{"id":3283,"date":"2020-05-14T16:59:00","date_gmt":"2020-05-14T14:59:00","guid":{"rendered":"https:\/\/fondation-farm.org\/?p=3283"},"modified":"2023-01-09T19:14:04","modified_gmt":"2023-01-09T18:14:04","slug":"lafrique-et-le-covid-19-grandeur-et-misere-des-declarations","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/lafrique-et-le-covid-19-grandeur-et-misere-des-declarations\/","title":{"rendered":"Africa and Covid-19: The Grandeur and Misery of the \u201cDeclarations\u201d"},"content":{"rendered":"\n<section class=\"texte-image pictogrammes texte blanc \">\n\n    \n    <div class=\"bloc-main container\">  \n\n                <div class=\"contenu\">            \n            <div class=\"colonne\">\n                <p><strong>Se soigner et se nourrir : la pand\u00e9mie de Covid-19 a remis au premier plan ces deux fonctions vitales et renforc\u00e9 nos attentes quant au r\u00f4le protecteur de l\u2019Etat. Interpell\u00e9, celui-ci r\u00e9agit : par des mots, autant que par des actes, il cherche \u00e0 convaincre la population de sa capacit\u00e9 \u00e0 g\u00e9rer l\u2019urgence, mobiliser les \u00e9nergies, dessiner une sortie de crise. Ce sc\u00e9nario est universel, mais il a une tonalit\u00e9 particuli\u00e8re en Afrique, o\u00f9 les gouvernements, avec l\u2019appui des organisations internationales, multiplient depuis des d\u00e9cennies d\u00e9clarations et engagements de grande envergure, cens\u00e9s faire advenir un futur meilleur.<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-3291 size-full\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/sergey-pesterev-wdMWMHXUpsc-unsplash-e1660834743735.jpg\" alt=\"\" width=\"1920\" height=\"873\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/sergey-pesterev-wdMWMHXUpsc-unsplash-e1660834743735.jpg 1920w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/sergey-pesterev-wdMWMHXUpsc-unsplash-e1660834743735-300x136.jpg 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/sergey-pesterev-wdMWMHXUpsc-unsplash-e1660834743735-1024x466.jpg 1024w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/sergey-pesterev-wdMWMHXUpsc-unsplash-e1660834743735-768x349.jpg 768w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/sergey-pesterev-wdMWMHXUpsc-unsplash-e1660834743735-1536x698.jpg 1536w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/sergey-pesterev-wdMWMHXUpsc-unsplash-e1660834743735-1500x682.jpg 1500w\" sizes=\"auto, (max-width: 1920px) 100vw, 1920px\" \/><\/p>\n<p><strong>Malabo sur l\u2019agriculture<\/strong><\/p>\n<p>Dans la \u00ab D\u00e9claration de Malabo sur la croissance et la transformation acc\u00e9l\u00e9r\u00e9es de l\u2019agriculture en Afrique pour une prosp\u00e9rit\u00e9 partag\u00e9e et de meilleures conditions de vie \u00bb, adopt\u00e9e en juin 2014 en Guin\u00e9e \u00e9quatoriale, les chefs d\u2019Etat et de gouvernement de l\u2019Union africaine ont pris sept engagements sp\u00e9cifiques, \u00e0 l\u2019horizon 2025, dans le but de r\u00e9duire la pauvret\u00e9 et la faim<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>. Or, c\u2019est peu dire que les progr\u00e8s sont lents. Selon le dernier rapport d\u2019\u00e9valuation, rendu public en f\u00e9vrier, seuls 4 pays \u2013 le Ghana, le Mali, le Maroc et le Rwanda -, sur les 49 ayant r\u00e9pondu \u00e0 l\u2019enqu\u00eate, ont obtenu la note requise pour \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme \u00ab en bonne voie \u00bb d\u2019atteindre ces objectifs. Tel est le r\u00e9sultat qui ressort d\u2019une batterie d\u2019indicateurs sur la croissance de la production agricole, les investissements dans l\u2019agriculture, la part des \u00e9changes r\u00e9gionaux et bien d\u2019autres crit\u00e8res<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>.<\/p>\n<p>L\u2019engagement le plus embl\u00e9matique \u2013 consacrer \u00e0 l\u2019agriculture au moins 10 % du budget de l\u2019Etat \u2013 n\u2019est respect\u00e9 que par 4 pays : Burkina Faso, Burundi, Mali et Rwanda. La part des d\u00e9penses publiques d\u00e9di\u00e9e \u00e0 ce secteur, sur le continent, est en moyenne de 3 %, alors qu\u2019il emploie plus de la moiti\u00e9 de la population active.