{"id":1658,"date":"2022-03-16T08:35:00","date_gmt":"2022-03-16T07:35:00","guid":{"rendered":"https:\/\/fondation-farm.org\/?p=1658"},"modified":"2022-07-29T16:48:46","modified_gmt":"2022-07-29T14:48:46","slug":"lexpansion-des-surfaces-cultivees-au-detriment-des-milieux-naturels-est-beaucoup-plus-forte-que-prevu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/lexpansion-des-surfaces-cultivees-au-detriment-des-milieux-naturels-est-beaucoup-plus-forte-que-prevu\/","title":{"rendered":"The expansion of cultivated areas, to the detriment of natural environments, is much greater than expected. \u00a0"},"content":{"rendered":"\n<section class=\"texte-image pictogrammes texte blanc \">\n\n    \n    <div class=\"bloc-main container\">  \n\n                <div class=\"contenu\">            \n            <div class=\"colonne\">\n                <div class=\"tex\">\n<p><strong>Selon une \u00e9tude r\u00e9cente exploitant les donn\u00e9es satellitaires du programme Landsat, la superficie des terres cultiv\u00e9es dans le monde, hors prairies et cultures permanentes, a augment\u00e9 de 102\u00a0millions d\u2019hectares (9\u00a0%) entre les p\u00e9riodes 2000-03 et 2016-19, soit environ trois \u00e0 quatre fois plus que ce que sugg\u00e8rent les statistiques de la FAO. Cette expansion s\u2019est acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e depuis le d\u00e9but du XXI\u00e8me si\u00e8cle, empi\u00e9tant sur les for\u00eats et les savanes et accroissant les \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre. L\u2019Afrique et l\u2019Am\u00e9rique du Sud sont responsables respectivement de la moiti\u00e9 et de plus du tiers de l\u2019extension des terres arables. La hausse des surfaces cultiv\u00e9es est encore plus importante si l\u2019on inclut les vergers et les plantes arbustives telles que le cacaoyer, le caf\u00e9ier et le palmier \u00e0 huile, ce qui pose un redoutable d\u00e9fi pour la pr\u00e9servation des \u00e9cosyst\u00e8mes et la lutte contre le changement climatique.<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-3180 size-large\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/vlad-hilitanu-forest-1024x576.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"576\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/vlad-hilitanu-forest-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/vlad-hilitanu-forest-300x169.jpg 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/vlad-hilitanu-forest-768x432.jpg 768w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/vlad-hilitanu-forest-1536x864.jpg 1536w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/vlad-hilitanu-forest-2048x1152.jpg 2048w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/vlad-hilitanu-forest-1500x844.jpg 1500w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/vlad-hilitanu-forest-2000x1125.jpg 2000w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/p>\n<p>Une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e par des chercheurs des universit\u00e9s du Maryland et du Texas et de l\u2019Institut polytechnique national de Mexico, r\u00e9cemment publi\u00e9e dans\u00a0<em>Nature Food<\/em><a href=\"http:\/\/www.fondation-farm.org\/zoe.php?s=blogfarm&amp;w=wt&amp;idt=4080#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>, apporte un nouvel \u00e9clairage sur l\u2019\u00e9volution des surfaces cultiv\u00e9es ces derni\u00e8res d\u00e9cennies. Utilisant les donn\u00e9es satellitaires de haute pr\u00e9cision (r\u00e9solution de 30 m\u00e8tres par pixel) fournies par le programme Landsat de l\u2019agence spatiale am\u00e9ricaine (NASA), elle \u00e9value les changements survenus dans la superficie d\u00e9di\u00e9e aux plantes herbac\u00e9es, annuelles et p\u00e9rennes, destin\u00e9es \u00e0 la consommation des hommes et des animaux ou \u00e0 la production d\u2019\u00e9nergie dans les diff\u00e9rentes r\u00e9gions. La surface cultiv\u00e9e, ainsi d\u00e9finie, est pass\u00e9e de 1,14 milliard d\u2019hectares sur la p\u00e9riode 2000-03 \u00e0 1,24 milliard d\u2019hectares sur la p\u00e9riode 2016-19. Cette surface se r\u00e9partit de mani\u00e8re relativement \u00e9quilibr\u00e9e entre les r\u00e9gions Europe-Asie du Nord, d\u2019une part, et Asie du Sud-Ouest, d\u2019autre part (20 % chacune), l\u2019Afrique (17 %), ainsi que l\u2019Am\u00e9rique du Centre et du Nord, d\u2019une part, et l\u2019Asie du Sud-Est, d\u2019autre part (15 % chacune). Viennent ensuite l\u2019Am\u00e9rique du Sud (9 %) et l\u2019Oc\u00e9anie (3 %). Les \u00e9volutions enregistr\u00e9es dans ces diff\u00e9rentes zones g\u00e9ographiques sont tr\u00e8s contrast\u00e9es.