{"id":3060,"date":"2020-08-31T11:36:00","date_gmt":"2020-08-31T09:36:00","guid":{"rendered":"https:\/\/fondation-farm.org\/?p=3060"},"modified":"2022-07-28T12:31:13","modified_gmt":"2022-07-28T10:31:13","slug":"le-jour-du-depassement-argument-en-faveur-dune-agriculture-productive","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/le-jour-du-depassement-argument-en-faveur-dune-agriculture-productive\/","title":{"rendered":"&quot;Earth Overshoot Day&quot; - an argument for productive agriculture \u00a0"},"content":{"rendered":"\n<section class=\"texte-image pictogrammes texte blanc \">\n\n    \n    <div class=\"bloc-main container\">  \n\n                <div class=\"contenu\">            \n            <div class=\"colonne\">\n                <p><strong><em>\u00ab\u00a0C\u2019est un indicateur dont on se serait bien pass\u00e9, mais dont le retour scande d\u00e9sormais tristement chacun de nos \u00e9t\u00e9s\u00a0: le jour du d\u00e9passement \u2013\u00a0soit la date qui marque, chaque ann\u00e9e, le jour o\u00f9 l\u2019humanit\u00e9 a consomm\u00e9 toutes les ressources que notre plan\u00e8te est en mesure de produire en un an\u00a0\u00bb<\/em>, notait l\u2019Agence fran\u00e7aise de d\u00e9veloppement dans son bulletin d\u2019actualit\u00e9s du 28 ao\u00fbt. <em>Fait in\u00e9dit depuis 1970, cette journ\u00e9e devenue le symbole de la surexploitation des ressources issue des activit\u00e9s humaines tombe cette ann\u00e9e le samedi 22 ao\u00fbt, soit trois semaines plus tard qu\u2019en 2019. (\u2026) En 2020, il faudra tout de m\u00eame l\u2019\u00e9quivalent de 1,6 plan\u00e8te pour assouvir les besoins de l\u2019humanit\u00e9 \u00bb<\/em>. La plupart des m\u00e9dias fran\u00e7ais ont repris de m\u00eame, sans beaucoup de nuances, l\u2019annonce de l\u2019ONG am\u00e9ricaine, le Global Footprint Network, qui est \u00e0 l\u2019origine de ce calcul.<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-3072\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/markus-spiske-iZYJzBWXfYA-unsplash-scaled-e1659002900966-300x230.jpg\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"537\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/markus-spiske-iZYJzBWXfYA-unsplash-scaled-e1659002900966-300x230.jpg 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/markus-spiske-iZYJzBWXfYA-unsplash-scaled-e1659002900966-1024x785.jpg 1024w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/markus-spiske-iZYJzBWXfYA-unsplash-scaled-e1659002900966-768x589.jpg 768w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/markus-spiske-iZYJzBWXfYA-unsplash-scaled-e1659002900966-1536x1178.jpg 1536w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/markus-spiske-iZYJzBWXfYA-unsplash-scaled-e1659002900966-2048x1571.jpg 2048w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/markus-spiske-iZYJzBWXfYA-unsplash-scaled-e1659002900966-1500x1150.jpg 1500w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/markus-spiske-iZYJzBWXfYA-unsplash-scaled-e1659002900966-2000x1534.jpg 2000w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><\/p>\n<p>Une telle pr\u00e9sentation tranche avec les critiques \u00e9mises par de nombreux chercheurs en d\u00e9veloppement durable<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a> et les jugements abrupts prof\u00e9r\u00e9s par certains organes d\u2019opinion, qui n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 qualifier le jour du d\u00e9passement de <em>\u00ab\u00a0th\u00e9orie mensong\u00e8re\u00a0\u00bb<\/em><a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a> et d\u2019<em>\u00ab\u00a0arnaque intellectuelle\u00a0\u00bb<\/em><a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>. Alors, que vaut cet indicateur ?