{"id":1471,"date":"2021-10-06T15:33:00","date_gmt":"2021-10-06T13:33:00","guid":{"rendered":"https:\/\/fondation-farm.org\/?p=1471"},"modified":"2022-08-25T15:43:49","modified_gmt":"2022-08-25T13:43:49","slug":"reorienter-le-soutien-a-lagriculture-un-rapport-qui-laisse-sur-sa-faim","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/reorienter-le-soutien-a-lagriculture-un-rapport-qui-laisse-sur-sa-faim\/","title":{"rendered":"Redirecting support for agriculture: a report that leaves you wanting more"},"content":{"rendered":"\n<section class=\"texte-image pictogrammes texte blanc \">\n\n    \n    <div class=\"bloc-main container\">  \n\n                <div class=\"contenu\">            \n            <div class=\"colonne\">\n                <p><strong>Dans un rapport publi\u00e9 le 14 septembre, l\u2019Organisation des Nations unies appelle les gouvernements \u00e0 <em>\u00ab\u00a0r\u00e9orienter le soutien \u00e0 l\u2019agriculture pour transformer les syst\u00e8mes alimentaires\u00a0\u00bb<\/em>. Certes, les agriculteurs doivent \u00eatre mieux accompagn\u00e9s pour relever les d\u00e9fis du changement climatique, prot\u00e9ger la biodiversit\u00e9 et contribuer \u00e0 l\u2019adoption de r\u00e9gimes alimentaires plus sains. Mais quelle est la marge de man\u0153uvre des Etats pour r\u00e9affecter les aides en faveur de la transition agro\u00e9cologique, tout en continuant \u00e0 soutenir la production agricole pour limiter la d\u00e9pendance aux march\u00e9s mondiaux\u00a0? Sur ce point, comme sur d\u2019autres, certaines prescriptions du rapport, s\u2019appuyant sur les b\u00e9n\u00e9fices pr\u00e9sum\u00e9s de la lib\u00e9ralisation des \u00e9changes, laissent perplexe.\u00a0 \u00a0\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>R\u00e9sumons bri\u00e8vement l\u2019argument du document r\u00e9dig\u00e9 conjointement par les agences onusiennes d\u00e9di\u00e9es \u00e0 l\u2019alimentation (FAO), au d\u00e9veloppement (UNDP) et \u00e0 l\u2019environnement (UNEP)<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>. Globalement, au niveau mondial, l\u2019agriculture est soutenue \u00e0 hauteur de 540 milliards de dollars, soit l\u2019\u00e9quivalent de 15 % de la valeur totale de la production agricole. Or la majeure partie de ce montant (73 % sur la p\u00e9riode 2013-2018, 85 % projet\u00e9s en 2030) est octroy\u00e9e sous la forme de soutiens coupl\u00e9s \u00e0 la production, qui entra\u00eenent <em>\u00ab\u00a0une distorsion des prix et [sont] nuisible[s] sur le plan environnemental et social\u00a0\u00bb<\/em><a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>. Il s\u2019agit essentiellement d\u2019<em>\u00ab\u00a0incitations par les prix, telles que les droits de douane \u00e0 l\u2019importation et les subventions \u00e0 l\u2019exportation, ainsi [que de] subventions fiscales li\u00e9es \u00e0 la production d\u2019un produit ou d\u2019un intrant sp\u00e9cifique\u00a0\u00bb<\/em>. En effet,<em> \u00ab\u00a0ces mesures sont inefficaces, faussent les prix des denr\u00e9es alimentaires, nuisent \u00e0 la sant\u00e9 des populations, d\u00e9gradent l\u2019environnement et sont souvent in\u00e9quitables, favorisant les grandes entreprises agroalimentaires au d\u00e9triment des petits exploitants, dont une grande partie sont des femmes\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p>Selon les auteurs du rapport, l\u2019\u00e9limination graduelle de ces mesures serait souhaitable, mais elle provoquerait une forte baisse du revenu et de l\u2019emploi agricoles, en particulier dans les pays d\u00e9velopp\u00e9s et les principaux pays \u00e9mergents (BRIC\u00a0: Br\u00e9sil, Russie, Inde, Chine). Mieux vaut donc, \u00e9crivent-ils, r\u00e9orienter le soutien vers la fourniture des biens publics et des services propices au d\u00e9veloppement durable, comme la recherche-d\u00e9veloppement et la construction d\u2019infrastructures, et vers des aides sp\u00e9cifiques, r\u00e9parties \u00e9quitablement, incitant les producteurs \u00e0 adopter des pratiques plus favorables au climat et \u00e0 la biodiversit\u00e9. Les pertes de revenu subies par les agriculteurs affect\u00e9s par la redistribution du soutien pourraient, le cas \u00e9ch\u00e9ant, \u00eatre compens\u00e9es par des subventions d\u00e9coupl\u00e9es de la production, cr\u00e9dit\u00e9es de moins d\u2019impacts n\u00e9gatifs sur les march\u00e9s et sur l\u2019environnement. De m\u00eame, des aides cibl\u00e9es sont envisag\u00e9es pour prot\u00e9ger les consommateurs les plus pauvres contre une hausse \u00e9ventuelle des prix alimentaires due \u00e0 la r\u00e9duction de la production agricole r\u00e9sultant de la baisse des soutiens.