{"id":3541,"date":"2020-03-09T15:58:00","date_gmt":"2020-03-09T14:58:00","guid":{"rendered":"https:\/\/fondation-farm.org\/?p=3541"},"modified":"2023-01-10T15:05:35","modified_gmt":"2023-01-10T14:05:35","slug":"cote-divoire-la-filiere-palmier-a-huile-condense-des-enjeux-du-developpement-durable","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/cote-divoire-la-filiere-palmier-a-huile-condense-des-enjeux-du-developpement-durable\/","title":{"rendered":"Ivory Coast: the oil palm sector, a summary of sustainable development issues"},"content":{"rendered":"\n<section class=\"texte-image pictogrammes texte blanc \">\n\n    \n    <div class=\"bloc-main container\">  \n\n                <div class=\"contenu\">            \n            <div class=\"colonne\">\n                <p><strong>En Europe, les d\u00e9bats relatifs \u00e0 la pr\u00e9servation de l\u2019environnement se traduisent souvent par de vives critiques contre l\u2019huile de palme, vue, entre autres aspects, comme principal vecteur de la d\u00e9forestation des zones tropicales : \u00e0 telle enseigne que la mention \u00ab sans huile de palme \u00bb est devenue pour le consommateur un gage de confiance, voire un \u00ab geste citoyen \u00bb lors d\u2019un acte d\u2019achat. Au niveau des pouvoirs publics, en particulier en France, la volont\u00e9 affich\u00e9e de lutter contre la d\u00e9forestation import\u00e9e cible notamment les exportations d\u2019huile de palme.<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-3648\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/nazarizal-mohammad-RmwNno4cpZ0-unsplash-e1662386975457.jpg\" alt=\"\" width=\"730\" height=\"779\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/nazarizal-mohammad-RmwNno4cpZ0-unsplash-e1662386975457.jpg 1170w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/nazarizal-mohammad-RmwNno4cpZ0-unsplash-e1662386975457-281x300.jpg 281w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/nazarizal-mohammad-RmwNno4cpZ0-unsplash-e1662386975457-960x1024.jpg 960w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/nazarizal-mohammad-RmwNno4cpZ0-unsplash-e1662386975457-768x819.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 730px) 100vw, 730px\" \/><\/p>\n<p>Mais ces critiques s\u2019appliquent aux pays d\u2019Asie du Sud-est, qui exportent effectivement vers l\u2019Europe de grandes quantit\u00e9s de ce produit, dont pr\u00e8s des deux tiers servent \u00e0 des usages \u00e9nerg\u00e9tiques<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>. Elles ne co\u00efncident pas avec la r\u00e9alit\u00e9 africaine. Au sud du Sahara, une douzaine de pays r\u00e9alisent 4 % de la production mondiale d\u2019huile de palme (contre 84 % pour l\u2019Indon\u00e9sie et la Malaisie), essentiellement pour subvenir \u00e0 leurs propres besoins alimentaires. La disparition des for\u00eats y est aussi un probl\u00e8me majeur, mais elle ne doit pas \u00eatre appr\u00e9hend\u00e9e sous l\u2019angle de la d\u00e9forestation import\u00e9e. Une autre analyse s\u2019impose, que nous d\u00e9veloppons dans une note r\u00e9cemment publi\u00e9e par la fondation FARM<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-3649 aligncenter\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/palme.jpg\" alt=\"\" width=\"302\" height=\"432\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/palme.jpg 302w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/palme-210x300.jpg 210w\" sizes=\"auto, (max-width: 302px) 100vw, 302px\" \/><\/p>\n<p>Le cas de la C\u00f4te d\u2019Ivoire, deuxi\u00e8me pays producteur africain d\u2019huile de palme derri\u00e8re le Nigeria, est particuli\u00e8rement \u00e9clairant.<\/p>\n<p>La fili\u00e8re palme ivoirienne est cruciale pour l\u2019\u00e9conomie du pays et en particulier pour ses zones rurales. Rappelons-en l\u2019importance en quelques chiffres : sa cha\u00eene de valeur fait vivre, directement et indirectement, quelque deux millions de personnes. A commencer par les 41 000 planteurs villageois qui exploitent les deux tiers des 250 000 hectares plant\u00e9s en palmiers, en compl\u00e9mentarit\u00e9 avec les plantations agro-industrielles. Mais aussi les milliers de personnes employ\u00e9es dans les dizaines de coop\u00e9ratives et d\u2019usines de transformation qui produisent chaque ann\u00e9e environ 500 000 tonnes d\u2019huiles brutes, dont pr\u00e8s de la moiti\u00e9 est export\u00e9e vers les pays de la sous-r\u00e9gion. Sans oublier les autres actifs, travaillant dans les industries et les services situ\u00e9s en amont et en aval de la production, qu\u2019il s\u2019agisse de transport, de commerce ou d\u2019autres m\u00e9tiers. La fili\u00e8re a \u00e9galement un impact social majeur \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des territoires, car certains agro-industriels financent des services de base pour les planteurs et leur famille, comme des \u00e9coles ou des maisons de sant\u00e9, palliant ainsi les carences de l\u2019Etat.