<\/p>\n<p><strong><em>L\u2019expansion des terres cultiv\u00e9es est due pour moiti\u00e9 \u00e0 l\u2019Afrique<\/em><\/strong><\/p>\n<p>En une vingtaine d\u2019ann\u00e9es, l\u2019Afrique a \u00e9tendu ses surfaces cultiv\u00e9es de plus d\u2019un tiers, comptant ainsi pour 52 % de l\u2019augmentation observ\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale\u00a0<em>(tableau)<\/em>. La hausse a \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement rapide dans un petit groupe de pays (Angola, C\u00f4te d\u2019Ivoire, R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo, Mozambique, Zambie). En termes relatifs, cependant, c\u2019est en Am\u00e9rique du Sud que la croissance des surfaces a \u00e9t\u00e9 la plus soutenue (+ 49 % au total, + 77 % au Br\u00e9sil)\u00a0; elle explique 36 % de la hausse globale. La baisse des surfaces observ\u00e9e en Asie du Sud-Est (- 1 %) peut surprendre, mais elle tient probablement au fait que la d\u00e9finition des terres cultiv\u00e9es retenue dans l\u2019\u00e9tude exclut le palmier \u00e0 huile.<\/p>\n<div class=\"mceTemp\"><\/div>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-1703 size-full\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/Evolution-de-la-surface-cultivee-entre-2000-03-et-2016-19.jpg\" alt=\"\" width=\"1045\" height=\"459\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/Evolution-de-la-surface-cultivee-entre-2000-03-et-2016-19.jpg 1045w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/Evolution-de-la-surface-cultivee-entre-2000-03-et-2016-19-300x132.jpg 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/Evolution-de-la-surface-cultivee-entre-2000-03-et-2016-19-1024x450.jpg 1024w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/Evolution-de-la-surface-cultivee-entre-2000-03-et-2016-19-768x337.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1045px) 100vw, 1045px\" \/><\/p>\n<p><strong><em>L\u2019expansion s\u2019acc\u00e9l\u00e8re<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Le taux annuel d\u2019expansion des surfaces cultiv\u00e9es s\u2019est nettement accru en une douzaine d\u2019ann\u00e9es, passant de 5,1 millions d\u2019hectares sur la p\u00e9riode 2004-2007 \u00e0 9 millions sur la p\u00e9riode 2016-2019. En Afrique, ce taux a\u00a0 plus que doubl\u00e9, de 1,7 million \u00e0 3,9 millions d\u2019hectares par an, niveau tr\u00e8s sup\u00e9rieur \u00e0 celui observ\u00e9 en Am\u00e9rique du Sud (1,5 million d\u2019hectares). Il est vrai que l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration de la d\u00e9forestation survenue r\u00e9cemment en Amazonie \u00e9chappe au cadre temporel de l\u2019\u00e9tude.<\/p>\n<p><strong><em>Une augmentation brute deux fois plus forte<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Un apport majeur de l\u2019\u00e9tude est la d\u00e9composition de l\u2019\u00e9volution\u00a0<em>nette<\/em>\u00a0des surfaces cultiv\u00e9es, en augmentation et diminution\u00a0<em>brutes<\/em>. La croissance brute des surfaces (217 millions d\u2019hectares), depuis le d\u00e9but du XXI\u00e8me si\u00e8cle, a \u00e9t\u00e9 plus de deux fois plus forte que leur croissance nette (102 millions d\u2019hectares). Le ratio entre augmentation brute et augmentation nette de la sole cultiv\u00e9e est m\u00eame beaucoup plus \u00e9lev\u00e9 dans certaines r\u00e9gions\u00a0<em>(tableau)<\/em>. Or c\u2019est l\u2019extension brute des terres cultiv\u00e9es qui a le plus d\u2019impact sur le climat et la biodiversit\u00e9.<\/p>\n<p>Globalement, pr\u00e8s de la moiti\u00e9 de la hausse brute des surfaces cultiv\u00e9es (79 % en Afrique) s\u2019est faite au d\u00e9triment de la v\u00e9g\u00e9tation naturelle, principalement les for\u00eats. L\u2019autre moiti\u00e9 provient de la mise en culture de prairies et de terres agricoles pr\u00e9c\u00e9demment abandonn\u00e9es. Seulement 16 % de la diminution brute des superficies cultiv\u00e9es sont dus \u00e0 leur retour \u00e0 la v\u00e9g\u00e9tation naturelle. Les superficies ainsi restaur\u00e9es stockent proportionnellement beaucoup moins de carbone et abritent beaucoup moins de biodiversit\u00e9 que les surfaces qui n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9frich\u00e9es, car la restauration des terres prend beaucoup de temps avant de produire pleinement ses effets.