{"id":1900,"date":"2020-11-09T14:12:00","date_gmt":"2020-11-09T13:12:00","guid":{"rendered":"https:\/\/fondation-farm.org\/?p=1900"},"modified":"2022-09-09T10:02:09","modified_gmt":"2022-09-09T08:02:09","slug":"intensification-durable-ou-agroecologie-confusion-et-interrogations","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/intensification-durable-ou-agroecologie-confusion-et-interrogations\/","title":{"rendered":"Sustainable Intensification or Agroecology? Confusion and Questions \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0"},"content":{"rendered":"\n<section class=\"texte-image pictogrammes texte blanc \">\n\n    \n    <div class=\"bloc-main container\">  \n\n                <div class=\"contenu\">            \n            <div class=\"colonne\">\n                <p><strong>Une majorit\u00e9 s\u2019accorde sur le diagnostic\u00a0: les syst\u00e8mes agricoles actuels ne sont pas durables. Ils \u00e9puisent la biodiversit\u00e9 et les ressources naturelles et contribuent de mani\u00e8re substantielle au changement climatique\u00a0; en outre, une grande partie de la population mondiale n\u2019a pas acc\u00e8s \u00e0 une alimentation en quantit\u00e9 et qualit\u00e9 suffisantes. Mais le consensus \u00e9clate quand il s\u2019agit de d\u00e9finir des alternatives et de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 leur mise en \u0153uvre. Partag\u00e9es entre adaptations graduelles et changements radicaux, les politiques publiques cultivent l\u2019ambigu\u00eft\u00e9. Il est pourtant urgent d\u2019agir pour restaurer la fertilit\u00e9 des sols et am\u00e9liorer la productivit\u00e9 agricole de mani\u00e8re soutenable pour l\u2019environnement. \u00a0<\/strong><\/p>\n<p><em><strong>Deux \u00e9coles de pens\u00e9e <\/strong><\/em><\/p>\n<p>Deux camps s\u2019affrontent. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, les r\u00e9formistes, tenants de l\u2019intensification durable, dont le principe est de faire <em>\u00ab\u00a0mieux avec moins\u00a0\u00bb<\/em>, c\u2019est-\u00e0-dire d\u2019am\u00e9liorer l\u2019efficience de l\u2019usage des ressources, sans remettre fondamentalement en cause la nature des syst\u00e8mes de production agricoles \u00e0 forte intensit\u00e9 d\u2019intrants externes<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>. De l\u2019autre, les partisans de l\u2019agro\u00e9cologie con\u00e7ue comme une transformation syst\u00e9mique de l\u2019agriculture, fond\u00e9e sur la valorisation des interactions entre v\u00e9g\u00e9taux, animaux et humains, mais aussi comme un changement des pratiques sociales visant une plus grande \u00e9quit\u00e9 des syst\u00e8mes alimentaires<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>.<\/p>\n<p>Ces deux approches ont des implications diff\u00e9rentes sur la protection de la biodiversit\u00e9 et la r\u00e9duction des \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre. L\u2019intensification durable repose sur une logique de \u00ab\u00a0land sparing\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire d\u2019\u00e9conomie de terres, qui s\u2019appuie sur une forte augmentation des rendements agricoles. Cette productivit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e permet en th\u00e9orie de limiter l\u2019expansion des surfaces cultiv\u00e9es, donc de r\u00e9duire la d\u00e9forestation, voire m\u00eame de lib\u00e9rer des terres qui peuvent \u00eatre alors rebois\u00e9es pour accro\u00eetre le puits de carbone ou utilis\u00e9es pour produire de la biomasse \u00e9nergie. L\u2019agro\u00e9cologie suit au contraire une logique de \u00ab\u00a0land sharing\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire de partage des terres, bas\u00e9e sur des rendements plus faibles, m\u00eame si ce point, capital, d\u00e9pend des contextes<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>. Elle est plus difficilement compatible avec un objectif de neutralit\u00e9 carbone de l\u2019\u00e9conomie mais r\u00e9pond mieux, selon ses avocats, \u00e0 plusieurs enjeux cl\u00e9s du d\u00e9veloppement durable\u00a0: am\u00e9lioration de la sant\u00e9 humaine, maintien d\u2019une plus grande biodiversit\u00e9 sur les terres exploit\u00e9es, meilleure sant\u00e9 des sols, r\u00e9sistance accrue des agro\u00e9cosyst\u00e8mes aux chocs climatiques, sanitaires et \u00e9conomiques gr\u00e2ce \u00e0 la diversit\u00e9 des productions<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>.