syst\u00e8mes cultiv\u00e9s et entra\u00eene une baisse des \u00e9missions de GES li\u00e9es \u00e0 la fabrication et l\u2019utilisation des intrants de synth\u00e8se.<\/p>\n<p>Si on se fonde sur l\u2019am\u00e9lioration de la PTF, le d\u00e9bat ne porte plus sur le choix entre land sparing et land sharing, mais sur les diff\u00e9rentes voies qui peuvent \u00eatre explor\u00e9es pour concilier au mieux production agricole et environnement \u2013 m\u00eame si, comme on l\u2019a vu plus haut, l\u2019augmentation de la productivit\u00e9 totale des facteurs et celle de la productivit\u00e9 de la terre sont fortement corr\u00e9l\u00e9es. Dans un article r\u00e9cent<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>, des chercheurs canadiens et \u00e9tasuniens proposent de distinguer entre deux approches, l\u2019une \u00ab bas\u00e9e sur la technologie \u00bb, l\u2019autre \u00ab bas\u00e9e sur les \u00e9cosyst\u00e8mes \u00bb. La premi\u00e8re approche repose sur quatre piliers : s\u00e9lection g\u00e9n\u00e9tique, \u00e9quipements et donn\u00e9es, agriculture de pr\u00e9cision. La seconde, que nous pourrions qualifier d\u2019agro-\u00e9cologique, privil\u00e9gie gestion de la pollinisation, contr\u00f4le biologique des ravageurs, int\u00e9gration des cultures et de l\u2019\u00e9levage, ainsi que rotations culturales et conservation du sol. Chacune de ces trajectoires influence de mani\u00e8re sp\u00e9cifique la PTF ; chacune a des implications diff\u00e9rentes sur la durabilit\u00e9 environnementale et la r\u00e9silience des syst\u00e8mes de production agricoles, et induit des co\u00fbts distincts pour la soci\u00e9t\u00e9. On peut bien s\u00fbr se demander si elles sont compl\u00e8tement exclusives l\u2019une de l\u2019autre ou si, compte tenu de la diversit\u00e9 des situations locales, une voie hybride, empruntant \u00e0 l\u2019un et l\u2019autre mod\u00e8le, est envisageable.<\/p>\n<p>Les auteurs de l\u2019article prennent soin de souligner que si la croissance de la productivit\u00e9 totale des facteurs est salutaire, parce qu\u2019elle traduit le fait que les ressources sont exploit\u00e9es avec un souci d\u2019efficacit\u00e9, elle n\u2019est pas, \u00e0 elle seule, une condition suffisante pour juger de l\u2019acceptabilit\u00e9 sociale ou environnementale des pratiques agricoles. Les impacts diff\u00e9renci\u00e9s de ces pratiques selon la taille \u00e9conomique des exploitations, les consid\u00e9rations \u00e9thiques li\u00e9es aux modes de production\u2026 entrent aussi en jeu. En d\u2019autres termes, que l\u2019on prenne pour indicateur la croissance des rendements ou celle de la PTF, les choix de politiques publiques, en mati\u00e8re notamment de recherche et d\u00e9veloppement agricoles, restent d\u00e9terminants<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Jean-Christophe Debar, \u00ab Rendements en hausse, d\u00e9forestation en baisse ? \u00bb, 19 mars 2019, <a href=\"https:\/\/fondation-farm.org\/rendements-en-hausse-deforestation-en-baisse\/\">https:\/\/fondation-farm.org\/rendements-en-hausse-deforestation-en-baisse\/<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Nelson Villoria, 2019. \u00ab Consequences of agricultural total factor productivity growth for the sustainability of global farming: accounting for direct and indirect land use effects\u201d, Environmental Research Letters, Volume 4, Number 12.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> L\u2019estimation basse de la fourchette d\u2019\u00e9missions de GES correspond \u00e0 l\u2019hypoth\u00e8se selon laquelle l\u2019expansion des terres cultiv\u00e9es se serait produite au d\u00e9triment des prairies. L\u2019estimation haute correspond \u00e0 l\u2019hypoth\u00e8se selon laquelle cette expansion r\u00e9sulterait de la d\u00e9forestation.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Olivier T. Coomes, Bradford L. Barham, Graham K. MacDonald, Navin Ramankutty et Jean-Paul Chavas, 2019. \u00ab Leveraging total factor productivity growth for sustainable and resilient farming \u00bb, Nat. Sustain. 2 22.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Christian Huygue, \u00ab Production agricole et pr\u00e9servation de l\u2019environnement : est-ce possible ? \u00bb, Science et pseudo-sciences no 331, janvier-mars 2020.<\/p>\n            <\/div>           \n        <\/div>\n        \n        \n    <\/div>\n        \n<\/section>\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En novembre dernier, nous rapportions ici les r\u00e9sultats d\u2019une \u00e9tude d\u2019un chercheur de l\u2019universit\u00e9 d\u2019Etat du Kansas, Nelson Villoria, selon laquelle, si la productivit\u00e9 agricole mondiale n\u2019avait pas progress\u00e9 entre 1991 et 2010, il aurait fallu accro\u00eetre la surface agricole de 173 millions d\u2019hectares, soit l\u2019\u00e9quivalent d\u2019environ 10 % des for\u00eats tropicale;<\/p>","protected":false},"author":4,"featured_media":3568,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"inline_featured_image":false,"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"thematique":[27],"annee":[31],"class_list":["post-3567","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-divers","thematique-securite-alimentaire-et-nutritionnelle","annee-31"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3567","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3567"}],"version-history":[{"count":9,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3567\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5610,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3567\/revisions\/5610"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3568"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3567"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3567"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3567"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=3567"},{"taxonomy":"annee","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/annee?post=3567"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}