<\/p>\n<p>Le jour du d\u00e9passement est d\u00e9termin\u00e9 en comparant l\u2019<em>\u00ab\u00a0empreinte \u00e9cologique\u00a0\u00bb <\/em>des activit\u00e9s humaines et la <em>\u00ab\u00a0bio-capacit\u00e9\u00a0\u00bb <\/em>de la plan\u00e8te. L\u2019empreinte \u00e9cologique repr\u00e9sente la quantit\u00e9 de ressources naturelles dont la population a besoin pour se nourrir, se loger, se d\u00e9placer et compenser les d\u00e9chets qu\u2019elle g\u00e9n\u00e8re, y compris les gaz \u00e0 effet de serre\u00a0; elle correspond en quelque sorte \u00e0 la demande de nature. La bio-capacit\u00e9 est la capacit\u00e9 de la Terre \u00e0 produire les ressources consomm\u00e9es par l\u2019empreinte \u00e9cologique\u00a0; elle \u00e9quivaut \u00e0 l\u2019offre de nature. Tant la demande que l\u2019offre de nature sont exprim\u00e9es, sur la base de certains coefficients de conversion, en \u00ab\u00a0hectares globaux\u00a0\u00bb, repr\u00e9sentant la surface n\u00e9cessaire pour, respectivement, consommer et produire les ressources concern\u00e9es. Cette surface est\u00a0 calcul\u00e9e chaque ann\u00e9e, pour chaque pays, par le Global Footprint Network (GFN), \u00e0 partir de milliers de donn\u00e9es compil\u00e9es par les organisations internationales.<\/p>\n<p>Il y a <em>\u00ab\u00a0d\u00e9passement\u00a0\u00bb <\/em>lorsque l\u2019empreinte \u00e9cologique, en \u00e9quivalent hectares globaux, exc\u00e8de la bio-capacit\u00e9 de la plan\u00e8te. Ainsi, en 2020, le GFN consid\u00e8re que le ratio entre ces deux variables est de 1,6, autrement dit, que la plan\u00e8te a consomm\u00e9 1,6\u00a0Terre<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>. Pour frapper encore davantage les esprits, ce chiffre est converti en <em>\u00ab\u00a0dette \u00e9cologique\u00a0\u00bb<\/em> annuelle : les humains consommeraient les ressources renouvelables de la Terre en un certain nombre de jours et vivraient \u00ab\u00a0\u00e0 cr\u00e9dit\u00a0\u00bb le reste de l\u2019ann\u00e9e<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a>. Selon le GFN, la dette \u00e9cologique n\u2019aurait cess\u00e9 de se creuser en un demi-si\u00e8cle\u00a0: le jour du d\u00e9passement est pass\u00e9 du 20 d\u00e9cembre en 1971 au 31 juillet en 2019. Le renversement de tendance enregistr\u00e9 en 2020 \u2013 la date fatidique survenant le 22 ao\u00fbt &#8211; serait provisoire, car d\u00fb \u00e0 la r\u00e9duction de l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique et aux mesures de confinement mises en place \u00e0 travers le monde en r\u00e9ponse \u00e0 la pand\u00e9mie de Covid-19.<\/p>\n<p>Cette m\u00e9thode de calcul est discutable, pour plusieurs raisons. La principale tient au fait que l\u2019empreinte \u00e9cologique des \u00e9missions de CO2 est exprim\u00e9e en surface de for\u00eats th\u00e9oriquement n\u00e9cessaire pour absorber ces \u00e9missions (compte tenu du carbone s\u00e9questr\u00e9 par les oc\u00e9ans). Ce faisant, cet indicateur, qui se veut purement comptable<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a>, glisse vers le normatif\u00a0: on peut en effet proc\u00e9der de beaucoup d\u2019autres fa\u00e7ons, moins consommatrices d\u2019espace que les for\u00eats, pour r\u00e9duire l\u2019empreinte carbone li\u00e9e \u00e0 l\u2019utilisation d\u2019\u00e9nergie fossile\u00a0; en particulier, d\u00e9velopper l\u2019\u00e9nergie nucl\u00e9aire ou les \u00e9nergies renouvelables. Comme le sugg\u00e8re, sous forme de semi-boutade, le chercheur Bjorn Lomborg<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\">[7]<\/a>\u00a0: pourquoi, par exemple, ne pas traduire les \u00e9missions de CO2 en surface \u00e9quivalente de panneaux solaires\u00a0?