<\/p>\n<p><em><strong>L\u2019agro\u00e9cologie paysanne <\/strong><\/em><\/p>\n<p>En tant que mouvement social, l\u2019agro\u00e9cologie ne saurait \u00eatre appr\u00e9hend\u00e9e uniquement par sa dimension technique ou environnementale. <em>\u00ab\u00a0Elle repose sur une refonte globale des syst\u00e8mes agricoles et alimentaires qui doit garantir l\u2019accessibilit\u00e9 \u00e0 des aliments de qualit\u00e9 pour tous.tes les citoyen.ne.s, tout en assurant l\u2019autonomie et un revenu d\u00e9cent aux paysan.ne.s.<\/em>\u00a0(\u2026) <em>L\u2019agro\u00e9cologie paysanne repr\u00e9sente ainsi un levier majeur de renforcement de la coh\u00e9sion sociale par la r\u00e9sorption des in\u00e9galit\u00e9s sociales, la promotion de la gouvernance locale, la souverainet\u00e9 alimentaire et l\u2019autonomie des communaut\u00e9s locales\u00a0\u00bb. <\/em>Elle entend<em> \u00ab\u00a0replacer au c\u0153ur des prises de d\u00e9cision les besoins et int\u00e9r\u00eats des citoyen.ne.s et des petit.e.s paysan.ne.s, qui fournissent 53 % de l\u2019alimentation mondiale (\u2026)\u00a0\u00bb<\/em><a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a><em>.<\/em><\/p>\n<p>Ce mouvement ne concerne pas seulement les pays du Sud\u00a0: il s\u2019oppose aux dynamiques d\u2019agrandissement, de concentration et de sp\u00e9cialisation des exploitations, tr\u00e8s avanc\u00e9es dans les pays \u00e0 haut revenu, et <em>\u00ab\u00a0dont on constate qu\u2019elles sont une cause majeure de la d\u00e9gradation de la biodiversit\u00e9 et des paysages agricoles\u00a0\u00bb<\/em><a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a>. Pour les partisans de l\u2019agro\u00e9cologie ainsi d\u00e9finie, une approche incr\u00e9mentale comme l\u2019intensification durable ne suffit pas. Pour instaurer un nouveau paradigme de d\u00e9veloppement, il faut changer notre rapport \u00e0 la nature et mettre l\u2019inclusion sociale au c\u0153ur des politiques.<\/p>\n<p><em><strong>Ambigu\u00eft\u00e9s politiques\u00a0 <\/strong><\/em><\/p>\n<p>Face \u00e0 ces deux camps aux positions bien tranch\u00e9es, les politiques publiques louvoient. Elles veulent encourager une \u00ab\u00a0transition agro\u00e9cologique\u00a0\u00bb, sans toutefois en pr\u00e9ciser le point d\u2019arriv\u00e9e. Il y a plusieurs explications \u00e0 cela. D\u2019abord les doutes qui entourent la capacit\u00e9 de l\u2019agro\u00e9cologie \u00e0 fournir un revenu d\u00e9cent aux agriculteurs, doutes li\u00e9s aux rendements qu\u2019elle permet d\u2019obtenir, m\u00eame si sa performance ne saurait \u00eatre jug\u00e9e uniquement \u00e0 l\u2019aune de la productivit\u00e9, sans prendre en compte les bienfaits induits, sanitaires, environnementaux et autres<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\">[7]<\/a>. De fait, le succ\u00e8s de l\u2019agriculture biologique en Europe et aux \u00c9tats-Unis d\u00e9pend tr\u00e8s largement des prix plus \u00e9lev\u00e9s qu\u2019acceptent de payer les consommateurs et qui font plus que compenser les surco\u00fbts de production et les moindres rendements des cultures bio\u00a0; il n\u2019est pas forc\u00e9ment reproductible \u00e0 grande \u00e9chelle dans les pays du Sud, o\u00f9 le pouvoir d\u2019achat de la population est beaucoup plus faible.