<\/p>\n<p>La fili\u00e8re palme ivoirienne est bien structur\u00e9e, gr\u00e2ce \u00e0 une interprofession reconnue par l\u2019Etat qui rassemble la majorit\u00e9 des acteurs, planteurs villageois comme industriels de premi\u00e8re et seconde transformation. Notons au passage qu\u2019un tel dispositif institutionnel est rare en Afrique de l\u2019Ouest, surtout pour une production qui est une denr\u00e9e de base des m\u00e9nages et qui n\u2019est quasiment pas export\u00e9e hors de la sous-r\u00e9gion. L\u2019interprofession est charg\u00e9e de la gestion op\u00e9rationnelle de la fili\u00e8re, y compris la fixation mensuelle des prix des r\u00e9gimes et de l&rsquo;huile de palme, compl\u00e9t\u00e9e \u2013 l\u00e0 encore, cela m\u00e9rite d\u2019\u00eatre signal\u00e9 \u2013 par un m\u00e9canisme de lissage des prix entre producteurs et transformateurs, activ\u00e9 en cas de crise. Dans le cadre d\u00e9fini par l\u2019interprofession, ce sont les acteurs de la fili\u00e8re qui financent les \u00e9l\u00e9ments essentiels \u00e0 son fonctionnement et \u00e0 son d\u00e9veloppement, depuis l\u2019am\u00e9nagement des pistes jusqu\u2019\u00e0 la mise en \u0153uvre d\u2019une d\u00e9marche de certification environnementale, ax\u00e9e sur la lutte contre la d\u00e9forestation.<\/p>\n<p>En d\u00e9pit de nombreux engagements, la d\u00e9forestation perdure en C\u00f4te d\u2019Ivoire o\u00f9 le sujet est devenu politiquement tr\u00e8s sensible. Depuis 1986, en effet, plus de la moiti\u00e9 de la couverture bois\u00e9e du pays a disparu. L\u2019expansion des surfaces de palmiers \u00e0 huile en est en partie responsable, loin derri\u00e8re, il est vrai, le cacao ou l\u2019h\u00e9v\u00e9a, destin\u00e9s \u00e0 l\u2019exportation. Ce sont principalement les planteurs villageois, exploitant chacun quelques hectares, qui sont \u00e0 l\u2019origine de cette dynamique contre laquelle, depuis plusieurs ann\u00e9es, sont engag\u00e9s tant les professionnels que le gouvernement.<\/p>\n<p>Pour la fili\u00e8re palmier \u00e0 huile, l\u2019enjeu des prochaines d\u00e9cennies se r\u00e9sume \u00e0 l\u2019\u00e9quation suivante : produire plus pour alimenter une demande en forte hausse<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>, tant en C\u00f4te d\u2019Ivoire que dans les pays voisins, sans amplifier la d\u00e9forestation \u2013 voire m\u00eame en contribuant \u00e0 la reforestation -, tout en restant comp\u00e9titif par rapport aux huiles import\u00e9es d\u2019Asie.<\/p>\n<p>Ce qui en d\u00e9coule, c\u2019est d\u2019abord la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019augmenter massivement les rendements des petits producteurs, qui restent trois \u00e0 cinq fois inf\u00e9rieurs \u00e0 ceux des agro-industriels. L\u2019augmentation de la demande repr\u00e9sente une formidable opportunit\u00e9 pour ces acteurs, \u00e0 condition qu\u2019ils aient acc\u00e8s aux meilleur mat\u00e9riel v\u00e9g\u00e9tal, aux engrais, qu\u2019ils ma\u00eetrisent les itin\u00e9raires techniques et qu\u2019ils soient sensibilis\u00e9s et form\u00e9s \u00e0 la pr\u00e9servation de la for\u00eat.<\/p>\n<p>Plus largement, l\u2019enjeu est la capacit\u00e9 de la fili\u00e8re \u00e0 relever de mani\u00e8re collective l\u2019ensemble des d\u00e9fis qui lui sont pos\u00e9s. Cela suppose une mobilisation accrue de l\u2019ensemble des acteurs, dans un cadre interprofessionnel suffisamment rassembleur pour enrayer les dynamiques informelles. Une partie non n\u00e9gligeable de la r\u00e9colte de r\u00e9gimes est en effet vendue en dehors des canaux formels et \u00e9chappe ainsi \u00e0 l\u2019imp\u00f4t et aux pr\u00e9l\u00e8vements n\u00e9cessaires au fonctionnement de la fili\u00e8re, ce qui entra\u00eene des distorsions de concurrence et renforce les difficult\u00e9s en p\u00e9riode de crise. Un meilleur respect des r\u00e8gles communes et des devoirs que cela implique, notamment en mati\u00e8re de financement et de loyaut\u00e9 concurrentielle, constitue le premier d\u00e9fi que doit relever la fili\u00e8re, avec bien s\u00fbr l\u2019appui des pouvoirs publics, garants in fine de l\u2019application des disciplines interprofessionnelles.<\/p>\n<p>Am\u00e9liorer la coordination entre les acteurs passe \u00e9galement par une contractualisation plus \u00e9troite entre producteurs et transformateurs, pour r\u00e9duire le poids de l\u2019informel et am\u00e9liorer le partage de la valeur au profit des planteurs villageois. Mais la contractualisation ne pourra v\u00e9ritablement r\u00e9ussir que si est mise en place, au pr\u00e9alable, une tra\u00e7abilit\u00e9 compl\u00e8te des r\u00e9gimes de palme, permettant d\u2019identifier l\u2019origine des livraisons. La fili\u00e8re est engag\u00e9e en ce sens : elle s\u2019est lanc\u00e9e dans une g\u00e9o-localisation des parcelles, qui rendra possible, \u00e0 moyen terme, une certification environnementale conforme aux standards internationaux. Depuis plusieurs ann\u00e9es, l\u2019interprofession conduit la fili\u00e8re dans la voie de l\u2019adoption des standards RSPO<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a> et de leur mise en \u0153uvre effective, ce qui exige de gros efforts d\u2019adaptation de ces normes tant au contexte africain qu\u2019\u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 ivoirienne.