<\/p>\n<p>Cette critique est d\u2019autant plus l\u00e9gitime que les \u00e9missions de CO2 repr\u00e9sentent aujourd\u2019hui, en hectares globaux, pr\u00e8s de 60 % de l\u2019empreinte \u00e9cologique mondiale, contre 44 % en 1961. De plus, les autres cat\u00e9gories d\u2019utilisation de l\u2019espace \u00e9tudi\u00e9es par le GFN \u2013 cultures, prairies, produits du bois, zones de p\u00eaches, espaces b\u00e2tis \u2013 ont une empreinte \u00e9cologique inf\u00e9rieure ou \u00e9gale \u00e0 leur bio-capacit\u00e9<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\">[8]<\/a> <em>(graphique)<\/em>. D\u00e8s lors, la m\u00e9thode choisie pour \u00e9valuer l\u2019empreinte carbone est cruciale et d\u00e9termine tr\u00e8s largement, \u00e0 elle seule, le d\u00e9passement\u00a0des capacit\u00e9s biologiques de la plan\u00e8te et la date \u00e0 laquelle il est cens\u00e9 se produire<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\">[9]<\/a>. Selon certains experts, il vaudrait mieux renoncer \u00e0 un indicateur unique et distinguer clairement les probl\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 la consommation des ressources naturelles de ceux caus\u00e9s par l\u2019utilisation d\u2019\u00e9nergie fossile.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-3065 size-full\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/BLOG-ecart-biocapacites-et-empreinte-ecologique-de-lhumanite-2019-FARM-002.jpg\" alt=\"\" width=\"611\" height=\"386\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/BLOG-ecart-biocapacites-et-empreinte-ecologique-de-lhumanite-2019-FARM-002.jpg 611w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/BLOG-ecart-biocapacites-et-empreinte-ecologique-de-lhumanite-2019-FARM-002-300x190.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 611px) 100vw, 611px\" \/><\/p>\n<p>Autre point troublant\u00a0: paradoxalement, et contrairement \u00e0 ce que l\u2019on pourrait supposer, les calculs du GFN ne prennent pas en compte d\u2019autres ph\u00e9nom\u00e8nes qui sont des sympt\u00f4mes majeurs de la crise \u00e9cologique \u2013 mais qu\u2019il est difficile d\u2019exprimer en \u00e9quivalents hectares -, comme l\u2019\u00e9rosion des terres cultiv\u00e9es, la rar\u00e9faction des ressources en eau, l\u2019\u00e9puisement des stocks de poissons, la diminution de la biodiversit\u00e9 ou encore la pollution des eaux, de l\u2019air et des sols. Ainsi, alors qu\u2019ils tendent \u00e0 surestimer l\u2019empreinte \u00e9cologique en traduisant les \u00e9missions de gaz carbonique en \u00e9quivalent de surfaces foresti\u00e8res, ces calculs sous-estiment la d\u00e9gradation des ressources naturelles et des agro-syst\u00e8mes, ce que reconna\u00eet d\u2019ailleurs le GFN<a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\">[10]<\/a>.<\/p>\n<p>Le jour du d\u00e9passement fait l\u2019objet de bien d\u2019autres critiques. Son utilit\u00e9 m\u00eame pour les politiques publiques est contest\u00e9e, \u00e0 cause de ses limites m\u00e9thodologiques. Il a n\u00e9anmoins une valeur symbolique et peut contribuer \u00e0 alerter l\u2019opinion sur l\u2019ampleur des d\u00e9fis environnementaux, et sur leur \u00e9volution dans le temps et l\u2019espace<a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\">[11]<\/a>, \u00e0 condition d\u2019\u00eatre assorti d\u2019un \u00ab\u00a0mode d\u2019emploi\u00a0\u00bb d\u00e9taill\u00e9. Les agriculteurs, souvent accus\u00e9s de productivisme, peuvent se rassurer\u00a0: ce concept plaide directement pour une augmentation des rendements agricoles, dans la mesure o\u00f9 celle-ci permet \u00e0 l\u2019humanit\u00e9 de se nourrir sans empi\u00e9ter sur les milieux naturels. Mais il faut aussi produire mieux, pour r\u00e9duire la pression de l\u2019agriculture sur l\u2019environnement. M\u00eame si le jour du d\u00e9passement a une certaine fonction p\u00e9dagogique, on a besoin de meilleurs indicateurs agro-\u00e9cologiques.