<\/p>\n<p>D\u00e9sireux avant tout de produire plus pour assurer la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire de leur pays, mais sans risquer de perdre les financements des bailleurs, beaucoup de gouvernements africains tiennent un <em>\u00ab\u00a0\u2018double discours\u2019 politique o\u00f9 des objectifs divergents et concurrents se juxtaposent dans les dires des \u00e9lus\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0: soutien affich\u00e9 \u00e0 l\u2019agro\u00e9cologie d\u2019un c\u00f4t\u00e9, appui \u00e0 <em>\u00ab\u00a0l\u2019agriculture d\u2019exportation\u00a0\u00bb<\/em> et \u00e0 la <em>\u00ab\u00a0modernisation\u00a0\u00bb<\/em> des exploitations familiales fond\u00e9e sur <em>\u00ab\u00a0l\u2019agriculture industrielle\u00a0\u00bb<\/em>, de l\u2019autre<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\">[8]<\/a>. Selon IPES Food (International Panel of Experts on Sustainable Food Systems), ce double langage n\u2019est pas forc\u00e9ment intentionnel. Il peut tout simplement r\u00e9sulter de la faible capacit\u00e9 de pilotage strat\u00e9gique des \u00c9tats, de la fragmentation des sources de financements et de l\u2019aptitude des partenaires financiers \u00e0 faire valoir leurs int\u00e9r\u00eats dans les phases de conception et de mise en \u0153uvre des diff\u00e9rents programmes. Souvent, en effet, l\u2019incoh\u00e9rence des objectifs politiques au niveau national n\u2019est qu\u2019un reflet des multiples contradictions pr\u00e9sentes dans les cadres r\u00e9glementaires r\u00e9gionaux et panafricains sur l\u2019agriculture, la nutrition et la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire.<\/p>\n<p><em><strong>Les bailleurs partag\u00e9s <\/strong><\/em><\/p>\n<p>L\u2019analyse de l\u2019aide apport\u00e9e par l\u2019Union europ\u00e9enne aux projets agricoles dans les pays en d\u00e9veloppement illustre bien, au-del\u00e0 des d\u00e9clarations d\u2019intention, le flou des strat\u00e9gies des bailleurs<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\">[9]<\/a>. Sur la p\u00e9riode 2016-2018, moins de 3\u00a0% des financements europ\u00e9ens octroy\u00e9s \u00e0 la FAO (Organisation des Nations unies pour l\u2019alimentation et l\u2019agriculture), au FIDA (Fonds international de d\u00e9veloppement agricole) et au PAM (Programme alimentaire mondial) ont appuy\u00e9 des projets qui soutiennent partiellement l\u2019agro\u00e9cologie. Aucune aide n\u2019a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e par l\u2019UE \u00e0 des projets visant explicitement la transformation agro\u00e9cologique <em>(graphique 1)<\/em>. Elle a financ\u00e9 davantage de projets agro\u00e9cologiques dans le cadre du Fonds vert pour le climat<a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\">[10]<\/a>, mais ceux-ci restent tr\u00e8s minoritaires\u00a0: 21\u00a0% des versements effectu\u00e9s \u00e0 ce Fonds dans le domaine de l\u2019agriculture sont all\u00e9s \u00e0 des projets qui soutiennent partiellement l\u2019agro\u00e9cologie (10 %) ou la transformation agro\u00e9cologique (11 %) <em>(graphique\u00a02)<\/em>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-1901 size-full\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/BLOG-Aide-UE-a-FAO-PAM-FIDA.jpg\" alt=\"\" width=\"714\" height=\"490\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/BLOG-Aide-UE-a-FAO-PAM-FIDA.jpg 714w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/BLOG-Aide-UE-a-FAO-PAM-FIDA-300x206.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 714px) 100vw, 714px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-1902\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/BLOG-Aide-UE-au-Fonds-Vert.jpg\" alt=\"\" width=\"676\" height=\"498\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/BLOG-Aide-UE-au-Fonds-Vert.jpg 562w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/BLOG-Aide-UE-au-Fonds-Vert-300x221.