<\/p>\n<p><strong><em>Un ph\u00e9nom\u00e8ne sous-estim\u00e9<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Selon le World Resources Institute, un think tank am\u00e9ricain, les statistiques de la FAO, principale source officielle d\u2019informations sur l\u2019utilisation des terres, tendent \u00e0 sous-estimer consid\u00e9rablement l\u2019extension des surfaces cultiv\u00e9es. De fait, ces statistiques montrent, entre 2003 et 2018, une croissance de la\u00a0<em>surface arable<\/em>\u00a0\u2013 concept proche de celui de surface cultiv\u00e9e retenu dans l\u2019\u00e9tude \u2013 de 35 millions d\u2019hectares (3 %), trois fois inf\u00e9rieure aux 102 millions d\u2019hectares (9 %) mis en \u00e9vidence par les donn\u00e9es satellitaires entre les p\u00e9riodes 2000-03 et 2016-19. L\u2019\u00e9cart est encore plus \u00e9lev\u00e9, d\u2019environ 1 \u00e0 4, si on compare ces derni\u00e8res \u00e0 l\u2019extension des terres arables rapport\u00e9e par la FAO entre 2000 et 2019, soit 24 millions d\u2019hectares (2 %)<a href=\"http:\/\/www.fondation-farm.org\/zoe.php?s=blogfarm&amp;w=wt&amp;idt=4080#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>.<\/p>\n<p>Les raisons de l\u2019\u00e9cart entre les chiffres de la FAO et les donn\u00e9es satellitaires ne sont pas enti\u00e8rement claires<a href=\"http:\/\/www.fondation-farm.org\/zoe.php?s=blogfarm&amp;w=wt&amp;idt=4080#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>. Celui-ci semble d\u00fb \u00e0 des diff\u00e9rences m\u00e9thodologiques, mais r\u00e9sulte aussi probablement du fait que les statistiques onusiennes reposent sur les d\u00e9clarations des Etats, qui peuvent avoir int\u00e9r\u00eat \u00e0 minorer ou majorer, selon le cas, les chiffres relatifs \u00e0 l\u2019\u00e9volution des surfaces cultiv\u00e9es.<\/p>\n<p><strong><em>Un d\u00e9fi \u00e9cologique<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Selon la FAO, les surfaces plant\u00e9es en cultures permanentes, y compris le cacaoyer, le caf\u00e9, le palmier \u00e0 huile, etc., non incluses dans l\u2019\u00e9tude, ont augment\u00e9 de 36 millions d\u2019hectares (27 %) entre 2000 et 2019. Si l\u2019on ajoute l\u2019extension des terres arables, la surface cultiv\u00e9e totale aurait progress\u00e9 de 63 millions d\u2019hectares selon la FAO et d\u2019environ 138 millions d\u2019hectares si l\u2019on reprend les chiffres de l\u2019\u00e9tude. Ces chiffres interrogent sur la capacit\u00e9 des agricultures \u00e0 produire plus, pour nourrir une population mondiale en forte croissance, tout en r\u00e9duisant la pression sur le climat et les milieux naturels.<\/p>\n<p>Dans l\u2019hypoth\u00e8se de la poursuite des tendances actuelles, concernant notamment la hausse des rendements et des surfaces irrigu\u00e9es, la FAO \u00e9value les besoins de terres arables suppl\u00e9mentaires, entre 2012 et 2050, \u00e0 165 millions d\u2019hectares (11 %)<a href=\"http:\/\/www.fondation-farm.org\/zoe.php?s=blogfarm&amp;w=wt&amp;idt=4080#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>. Le World Resources Institute anticipe, quant \u00e0 lui, une augmentation comparable de l\u2019ensemble des surfaces cultiv\u00e9es, y compris les cultures permanentes, de 171 millions d\u2019hectares entre 2010 et 2050. Soulignons qu\u2019il s\u2019agit ici d\u2019une croissance nette des surfaces, qui implique, comme indiqu\u00e9 ci-dessus, une croissance brute des terres cultiv\u00e9es beaucoup plus forte et tr\u00e8s diff\u00e9renci\u00e9e selon les r\u00e9gions.