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Voir notamment\u00a0: Jeroen van den Bergh et Fabio Grazi, \u00ab\u00a0On the Policy Relevance of Ecological Footprints\u00a0\u00bb, <em>Environ. Sci. Technol.<\/em> 2010, 44, 4843-4844\u00a0; Linus Blomqvist <em>et al.<\/em>, \u00ab\u00a0Does the Shoe Fit? Real versus Imagined Ecological Footprints\u00a0\u00bb, <em>PLOS Biology<\/em>, November 2013\u00a0; Jeroen van den Bergh et Fabio Grazi, \u00ab\u00a0Reply to the first systematic response by the Global Footprint Network to criticism: A real debate finally\u00a0?\u00a0\u00bb, Ecological Indicators 58 (2015) 458-463\u00a0; Lu Zhang <em>et al.<\/em>, \u00ab\u00a0Validity and utility of ecological footprint accounting: A state-of-the-art review\u00a0\u00bb, <em>Sustainable Cities and Society<\/em> 32 (2017) 411-416\u00a0; Robert B. Richardson, \u00ab\u00a0Resource depletion is a serious problem, but \u2018footprint\u2019 estimates don\u2019t tell us much about it\u00a0\u00bb, <em>The Conversation<\/em>, 24\u00a0juillet 2019.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> <em>Contrepoints<\/em>, 31 juillet 2019.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> <em>Agriculture et Environnement<\/em>, mai 2018.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> En 2019, l\u2019empreinte \u00e9cologique mondiale \u00e9tait de 2,7 hectares et la bio-capacit\u00e9 de la Terre s\u2019\u00e9levait \u00e0 1,6\u00a0hectare. L\u2019empreinte \u00e9cologique \u00e9quivalait donc \u00e0 2,7\/1,6 = 1,7 Terre. On notera que les r\u00e9sultats 2019 sont calcul\u00e9s sur la base des donn\u00e9es disponibles pour 2016.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> En 2020, la plan\u00e8te aurait \u00ab\u00a0consomm\u00e9\u00a0\u00bb environ 1,6 Terre en 365 jours soit, selon des donn\u00e9es plus pr\u00e9cises (non arrondies), 1 Terre en 235 jours. Le jour du d\u00e9passement serait donc le 235<sup>\u00e8me<\/sup> jour de l\u2019ann\u00e9e, soit le 22\u00a0ao\u00fbt.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> Selon une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e par Mathis Wackernagel, pr\u00e9sident du Global Footprint Network, et d\u2019autres chercheurs, <em>\u00ab\u00a0l\u2019empreinte \u00e9cologique est la somme de toutes les activit\u00e9s humaines qui n\u00e9cessitent une surface bio-productive, (\u2026) [elle] ne \u2018dicte\u2019 pas comment les soci\u00e9t\u00e9s doivent se d\u00e9velopper. D\u00e9finir l\u2019empreinte \u00e9cologique comme un cadre comptable plut\u00f4t que comme un indicateur normatif de progr\u00e8s permet d\u2019appliquer ce syst\u00e8me de mesure \u00e0 beaucoup de contextes, ce qui est un \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9 des cadres d\u2019\u00e9valuation de la durabilit\u00e9\u00a0\u00bb<\/em> (David Lin <em>et al.<\/em>, \u00ab\u00a0Ecological Footprint Accounting for Countries: Updates and Results of the National Footprint Accounts, 2012-2018\u00a0\u00bb, <em>Resources 2018, 7, 58<\/em>).<\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> Cit\u00e9 par <em>Agriculture et Environnement<\/em> le 24 ao\u00fbt 2020.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[8]<\/a> Par construction, l\u2019empreinte \u00e9cologique des cultures, telle que mesur\u00e9e par le GFN, ne peut pas d\u00e9passer la superficie cultiv\u00e9e. Elle repr\u00e9sente, \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale, 19 % de l\u2019empreinte \u00e9cologique totale.