{"id":1859,"date":"2021-02-11T11:23:00","date_gmt":"2021-02-11T10:23:00","guid":{"rendered":"https:\/\/fondation-farm.org\/?p=1859"},"modified":"2023-01-10T15:24:23","modified_gmt":"2023-01-10T14:24:23","slug":"baisser-les-rendements-vraiment","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/baisser-les-rendements-vraiment\/","title":{"rendered":"Lower yields, really? \u00a0\u00a0"},"content":{"rendered":"\n<section class=\"texte-image pictogrammes texte blanc \">\n\n    \n    <div class=\"bloc-main container\">  \n\n                <div class=\"contenu\">            \n            <div class=\"colonne\">\n                <p><strong>Face aux dommages caus\u00e9s \u00e0 la biodiversit\u00e9 par l\u2019agriculture \u00ab productiviste\u00a0\u00bb, il est tentant de penser que la solution r\u00e9side dans la baisse des rendements, r\u00e9sultant d\u2019un moindre usage d\u2019engrais min\u00e9raux et de produits phytosanitaires. Mais ce serait faire fausse route\u00a0: pour limiter l\u2019expansion des surfaces cultiv\u00e9es et assurer la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et nutritionnelle des populations, il faut trouver les voies d\u2019une intensification \u00e9cologique, visant \u00e0 produire plus avec moins d\u2019intrants tout en r\u00e9mun\u00e9rant correctement les agriculteurs. \u00a0\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>On n\u2019en finit pas d\u2019\u00e9num\u00e9rer les impacts n\u00e9gatifs de l\u2019agriculture conventionnelle sur la flore, la faune ou encore la qualit\u00e9 des sols, de l\u2019air et de l\u2019eau. La critique s\u2019\u00e9tend \u00e0 la sant\u00e9 humaine, \u00e0 cause de la nocivit\u00e9 de certains pesticides. Il est vrai que l\u2019extraordinaire efficacit\u00e9 du mode de production conventionnel, qui a permis par exemple de quintupler le rendement du bl\u00e9 en France en cinquante ans, a trouv\u00e9 ses limites en raison des effets induits sur la biodiversit\u00e9 et le climat et des pr\u00e9occupations des consommateurs sur la s\u00fbret\u00e9 des aliments. Ce mod\u00e8le est condamn\u00e9. Mais quelles sont les alternatives\u00a0?<\/p>\n<p>Comme l\u2019ont montr\u00e9 les \u00e9changes qui se sont tenus d\u00e9but f\u00e9vrier dans le cadre de l\u2019universit\u00e9 Afterres 2050, certaines prospectives, comme celles de l\u2019Iddri et de Solagro, tournent r\u00e9solument le dos \u00e0 l\u2019agriculture qualifi\u00e9e de productiviste<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>. Elles reposent sur une baisse des rendements des principales cultures de l\u2019ordre de 30-35 %, jusqu\u2019aux niveaux obtenus actuellement en agriculture biologique, gr\u00e2ce \u00e0 une r\u00e9duction drastique de l\u2019usage d\u2019intrants chimiques. Tel est \u00e9galement l\u2019un des axes du rapport r\u00e9cemment publi\u00e9 par le think tank anglais Chatham House, avec l\u2019appui du Programme des Nations unies pour l\u2019environnement<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>.<\/p>\n<p><em><strong>Trois leviers <\/strong><\/em><\/p>\n<p>Selon les auteurs du rapport, trois leviers doivent \u00eatre actionn\u00e9s pour r\u00e9duire les pertes de biodiversit\u00e9 caus\u00e9es par l\u2019activit\u00e9 agricole. Il faut tout d\u2019abord r\u00e9\u00e9quilibrer notre alimentation en mangeant plus de produits v\u00e9g\u00e9taux, tout en diminuant les pertes et gaspillages au sein de la cha\u00eene alimentaire, afin d\u2019all\u00e9ger les besoins en terres cultiv\u00e9es\u00a0: une \u00e9volution d\u2019autant plus souhaitable que l\u2019on consomme trop de viande et que l\u2019\u00e9levage \u00e9met de grandes quantit\u00e9s de gaz \u00e0 effet de serre. Il est en outre n\u00e9cessaire de mettre en r\u00e9serve une partie des terres aujourd\u2019hui consacr\u00e9es \u00e0 l\u2019agriculture et d\u2019\u00e9viter d\u2019en convertir de nouvelles, pour accro\u00eetre les espaces naturels. Il convient enfin, toujours selon Chatham House, de cultiver de mani\u00e8re plus respectueuse de l\u2019environnement, en restreignant l\u2019utilisation d\u2019intrants de synth\u00e8se et <em>\u00ab\u00a0en rempla\u00e7ant la monoculture par la polyculture\u00a0\u00bb<\/em>, ce qui suppose d\u2019accepter l\u2019id\u00e9e que les rendements obtenus dans ces conditions seront toujours plus faibles que dans les syst\u00e8mes conventionnels.