<\/p>\n<p>Le WRI pr\u00e9voit en outre une expansion des p\u00e2tures de 401\u00a0millions d\u2019hectares, li\u00e9e \u00e0 la demande accrue, dans la plupart des pays en d\u00e9veloppement, en produits laitiers et viande de ruminants. Au total, selon ses estimations, la surface utilis\u00e9e pour les cultures et l\u2019\u00e9levage pourrait donc progresser, entre 2010 et 2050, de 572 millions d\u2019hectares, voire 593 millions d\u2019hectares si l\u2019on inclut les besoins de l\u2019aquaculture, elle aussi en expansion<a href=\"http:\/\/www.fondation-farm.org\/zoe.php?s=blogfarm&amp;w=wt&amp;idt=4080#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a>. Pour \u00e9viter un d\u00e9sastre \u00e9cologique, il faudra jouer sur plusieurs leviers\u00a0: transformation des syst\u00e8mes de production agricole, modification des habitudes alimentaires, r\u00e9duction des pertes et des gaspillages, etc., et adapter en cons\u00e9quence les politiques publiques. Le diagnostic est connu, l\u2019\u00e9tude publi\u00e9e dans\u00a0<em>Nature Food<\/em>\u00a0renforce l\u2019urgence de l\u2019action.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<hr \/>\n<div class=\"notebapa\">\n<p><a href=\"http:\/\/www.fondation-farm.org\/zoe.php?s=blogfarm&amp;w=wt&amp;idt=4080#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a>\u00a0Potapov, P.\u00a0<em>et al.<\/em>, 2022. \u00ab\u00a0Global maps of cropland extent and change show accelerated cropland expansion in the twenty-first century\u00a0\u00bb.\u00a0<em>Nature Food<\/em>, vol. 3, January 2022, 19-28.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.fondation-farm.org\/zoe.php?s=blogfarm&amp;w=wt&amp;idt=4080#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a>\u00a0FAO, 2021.\u00a0<em>L\u2019Etat des ressources en terres et en eau pour l\u2019alimentation et l\u2019agriculture dans le monde. Des syst\u00e8mes au bord de la rupture. Rapport de synth\u00e8se 2021<\/em>. Rome.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.fondation-farm.org\/zoe.php?s=blogfarm&amp;w=wt&amp;idt=4080#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a>\u00a0Pour une discussion des concepts de surface cultiv\u00e9e et de surface r\u00e9colt\u00e9e utilis\u00e9s par la FAO, voir le rapport du World Resources Institute,\u00a0<em>Creating a sustainable food future.\u00a0<\/em><em>A Menu of Solutions to Feed Nearly 10 Billion People by 2050<\/em>, July 2019. Ce rapport a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 avec des contributions de chercheurs du Cirad et de l\u2019Inra.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.fondation-farm.org\/zoe.php?s=blogfarm&amp;w=wt&amp;idt=4080#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a>\u00a0FAO, 2018.\u00a0<em>L\u2019avenir de l\u2019alimentation et de l\u2019agriculture. Parcours alternatifs d\u2019ici \u00e0 2050. R\u00e9sum\u00e9<\/em>. Rome.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.fondation-farm.org\/zoe.php?s=blogfarm&amp;w=wt&amp;idt=4080#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a>\u00a0Voir le rapport r\u00e9f\u00e9renc\u00e9 dans la note 3.<\/p>\n<\/div>\n            <\/div>           \n        <\/div>\n        \n        \n    <\/div>\n        \n<\/section>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>According to a recent study using Landsat satellite data, the area of cultivated land worldwide, excluding grasslands and permanent crops, increased by 102 million hectares (9 million hectares) between 2000-03 and 2016-19, about three to four times more than FAO statistics suggest.<\/p>","protected":false},"author":4,"featured_media":3180,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"inline_featured_image":false,"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"thematique":[26],"annee":[33],"class_list":["post-1658","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-divers","thematique-resilience-des-territoires-ruraux","annee-33"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1658","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1658"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1658\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3182,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1658\/revisions\/3182"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3180"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1658"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1658"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1658"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=1658"},{"taxonomy":"annee","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/annee?post=1658"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}