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 676px) 100vw, 676px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Mais la situation est plus complexe qu\u2019il n\u2019y para\u00eet. En effet, 31 % des contributions de l\u2019UE aux organisations agricoles internationales bas\u00e9es \u00e0 Rome (FAO, FIDA, PAM) et 53 % de celles vers\u00e9es au Fonds vert pour le climat ont soutenu des projets visant une intensification durable de la production agricole, consistant notamment en une r\u00e9duction de la consommation d\u2019intrants synth\u00e9tiques, d\u2019eau et d\u2019\u00e9nergie. L\u2019objectif des financements europ\u00e9ens est donc bien d\u2019encourager une r\u00e9duction de l\u2019empreinte environnementale de la production agricole, m\u00eame si la transition n\u2019est pas aussi radicale que certains le souhaitent. On manque de donn\u00e9es aussi pr\u00e9cises sur les actions des autres bailleurs, ce qui est regrettable car une grande partie des d\u00e9penses de soutien \u00e0 l\u2019agriculture, dans les pays d\u2019Afrique subsaharienne, est financ\u00e9e par l\u2019aide ext\u00e9rieure.<\/p>\n<p><em><strong>Pour une r\u00e9volution agronomique <\/strong><\/em><\/p>\n<p>Face aux immenses d\u00e9fis \u00e0 relever, le pire serait que des diff\u00e9rends id\u00e9ologiques maintiennent les agriculteurs africains dans le \u00ab\u00a0pi\u00e8ge \u00e0 pauvret\u00e9\u00a0\u00bb o\u00f9 les enferme leur faible niveau de productivit\u00e9. Le facteur temps est essentiel. Une transition agro\u00e9cologique qui ciblerait une transformation \u00e0 long terme, sans obtenir rapidement des r\u00e9sultats substantiels, ne serait pas cr\u00e9dible et ferait long feu.<\/p>\n<p>Les tenants de l\u2019intensification durable et de l\u2019agro\u00e9cologie s\u2019accordent sur un point\u00a0: le besoin en Afrique, comme d\u2019ailleurs dans les autres r\u00e9gions, d\u2019une r\u00e9volution agronomique, pla\u00e7ant la sant\u00e9 du sol au centre des itin\u00e9raires techniques suivis par les agriculteurs<a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\">[11]<\/a>. Le contenu de cette r\u00e9volution reste \u00e0 pr\u00e9ciser, mais elle pourrait \u00eatre fond\u00e9e sur une strat\u00e9gie raisonn\u00e9e de gestion de la fertilit\u00e9 des sols, en r\u00e9ponse \u00e0 la fois \u00e0 l\u2019imp\u00e9ratif de productivit\u00e9 et \u00e0 la lutte contre le d\u00e9r\u00e8glement climatique. Compte tenu de l\u2019ampleur de la d\u00e9gradation des terres sur le continent, cette strat\u00e9gie devrait privil\u00e9gier leur enrichissement en mati\u00e8re organique, mais on comprendrait mal qu\u2019elle exclue tout recours raisonn\u00e9 \u00e0 l\u2019utilisation d\u2019engrais min\u00e9raux, sachant que la consommation actuelle de ces derniers est tr\u00e8s basse<a href=\"#_ftn12\" name=\"_ftnref12\">[12]<\/a>. D\u2019autant plus que pour que de nouvelles pratiques soient adopt\u00e9es \u00e0 grande \u00e9chelle par les agriculteurs, il faut que ceux-ci en per\u00e7oivent rapidement l\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e9conomique, sous la forme de gains de rendements<a href=\"#_ftn13\" name=\"_ftnref13\">[13]<\/a>. Ces gains ne sont pas une condition suffisante du d\u00e9veloppement des agricultures africaines, mais ils en constituent une condition n\u00e9cessaire. Aucun soutien public ne peut compl\u00e8tement s\u2019y substituer, m\u00eame si les interventions des \u00c9tats et des bailleurs sont indispensables. Il reste aussi \u00e0 d\u00e9terminer comment les cha\u00eenes de valeur sont susceptibles de promouvoir et de valoriser les efforts de d\u00e9veloppement durable ax\u00e9s sur la sant\u00e9 du sol.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Xavier Poux et Pierre-Marie Aubert (2018), \u00ab\u00a0Une Europe agro\u00e9cologique en 2050\u00a0: une agriculture multifonctionnelle pour une alimentation saine. Enseignements d\u2019une mod\u00e9lisation du syst\u00e8me alimentaire europ\u00e9en\u00a0\u00bb, Iddri AScA, Study No 09\/18.