<\/p>\n<p>Ce plaidoyer se fonde sur un constat : les politiques agricoles, telles qu\u2019elles sont habituellement mises en \u0153uvre, ne r\u00e9pondent pas, ou mal, aux multiples enjeux \u2013 \u00e9conomiques, sociaux, environnementaux \u2013 li\u00e9s \u00e0 ce secteur. Elles doivent \u00e9voluer pour atteindre les Objectifs de d\u00e9veloppement durable fix\u00e9s par l\u2019ONU en 2030. Plusieurs pays, au Nord comme au Sud, ont d\u2019ailleurs d\u00e9j\u00e0 engag\u00e9 des r\u00e9formes en ce sens. De ce point de vue, le rapport joue un r\u00f4le utile pour acc\u00e9l\u00e9rer le processus\u00a0: il fournit un tableau exhaustif du soutien, documente les carences de l\u2019intervention publique et souligne la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une nouvelle approche, int\u00e9grant la diversit\u00e9 des impacts et des parties prenantes. D\u2019o\u00f9 vient alors qu\u2019il peine \u00e0 convaincre\u00a0?<\/p>\n<p><strong>En premier lieu, il y a un contraste \u00e9tonnant, dans le rapport, entre la vigueur des critiques \u00e9mises contre le soutien \u00e0 l\u2019agriculture et les r\u00e9sultats, beaucoup plus nuanc\u00e9s, des simulations pr\u00e9sent\u00e9es \u00e0 leur appui.<\/strong> Alors que le communiqu\u00e9 officiel de l\u2019ONU tire \u00e0 boulets rouges sur la \u00ab\u00a0nuisibilit\u00e9\u00a0\u00bb des soutiens coupl\u00e9s \u00e0 la production, les simulations r\u00e9alis\u00e9es par les auteurs \u00e0 l\u2019horizon 2030 montrent toute la complexit\u00e9 des liens entre le type et le niveau des aides, d\u2019une part, et les indicateurs relatifs au changement climatique, \u00e0 la biodiversit\u00e9, \u00e0 la nutrition\u2026, d\u2019autre part. D\u2019apr\u00e8s ces simulations, \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale, les impacts du soutien \u00e0 l\u2019agriculture sur ces indicateurs sont faibles, \u00e0 l\u2019exception notable du revenu agricole<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>. Ils sont tr\u00e8s diff\u00e9rents selon les instruments consid\u00e9r\u00e9s (soutien des prix, subventions), le niveau de revenu des pays (pays d\u00e9velopp\u00e9s, BRIC, autres pays en d\u00e9veloppement) et le type de production (cultures, \u00e9levage). Le rapport souligne d\u2019ailleurs, \u00e0 juste titre, que la diversit\u00e9 des effets du soutien \u00e0 l\u2019agriculture implique d\u2019examiner au cas par cas, c\u2019est-\u00e0-dire pays par pays, les cons\u00e9quences potentielles d\u2019une r\u00e9orientation des aides, afin d\u2019identifier les synergies \u00e9ventuelles et les arbitrages \u00e0 r\u00e9aliser.<\/p>\n<p><strong>Un point interroge tout particuli\u00e8rement\u00a0: le lien \u00e9tabli par le rapport entre la lib\u00e9ralisation des \u00e9changes agricoles et l\u2019am\u00e9lioration de la durabilit\u00e9 environnementale de l\u2019agriculture.<\/strong> Ce lien repose sur le fait que les mesures aux fronti\u00e8res (protections \u00e0 l\u2019importation, subventions aux exportations), qui soutiennent les prix pay\u00e9s aux producteurs \u00e0 un niveau sup\u00e9rieur \u00e0 celui des prix mondiaux, incitent les agriculteurs \u00e0 intensifier leur production en utilisant davantage d\u2019intrants chimiques, nuisibles au climat et \u00e0 la biodiversit\u00e9. Mais quelle est l\u2019ampleur de cet impact\u00a0? Selon les simulations r\u00e9alis\u00e9es par les auteurs, la suppression compl\u00e8te des mesures incrimin\u00e9es r\u00e9duirait les \u00e9missions mondiales de gaz \u00e0 effet de serre (GES) li\u00e9es \u00e0 l\u2019agriculture et au changement d\u2019affectation des terres (donc en tenant compte de la d\u00e9forestation) de seulement 1,5\u00a0% en 2030. Encore cette r\u00e9duction, contest\u00e9e par d\u2019autres \u00e9tudes, ne concernerait-elle que les pays en d\u00e9veloppement autres que les BRIC\u00a0: ces derniers, comme les pays d\u00e9velopp\u00e9s, augmenteraient au contraire leurs rejets de GES. L\u2019effet