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\">[9]<\/a> Un autre probl\u00e8me li\u00e9 au fait d\u2019exprimer les \u00e9missions de gaz carbonique en surface de for\u00eat n\u00e9cessaire pour les absorber tient dans le choix des coefficients d\u2019absorption de CO2. Depuis 2016, le GFN utilise trois coefficients distincts, cens\u00e9s refl\u00e9ter la capacit\u00e9 d\u2019absorption de carbone de trois types de couverts forestiers\u00a0: les for\u00eats primaires, les for\u00eats secondaires, les plantations. L\u2019adoption de ces coefficients a entra\u00een\u00e9, entre 2012 et 2018, une r\u00e9vision \u00e0 la hausse de 21 % de l\u2019empreinte carbone de la plan\u00e8te estim\u00e9e pour 2008 (David Lin <em>et al.<\/em>, op.cit.).<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\">[10]<\/a> <em>\u00ab\u00a0L\u2019empreinte \u00e9cologique n\u2019\u00e9value pas le niveau de d\u00e9gradation, ni les implications \u00e0 long terme de l\u2019utilisation des ressources pour la productivit\u00e9 des \u00e9cosyst\u00e8mes. Elle ne constitue pas une \u00e9valuation compl\u00e8te de la durabilit\u00e9 et est plus utile quand elle est compl\u00e9t\u00e9e par d\u2019autres mesures pertinentes\u00a0\u00bb<\/em> (David Lin <em>et al.<\/em>, op.cit.).<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\">[11]<\/a> Selon le GFN, toutes les r\u00e9gions du monde seraient en <em>\u00ab\u00a0d\u00e9ficit \u00e9cologique\u00a0\u00bb<\/em> (c\u2019est-\u00e0-dire auraient une empreinte \u00e9cologique, mesur\u00e9e en hectares globaux, sup\u00e9rieure \u00e0 leur bio-capacit\u00e9), \u00e0 l\u2019exception de l\u2019Am\u00e9rique du Sud et de la zone Europe hors Union europ\u00e9enne (qui comprend notamment la Norv\u00e8ge, la Suisse, la Russie et l\u2019Ukraine), dot\u00e9es d\u2019un large couvert forestier. Exprim\u00e9 en hectares par personne, le d\u00e9ficit \u00e9cologique en 2019 serait le plus faible en Afrique (- 0,2 ha) et le plus \u00e9lev\u00e9 en Am\u00e9rique du Nord (- 2,8 ha), juste devant l\u2019Union europ\u00e9enne (- 2,5 ha). A partir des statistiques fournies par le GFN, on peut estimer que les pays \u00e9mergents (\u00ab\u00a0\u00e0 revenu interm\u00e9diaire\u00a0\u00bb, selon la classification de la Banque mondiale) sont responsables de 55 % du d\u00e9ficit \u00e9cologique de la plan\u00e8te, devant les pays \u00e0 haut revenu (45 %). Les pays \u00e0 faible revenu ont un d\u00e9ficit \u00e9cologique globalement nul.<\/p>\n            <\/div>           \n        <\/div>\n        \n        \n    <\/div>\n        \n<\/section>\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&quot;It&#039;s an indicator we could have done without, but whose return now sadly punctuates each of our summers: Earth Overshoot Day - the date that marks, each year, the day when humanity has consumed all the resources that our planet is capable of producing in one year,&quot; noted the French Development Agency in its news bulletin of August 28.<\/p>","protected":false},"author":4,"featured_media":3072,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"inline_featured_image":false,"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"thematique":[28],"annee":[31],"class_list":["post-3060","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-divers","thematique-filieres-des-producteurs-aux-marches","annee-31"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3060","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3060"}],"version-history":[{"count":26,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3060\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3097,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3060\/revisions\/3097"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3072"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3060"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3060"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3060"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=3060"},{"taxonomy":"annee","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/annee?post=3060"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}