<\/p>\n<p>Ce raisonnement accorde un r\u00f4le central \u00e0 l\u2019\u00e9volution de la demande. La modification de la consommation alimentaire, en quantit\u00e9 et en qualit\u00e9, rendrait possible une limitation des surfaces cultiv\u00e9es, donc une extension des espaces prot\u00e9g\u00e9s, et une baisse des rendements. Malheureusement, les arguments avanc\u00e9s ne r\u00e9sistent pas aux faits.<\/p>\n<p><em><strong>Manger plus sain\u00a0? Oui mais\u2026 <\/strong><\/em><\/p>\n<p>En r\u00e9alit\u00e9, l\u2019adoption g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e de r\u00e9gimes alimentaires plus \u00e9quilibr\u00e9s, conformes aux recommandations de l\u2019Organisation mondiale de la sant\u00e9, ne suffirait pas \u00e0 \u00e9viter une hausse globale de la demande et, en cas de d\u00e9clin des rendements, une progression des surfaces cultiv\u00e9es. Selon l\u2019\u00e9tude prospective r\u00e9alis\u00e9e par l\u2019Inrae pour Pluriagri<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>, la demande alimentaire mondiale, exprim\u00e9e en calories, pourrait cro\u00eetre de 47 % entre 2010 et 2050 si les r\u00e9gimes alimentaires restaient sur leur \u00e9volution tendancielle et de 38 % en cas de r\u00e9gimes alimentaires plus sains, de composition variable selon les r\u00e9gions. Dans ce second sc\u00e9nario, les superficies cultiv\u00e9es reculeraient en moyenne de 3 % avec des rendements \u00ab\u00a0hauts\u00a0\u00bb et augmenteraient de 12 % avec des rendements \u00ab\u00a0bas\u00a0\u00bb, mais n\u00e9anmoins en hausse<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>. L\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une baisse des rendements n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9e, mais elle conduirait selon toute vraisemblance \u00e0 une explosion des surfaces suppl\u00e9mentaires d\u00e9di\u00e9es \u00e0 l\u2019agriculture, de l\u2019ordre de plusieurs centaines de millions d\u2019hectares.<\/p>\n<p>Ces r\u00e9sultats s\u2019expliquent essentiellement par deux facteurs. D\u2019une part, dans les projections de l\u2019Inrae, l\u2019expansion de la population mondiale fait plus que compenser la diminution moyenne de la consommation par t\u00eate due \u00e0 une alimentation plus \u00e9quilibr\u00e9e. D\u2019autre part, dans beaucoup de pays en d\u00e9veloppement, en particulier en Afrique subsaharienne, l\u2019adoption de r\u00e9gimes plus favorables \u00e0 la sant\u00e9 a pour cons\u00e9quence une augmentation de la consommation par t\u00eate, en particulier de produits animaux, car leur sous-consommation actuelle, selon les standards officiels, est responsable de graves carences nutritionnelles. Cela montre bien que l\u2019on ne peut pas \u00e9tendre \u00e0 l\u2019ensemble de la plan\u00e8te le raisonnement souvent tenu dans les pays riches.<\/p>\n<p><em><strong>Tensions fonci\u00e8res <\/strong><\/em><\/p>\n<p>Quel que soit le r\u00e9gime alimentaire, dans les pays au sud du Sahara, un accroissement significatif des surfaces cultiv\u00e9es semble in\u00e9luctable. Les projections de l\u2019Inrae pour Pluriagri l\u2019\u00e9valuent entre 32 % (r\u00e9gimes tendanciels) et 53 % (r\u00e9gimes sains) en cas de rendements \u00e9lev\u00e9s, c\u2019est-\u00e0-dire avec une acc\u00e9l\u00e9ration du rythme du progr\u00e8s technique. Inversement, une d\u00e9c\u00e9l\u00e9ration de la productivit\u00e9 ferait augmenter les superficies cultiv\u00e9es dans la r\u00e9gion entre 84 et 113 %, selon le r\u00e9gime alimentaire <em>(tableau)<\/em>. L\u2019expansion des cultures empi\u00e9tant sur les prairies et les for\u00eats, il en r\u00e9sulterait d\u2019\u00e9normes pertes de biodiversit\u00e9 et un surcro\u00eet inqui\u00e9tant d\u2019\u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-1860\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Blog-2010-2050-Augmentation-surfaces-cultivees-Afrique-FARM.jpg\" alt=\"\" width=\"740\" height=\"280\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Blog-2010-2050-Augmentation-surfaces-cultivees-Afrique-FARM.jpg 690w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/Blog-2010-2050-Augmentation-surfaces-cultivees-Afrique-FARM-300x113.