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> FAO (2019), \u00ab\u00a0Les 10 \u00e9l\u00e9ments de l\u2019agro\u00e9cologie. Guider la transition vers des syst\u00e8mes alimentaires et agricoles durables\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Il existe de nombreuses r\u00e9f\u00e9rences bibliographiques sur la capacit\u00e9 de l\u2019agro\u00e9cologie \u00e0 am\u00e9liorer les rendements dans les pays du Sud, g\u00e9n\u00e9ralement dans des situations o\u00f9 les agriculteurs ont un acc\u00e8s r\u00e9duit aux intrants externes. Au contraire, en Europe, l\u2019\u00e9tude men\u00e9e par l\u2019Iddri et l\u2019AScA (voir note 1) se fonde sur une hypoth\u00e8se de rendements (bas\u00e9e sur les r\u00e9f\u00e9rences de l\u2019agriculture biologique) inf\u00e9rieurs de 10 \u00e0 50 % aux rendements moyens actuels, selon les cultures.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Pierre-Marie Aubert, Marie-H\u00e9l\u00e8ne Schwoob et Xavier Poux (2019), \u00ab\u00a0Agr\u00e9cologie et neutralit\u00e9 carbone en Europe \u00e0 l\u2019horizon 2050\u00a0: quels enjeux\u00a0?\u00a0\u00bb, Iddri, D\u00e9cryptage No 05.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Coordination SUD (2020), \u00ab\u00a0L\u2019agro\u00e9cologie paysanne\u00a0: alternative soci\u00e9tale pour des syst\u00e8mes agricoles et alimentaires durables\u00a0\u00bb, Les Notes de SUD, No 22.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> Voir note 1.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> Nassib Mugwanya, \u00ab\u00a0Pourquoi les pratiques agricoles traditionnelle (l\u2019\u2019agro-\u00e9cologie\u2019) ne peuvent pas transformer l\u2019agriculture africaine\u00a0\u00bb, overblog, 2 septembre 2019.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[8]<\/a> IPES Food (2020), \u00ab\u00a0Valeur(s) ajout\u00e9e(s) de l\u2019agro\u00e9cologie\u00a0: d\u00e9verrouiller le potentiel de transition en Afrique de l\u2019Ouest\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\">[9]<\/a> Moeller, N.I. (2020), \u00ab\u00a0Analysis of Funding Flows to Agroecology: the case of the European Union monetary flow to the United Nations\u2019 Rome-based agencies and the case of the Green Climate Fund\u00a0\u00bb, CIDSE &amp; CAWR.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\">[10]<\/a> M\u00e9canisme financier plac\u00e9 sous l\u2019\u00e9gide de l\u2019Organisation des Nations unies, cr\u00e9\u00e9 lors de la conf\u00e9rence de Cancun sur le climat en 2010, le Fonds vert pour le climat a pour vocation d\u2019aider les pays en d\u00e9veloppement \u00e0 mettre en \u0153uvre des moyens de lutte contre le r\u00e9chauffement climatique gr\u00e2ce au soutien financier des pays d\u00e9velopp\u00e9s.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\">[11]<\/a> Environ 22 % des terres en Afrique subsaharienne sont consid\u00e9r\u00e9es comme d\u00e9grad\u00e9es, au vu des changements de leur couverture v\u00e9g\u00e9tale, de leur niveau de productivit\u00e9 et du taux de carbone organique dans les sols. Source\u00a0: ONU, <em>Rapport sur les objectifs de d\u00e9veloppement durable 2019<\/em>.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref12\" name=\"_ftn12\">[12]<\/a> En 2018, la consommation d\u2019engrais azot\u00e9 en Afrique \u00e9tait en moyenne de 5 kg\/ha sous forme organique (contre une moyenne mondiale de 17 kg\/ha) et 16 kg\/ha sous forme min\u00e9rale (contre une moyenne mondiale de 70 kg\/ha). Source: FAO,<em> Statistical Yearbook. World Food and Agriculture 2020<\/em>.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref13\" name=\"_ftn13\">[13]<\/a> Bernard Vanlauwe et Achim Dobermann (2020), \u00ab\u00a0Sustainable intensification in sub-Saharan Africa: first things first!\u00a0\u00bb, <em>Frontiers of Agricultural Science and Engineering.<\/em><\/p>\n            <\/div>           \n        <\/div>\n        \n        \n    <\/div>\n        \n<\/section>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A majority agrees on the diagnosis: current agricultural systems are unsustainable. They deplete biodiversity and natural resources and contribute substantially to climate change; furthermore, a large portion of the world&#039;s population lacks access to sufficient food in quantity and quality. 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