<\/p>\n<p><strong>Abuja sur la sant\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Il est curieux que dans le d\u00e9sastre sanitaire actuel, la D\u00e9claration d\u2019Abuja soit peu cit\u00e9e. Peut-\u00eatre parce que, l\u00e0 encore, la promesse est loin d\u2019\u00eatre tenue.<\/p>\n<p>En avril 1981, lors d\u2019un sommet organis\u00e9 dans la capitale f\u00e9d\u00e9rale du Nigeria, les gouvernements africains se sont engag\u00e9s \u00e0 allouer au moins 15 % de leurs budgets annuels pour \u00ab l\u2019am\u00e9lioration du secteur de la sant\u00e9 \u00bb, afin de lutter contre \u00ab le VIH\/sida, la tuberculose et autres maladies infectieuses connexes \u00bb. Un tiers de si\u00e8cle plus tard, en 2015, seuls Madagascar et le Soudan, sur les 52 pays ayant fourni des statistiques, atteignent ce seuil de 15 %. Quant aux recommandations d\u2019une commission de haut niveau de l\u2019OMS, fixant pour les d\u00e9penses publiques de sant\u00e9 un montant minimum de 86,3 dollars par habitant et de 5 % du produit int\u00e9rieur brut (PIB), elles n\u2019ont \u00e9t\u00e9 suivies d\u2019effet que dans 11 pays, pour le premier indicateur, et 2 pays pour le second<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>.<\/p>\n<p>Il serait bien s\u00fbr r\u00e9ducteur de se cantonner aux indicateurs d\u00e9finis par les D\u00e9clarations de Malabo et d\u2019Abuja pour \u00e9valuer l\u2019efficacit\u00e9 des politiques suivies en mati\u00e8re d\u2019agriculture et de sant\u00e9 : en gommant tout aspect qualitatif, ils masquent les ind\u00e9niables progr\u00e8s accomplis dans ces domaines. De m\u00eame faudrait-il s\u2019interroger, au-del\u00e0 des donn\u00e9es moyennes, sur les r\u00e9sultats obtenus selon l\u2019\u00e2ge, le sexe, l\u2019activit\u00e9 professionnelle ou le niveau de revenu des diff\u00e9rentes cat\u00e9gories de la population. Nous nous bornons ici \u00e0 constater l\u2019\u00e9chec des strat\u00e9gies mises en \u0153uvre par rapport aux indicateurs fix\u00e9s par les strat\u00e8ges eux-m\u00eames.<\/p>\n<p>Pourquoi cet \u00e9chec ? Les r\u00e9ponses sont multiples mais un facteur \u00e9merge : le poids de la dette. L\u2019explication est partielle, car l\u2019endettement public des pays d\u2019Afrique subsaharienne africains a fortement diminu\u00e9 pendant les ann\u00e9es 2000. Mais il est ensuite reparti \u00e0 la hausse, passant de 33 % sur la p\u00e9riode 2010-16 \u00e0 56 % pr\u00e9vus en 2020. En cons\u00e9quence, le montant des int\u00e9r\u00eats vers\u00e9s, rapport\u00e9 aux recettes fiscales, a pratiquement doubl\u00e9 depuis 2010 (graphique). Ainsi les pays africains d\u00e9pensent-ils beaucoup plus pour rembourser leurs cr\u00e9anciers que pour renforcer leur syst\u00e8me de sant\u00e9<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-3285 aligncenter\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/BLOG_Interets-payes-sur-la-dette-publique-ASS.jpg\" alt=\"\" width=\"837\" height=\"516\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/BLOG_Interets-payes-sur-la-dette-publique-ASS.jpg 837w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/BLOG_Interets-payes-sur-la-dette-publique-ASS-300x185.jpg 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/BLOG_Interets-payes-sur-la-dette-publique-ASS-768x473.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 837px) 100vw, 837px\" \/><\/p>\n<p>Cependant, le poids de la dette s\u2019inscrit dans un contexte structurel, caract\u00e9ris\u00e9 en Afrique par l\u2019insuffisance des capacit\u00e9s d\u2019offre de biens et services et la sp\u00e9cialisation des \u00e9conomies dans les exportations de produits de base \u00e0 faible valeur ajout\u00e9e. Il est, en termes relatifs, bien moindre que dans les pays riches<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a>. Le continent manque cruellement des infrastructures (routes, \u00e9nergie, eau\u2026) indispensables pour acc\u00e9l\u00e9rer sa croissance et r\u00e9pondre au boom de la demande, nourri par l\u2019expansion d\u00e9mographique et la mont\u00e9e des classes moyennes. Face aux effets d\u00e9vastateurs de la pand\u00e9mie, des voix s\u2019\u00e9l\u00e8vent pour que l\u2019Afrique se lib\u00e8re des contraintes de l\u2019aust\u00e9rit\u00e9 budg\u00e9taire et lance d\u2019ambitieux programmes