<\/p>\n<p>Les coop\u00e9ratives, mises \u00e0 mal par l\u2019\u00e9mergence d\u2019interm\u00e9diaires qui captent une part croissante de la production, pourraient trouver dans l\u2019application des standards environnementaux aux petits producteurs une nouvelle l\u00e9gitimit\u00e9, source de valeur ajout\u00e9e. Mais l\u2019enjeu est plus global : c\u2019est celui d\u2019une transformation structurelle de la fili\u00e8re, en vue d\u2019une am\u00e9lioration profonde de sa durabilit\u00e9 \u00e9conomique, sociale et environnementale. Cette transformation demande du temps ainsi que des moyens qui restent, malheureusement, hors de port\u00e9e de l\u2019interprofession. Ce dernier objectif : le passage \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de la mutation entam\u00e9e par les acteurs, suppose un soutien fort de la part de l\u2019Etat ivoirien comme des bailleurs internationaux.<\/p>\n<p>Il ne faut donc pas se tromper de d\u00e9bat : l\u2019enjeu de l\u2019huile de palme africaine n\u2019est pas celui des huiles asiatiques export\u00e9es vers l\u2019Europe. C\u2019est celui de la capacit\u00e9 des Africains \u00e0 assurer leur s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et \u00e0 cr\u00e9er de l\u2019emploi, tout en respectant la for\u00eat tropicale, si essentielle pour prot\u00e9ger la biodiversit\u00e9 et limiter le d\u00e9r\u00e8glement climatique. Accompagner cette fili\u00e8re vers une plus grande durabilit\u00e9, au sens large du terme, c\u2019est aussi contribuer \u00e0 pr\u00e9server ces biens publics mondiaux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> En 2018, 53 % des importations d\u2019huile de palme de l\u2019Union europ\u00e9enne ont servi \u00e0 produire du biodiesel ; 12 % ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s pour g\u00e9n\u00e9rer de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 et de la chaleur. Source : Oilworld.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> \u00ab La fili\u00e8re palmier \u00e0 huile en C\u00f4te d\u2019Ivoire, un condens\u00e9 des enjeux du d\u00e9veloppement durable \u00bb, FARM, Note 13, f\u00e9vrier 2020, <a href=\"https:\/\/fondation-farm.org\/la-filiere-palmier-a-huile-en-cote-divoire-un-condense-des-enjeux-du-developpement-durable\/\">https:\/\/fondation-farm.org\/la-filiere-palmier-a-huile-en-cote-divoire-un-condense-des-enjeux-du-developpement-durable\/<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> L\u2019Afrique subsaharienne importe aujourd\u2019hui environ 60 % de sa consommation d\u2019huile de palme, principalement d\u2019Asie du Sud-est. Selon nos projections, sa consommation pourrait doubler d\u2019ici \u00e0 2030, en raison de l\u2019expansion d\u00e9mographique et de l\u2019augmentation de la consommation d\u2019huile par personne, li\u00e9e \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration des revenus.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Roundtable on sustainable palm oil, Table ronde sur l\u2019huile de palme durable.<\/p>\n            <\/div>           \n        <\/div>\n        \n        \n    <\/div>\n        \n<\/section>\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En Europe, les d\u00e9bats relatifs \u00e0 la pr\u00e9servation de l\u2019environnement se traduisent souvent par de vives critiques contre l\u2019huile de palme, vue, entre autres aspects, comme principal vecteur de la d\u00e9forestation des zones tropicales : \u00e0 telle enseigne que la mention \u00ab sans huile de palme \u00bb est devenue pour le consommateur un gage de confiance, voire un \u00ab geste citoyen \u00bb lors d\u2019un acte d\u2019achat. <\/p>","protected":false},"author":4,"featured_media":3544,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"inline_featured_image":false,"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"thematique":[28],"annee":[31],"class_list":["post-3541","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-divers","thematique-filieres-des-producteurs-aux-marches","annee-31"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3541","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3541"}],"version-history":[{"count":54,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3541\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5735,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3541\/revisions\/5735"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3544"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3541"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3541"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3541"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=3541"},{"taxonomy":"annee","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/annee?post=3541"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}