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 740px) 100vw, 740px\" \/><\/p>\n<p><em><strong>Et le revenu agricole\u00a0? <\/strong><\/em><\/p>\n<p>Un d\u00e9faut majeur de la quasi-totalit\u00e9 des prospectives publi\u00e9es est qu\u2019elles n\u2019apportent aucun \u00e9clairage sur les implications des sc\u00e9narios \u00e9tudi\u00e9s sur le revenu des agriculteurs. Le rapport de Chatham House n\u2019y \u00e9chappe pas. Or, toutes choses \u00e9gales par ailleurs, une baisse des rendements ne pourrait \u00eatre contrebalanc\u00e9e que par une r\u00e9duction des co\u00fbts de production, une hausse des prix agricoles ou l\u2019apport de recettes compl\u00e9mentaires, provenant par exemple de paiements pour services environnementaux.<\/p>\n<p>Une diminution des achats d\u2019intrants r\u00e9duirait les co\u00fbts de production mais, faute de donn\u00e9es pr\u00e9cises, il est difficile d\u2019anticiper son impact sur les revenus agricoles. Quant aux prix de march\u00e9, les agriculteurs ont tr\u00e8s peu de contr\u00f4le sur leur niveau, m\u00eame si les primes pay\u00e9es dans le cadre du commerce \u00e9quitable \u2013 essentiellement pour les produits agricoles export\u00e9s vers les pays \u00e0 haut revenu \u2013 peuvent augmenter leurs recettes. En revanche, il existe des arguments forts en faveur de paiements pour services environnementaux, financ\u00e9s par des aides publiques ou des march\u00e9s sp\u00e9cifiques, tels qu\u2019ils commencent \u00e0 \u00e9merger pour le stockage de carbone dans les sols agricoles\u00a0: encore faut-il d\u00e9gager pour cela des budgets ad\u00e9quats ou faire en sorte que les agriculteurs puissent participer \u00e0 ces march\u00e9s et en tirer profit.<\/p>\n<p>En tout \u00e9tat de cause, si la baisse des rendements devait aboutir \u00e0 diminuer le revenu des agriculteurs, la pression pour une augmentation de la taille des exploitations &#8211; et donc, en Afrique, pour un d\u00e9frichement accru de la savane et de la for\u00eat \u2013 se renforcerait d\u2019autant.<\/p>\n<p><em><strong>Triple performance <\/strong><\/em><\/p>\n<p>Le dogme d\u2019une agriculture guid\u00e9e par la maximisation de la performance technico-\u00e9conomique, sans \u00e9gard pour l\u2019environnement, a v\u00e9cu. Rien ne sert de lui en substituer un nouveau, qui conduirait \u00e0 ne consid\u00e9rer le d\u00e9veloppement durable que sous l\u2019angle de la biodiversit\u00e9, du changement climatique ou des pr\u00e9occupations sanitaires. Le d\u00e9veloppement durable, rappelons-le, s\u2019appuie sur la recherche simultan\u00e9e d\u2019une triple performance &#8211; \u00e9conomique, sociale et environnementale.<\/p>\n<p>Une hausse de la productivit\u00e9 est imp\u00e9rative, notamment en Afrique subsaharienne, pour augmenter les revenus agricoles et r\u00e9duire le co\u00fbt de l\u2019alimentation, \u00e0 condition de minimiser ses effets n\u00e9gatifs sur les milieux naturels. L\u2019objectif de la transition agro\u00e9cologique ne devrait donc pas \u00eatre de baisser les rendements, mais de trouver les voies d\u2019une nouvelle intensification de l\u2019agriculture, enti\u00e8rement repens\u00e9e, permettant de produire plus avec moins d\u2019intrants. Les cl\u00e9s en sont connues\u00a0: un vigoureux effort de recherche et d\u2019innovation, accompagn\u00e9 d\u2019une vulgarisation des r\u00e9sultats obtenus aupr\u00e8s des agriculteurs\u00a0; l\u2019int\u00e9gration des exigences du d\u00e9veloppement durable dans les fili\u00e8res agroalimentaires\u00a0; enfin, la r\u00e9mun\u00e9ration des services environnementaux fournis par l\u2019agriculture, via des aides directes ou des march\u00e9s sp\u00e9cifiques. Dans les pays du Sud, ces r\u00e9flexions ont une port\u00e9e consid\u00e9rable, car elles s\u2019inscrivent dans la perspective globale des politiques visant \u00e0 lutter contre la pauvret\u00e9 et \u00e0 r\u00e9duire les \u00e9carts structurels de revenus entre villes et campagnes<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Martine Jullien, \u00ab\u00a0Universit\u00e9s Afterres\u00a0: la prospective au service des r\u00e9flexions strat\u00e9giques d\u00e9croissantes\u00a0?