d\u2019investissements<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a>, revoie son insertion dans le commerce international et s\u2019att\u00e8le \u00e0 d\u00e9finir un \u00ab paradigme endog\u00e8ne de d\u00e9veloppement \u00bb<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\">[7]<\/a>, plus \u00e9quitable et durable, d\u00e9li\u00e9 des prescriptions du Fonds mon\u00e9taire international et de la Banque mondiale. Les institutions de Bretton Woods semblent toutefois l\u00e2cher du lest face aux r\u00e9alit\u00e9s, et elles seront de toute fa\u00e7on en premi\u00e8re ligne pour faciliter la sortie de la r\u00e9cession, eu \u00e9gard \u00e0 l\u2019endettement colossal des habituels pays donateurs, m\u00eame si ceux-ci ont un r\u00f4le cl\u00e9 \u00e0 jouer en r\u00e9duisant voire en effa\u00e7ant la dette des pays africains.<\/p>\n<p>Une chose est s\u00fbre, il faut rompre le cercle vicieux selon lequel des \u00e9conomies faiblement productives ne peuvent financer que des d\u00e9penses publiques limit\u00e9es, qui brident elles-m\u00eames le potentiel de croissance alors que les besoins \u2013 \u00e9conomiques, sociaux, environnementaux, s\u00e9curitaires&#8230; \u2013 sont \u00e9normes et ne cessent d\u2019augmenter. C\u2019est l\u2019une des raisons majeures pour lesquelles, en Afrique, la part des recettes fiscales dans le PIB est moiti\u00e9 moindre, en moyenne, que dans les pays de l\u2019OCDE<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\">[8]<\/a>. Ce n\u2019est certes pas la seule explication<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\">[9]<\/a> et la cr\u00e9ation de la Zone de libre-\u00e9change continentale africaine (ZLECAF) risque d\u2019aggraver la situation \u00e0 court terme<a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\">[10]<\/a>. Mais si les grandes d\u00e9clarations sur l\u2019agriculture et la sant\u00e9 ratent leurs objectifs, c\u2019est bien d\u2019abord parce que, faute d\u2019une richesse produite insuffisante, les Etats peinent \u00e0 d\u00e9gager les ressources n\u00e9cessaires. D\u00e8s lors, leur parole reste lettre morte.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Les sept engagements de la D\u00e9claration de Malabo sont : (i) le r\u00e9engagement en faveur des principes et des valeurs du processus du PDDAA (Programme d\u00e9taill\u00e9 pour le d\u00e9veloppement de l\u2019agriculture africaine) ; (ii) le renforcement du financement des investissements dans l\u2019agriculture ; (iii) l\u2019\u00e9radication de la faim en Afrique d\u2019ici 2025 ; (iv) la r\u00e9duction de moiti\u00e9 de la pauvret\u00e9 d\u2019ici 2025, gr\u00e2ce \u00e0 la croissance et \u00e0 la transformation agricoles inclusives ; (v) la stimulation du commerce intra-africain des produits de base agricoles et des services connexes ; (vi) le renforcement de la r\u00e9silience des moyens de subsistance et des syst\u00e8mes de production au changement climatique et aux autres risques connexes ; et (vii) le renforcement de la responsabilit\u00e9 mutuelle sur les actions et les r\u00e9sultats. Source : Biennial report to the AU Assembly on implementing the June 2014 Malabo Declaration, The 2nd Report to the February 2020 Assembly.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Abdoul Fattath Tapsoba, \u00ab Si loin de Malabo \u00bb, Blog FARM, 23 mars 2020, <a href=\"https:\/\/fondation-farm.org\/si-loin-de-malabo\/\">https:\/\/fondation-farm.org\/si-loin-de-malabo\/<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Source : Union africaine, Tableau de bord de l\u2019Afrique sur les financements nationaux pour la sant\u00e9, 2018.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> En 2019, le montant des int\u00e9r\u00eats vers\u00e9s sur la dette publique \u00e9quivalait \u00e0 deux fois le budget de la sant\u00e9 au Nigeria et trois fois au Kenya. Source : \u00ab African economies are spending up to five times their health bugdgets on debt repayments \u00bb, Quartz Africa, 30 April 2020.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> En 2019, l\u2019endettement public des Etats membres de l\u2019Union europ\u00e9enne s\u2019\u00e9levait en moyenne \u00e0 79 % du PIB contre 50 % en Afrique subsaharienne.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> \u00ab Pour amortir le choc du coronavirus, les pays de l\u2019OCDE sont en train d\u2019annoncer qu\u2019ils vont s\u2019affranchir des r\u00e8gles qui pr\u00e9valent en mati\u00e8re de d\u00e9ficits ou d\u2019endettement. Il faut que les \u00c9tats africains proc\u00e8dent de la m\u00eame fa\u00e7on et qu\u2019on les laisse faire. Il faut \u00eatre lucide : de toute fa\u00e7on, ce sera tr\u00e8s difficile pour eux. \u00bb (Jean-Herv\u00e9 Lorenzi, pr\u00e9sident du Cercle des \u00e9conomistes, dans Jeune Afrique, 26 mars 2020).<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> Kako Nubukpo, \u00ab Apr\u00e8s le coronavirus, une autre Afrique est possible et ce n\u2019est pas une utopie \u00bb, Le Monde Afrique, 4 avril 2020.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[8]<\/a> En 2017, les imp\u00f4ts, taxes et cotisations sociales repr\u00e9sentaient en moyenne 17 % du PIB dans les 26 pays d\u2019Afrique \u00e9tudi\u00e9s contre 34 % dans l\u2019OCDE. Source : \u00ab Statistiques des recettes publiques en Afrique 2019 \u00bb, OCDE\/ATAF\/CUA.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\">[9]<\/a> L\u2019\u00e9troitesse de la base fiscale en Afrique tient aussi, entre autres raisons, \u00e0 l\u2019importance du secteur informel, \u00e0 la pr\u00e9valence de la pauvret\u00e9 et \u00e0 l\u2019optimisation fiscale pratiqu\u00e9e par les gros contribuables, qui leur permet d\u2019\u00e9chapper l\u00e9galement \u00e0 l\u2019imp\u00f4t. Selon le dernier rapport sur \u00ab Les Perspectives fiscales en Afrique \u00bb, publi\u00e9 en novembre 2019 par le Forum sur l\u2019administration fiscale en Afrique, \u00ab les gros contribuables appartiennent g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 des multinationales qui pratiquent largement l&rsquo;optimisation fiscale, privant ainsi les \u00c9tats de revenus substantiels \u00bb. A ces facteurs s\u2019ajoute la fraude fiscale.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\">[10]<\/a> Les taxes sur les \u00e9changes, c\u2019est-\u00e0-dire essentiellement les droits de douane, repr\u00e9sentent en moyenne 12 % des recettes fiscales dans les 26 pays africains \u00e9tudi\u00e9s (voir note 8). Leur suppression devrait \u00eatre compens\u00e9e par l\u2019augmentation des imp\u00f4ts et taxes due au surcro\u00eet d\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par la ZLECAF, mais elle risque de poser, \u00e0 court terme, de redoutables probl\u00e8mes budg\u00e9taires aux pays les plus pauvres. D\u2019o\u00f9 l\u2019importance des m\u00e9canismes propos\u00e9s dans l\u2019accord portant cr\u00e9ation de la ZLECAF pour faciliter la transition des pays vuln\u00e9rables vers le nouveau syst\u00e8me.<\/p>\n            <\/div>           \n        <\/div>\n        \n        \n    <\/div>\n        \n<\/section>\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Se soigner et se nourrir : la pand\u00e9mie de Covid-19 a remis au premier plan ces deux fonctions vitales et renforc\u00e9 nos attentes quant au r\u00f4le protecteur de l\u2019Etat.<\/p>","protected":false},"author":4,"featured_media":3291,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"inline_featured_image":false,"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"thematique":[28],"annee":[31],"class_list":["post-3283","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-divers","thematique-filieres-des-producteurs-aux-marches","annee-31"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3283","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3283"}],"version-history":[{"count":22,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3283\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5627,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3283\/revisions\/5627"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3291"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3283"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3283"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3283"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=3283"},{"taxonomy":"annee","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/annee?post=3283"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}