\u00a0\u00bb, lettre d\u2019information AGPB du 05\/02\/2021.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Tim G. Benton <em>et al.<\/em>, \u00ab\u00a0Food system impacts on biodiversity loss. Three levers for food system transformation in support of nature\u00a0\u00bb, Research Paper, Energy, Environment and Resources Program, Chatham House, February 2021.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> A. Tibi <em>et al.<\/em>, 2020. \u00ab\u00a0Place des agricultures europ\u00e9ennes dans le monde \u00e0 l\u2019horizon 2050\u00a0: entre enjeux climatiques et d\u00e9fis de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire\u00a0\u00bb. Rapport de synth\u00e8se de l\u2019\u00e9tude Inrae.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Compte tenu des incertitudes, les simulations de l\u2019Inrae ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es en utilisant deux jeux de projections. Le sc\u00e9nario de rendements \u00ab\u00a0hauts\u00a0\u00bb repose sur un rythme soutenu des \u00e9volutions techniques et la pleine valorisation par les plantes de la hausse de la teneur de l\u2019atmosph\u00e8re en CO2 due au changement climatique. Il revient \u00e0 prolonger jusqu\u2019\u00e0 2050 le ralentissement de la croissance moyenne des rendements observ\u00e9 ces deux derni\u00e8res d\u00e9cennies. Inversement, les rendements \u00ab\u00a0bas\u00a0\u00bb supposent un progr\u00e8s technique plus mod\u00e9r\u00e9 et une absence de valorisation du CO2 par les plantes.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Jean-Christophe Debar et Abdoul Fattath Tapsoba, \u00ab La convergence des revenus agricoles et non-agricoles : mythe ou r\u00e9alit\u00e9 ? \u00bb, Blog FARM, 11 janvier 2021. <a href=\"https:\/\/fondation-farm.org\/la-convergence-des-revenus-agricoles-et-non-agricoles-mythe-ou-realite\/\">https:\/\/fondation-farm.org\/la-convergence-des-revenus-agricoles-et-non-agricoles-mythe-ou-realite\/<\/a><\/p>\n            <\/div>           \n        <\/div>\n        \n        \n    <\/div>\n        \n<\/section>\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Faced with the damage caused to biodiversity by &quot;productivist&quot; agriculture, it is tempting to think that the solution lies in lower yields, resulting from a reduced use of mineral fertilizers and plant protection products. But this would be a mistake: to limit the expansion of cultivated areas and ensure the food and nutritional security of populations, we must find ways of ecological intensification, aiming to produce more with fewer inputs while paying farmers properly.<\/p>","protected":false},"author":4,"featured_media":3699,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"inline_featured_image":false,"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"thematique":[28],"annee":[32],"class_list":["post-1859","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-divers","thematique-filieres-des-producteurs-aux-marches","annee-32"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1859","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1859"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1859\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5737,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1859\/revisions\/5737"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3699"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1859"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1859"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1859"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=1859"},{"taxonomy":"annee","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/annee?post=1859"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}