sur les \u00e9cosyst\u00e8mes ne serait gu\u00e8re plus probant\u00a0: l\u2019\u00e9limination des protections \u00e0 l\u2019importation et des subventions \u00e0 l\u2019exportation entra\u00eenerait, \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale, une hausse des surfaces cultiv\u00e9es (+ 0,16\u00a0%) et une r\u00e9gression des p\u00e2tures (- 0,2\u00a0%). L\u2019indice de biodiversit\u00e9, qui refl\u00e8te l\u2019expansion ou la diminution des habitats naturels, reculerait l\u00e9g\u00e8rement (- 0,02 %). Comme on le voit, sur le plan environnemental, il y a globalement peu d\u2019impacts positifs \u00e0 attendre de la lib\u00e9ralisation des \u00e9changes agricoles, m\u00eame si, encore une fois, ces effets varieraient selon les productions et les pays consid\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n<p>Ce constat est d\u2019autant plus important que les mesures aux fronti\u00e8res repr\u00e9sentent aujourd\u2019hui plus de la moiti\u00e9 du soutien total \u00e0 l\u2019agriculture, part qui pourrait atteindre trois quarts en 2030. Or, le co\u00fbt de ces mesures est support\u00e9 principalement par les consommateurs\u00a0: il ne s\u2019agit pas, pour l\u2019essentiel, de subventions pay\u00e9es par les contribuables, qu\u2019il serait possible de r\u00e9orienter vers des mesures agroenvironnementales ou autres<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>. D\u00e8s lors, pour indemniser, m\u00eame partiellement, les agriculteurs touch\u00e9s par la suppression des protections \u00e0 l\u2019importation, il faudrait lever de nouvelles et substantielles ressources budg\u00e9taires. Pour la plupart des pays en d\u00e9veloppement, confront\u00e9s par ailleurs \u00e0 d\u2019\u00e9normes besoins de financement dans d\u2019autres domaines cruciaux (\u00e9nergie, sant\u00e9, \u00e9ducation, etc.), ce d\u00e9fi est sans doute insurmontable.<\/p>\n<p><strong>Enfin, dans un contexte de ressources fiscales limit\u00e9es, jusqu\u2019o\u00f9 peut-on r\u00e9orienter les aides pour favoriser le d\u00e9veloppement d\u2019une agriculture plus durable sans compromettre la capacit\u00e9 des Etats \u00e0 stimuler la production agricole\u00a0?<\/strong> La plupart d\u2019entre eux veulent en effet disposer d\u2019un approvisionnement ad\u00e9quat pour assurer leur s\u00e9curit\u00e9 alimentaire sans d\u00e9pendre excessivement des march\u00e9s mondiaux. Historiquement, c\u2019est pour cette raison, et pour r\u00e9duire en m\u00eame temps la pauvret\u00e9 dans les campagnes, que beaucoup de gouvernements ont instaur\u00e9 de fortes protections \u00e0 l\u2019importation sur les produits alimentaires et versent \u00e0 leurs agriculteurs des subventions coupl\u00e9es \u00e0 la production. Nombre de pays \u00e0 faible revenu, situ\u00e9s majoritairement en Afrique subsaharienne, ainsi que certains pays \u00e9mergents (Argentine, Inde), continuent toutefois \u00e0 faire pression sur le revenu de leurs agriculteurs, avec un soutien des prix n\u00e9gatif<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a> que les subventions ne suffisent pas \u00e0 compenser. Ces politiques \u00ab\u00a0anti-agricoles\u00a0\u00bb privil\u00e9gient le consommateur \u00e0 court terme, mais p\u00e8sent sur la capacit\u00e9 des pays \u00e0 accro\u00eetre leur autonomie alimentaire.<\/p>\n<p>De fait, les diff\u00e9rents sc\u00e9narios de suppression du soutien explor\u00e9s dans le rapport aboutissent presque tous \u00e0 une hausse des prix des denr\u00e9es. Curieusement, cependant, ils sugg\u00e8rent que la part de la population souffrant de sous-alimentation diminuerait marginalement, en raison d\u2019un recul de l\u2019extr\u00eame pauvret\u00e9\u00a0: r\u00e9sultat qui m\u00e9riterait une contre-expertise, bas\u00e9e sur d\u2019autres mod\u00e9lisations. Quoi qu\u2019il en soit, vu l\u2019enlisement, depuis vingt ans, des n\u00e9gociations agricoles \u00e0 l\u2019Organisation mondiale du commerce, l\u2019\u00e9limination des soutiens cens\u00e9s fausser les march\u00e9s devrait rester longtemps encore un v\u0153u pieux, contrecarr\u00e9 par les pr\u00e9occupations de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire des Etats et les tensions g\u00e9opolitiques. Mais il est inutile, voire contreproductif, d\u2019attendre les gains hypoth\u00e9tiques d\u2019une lib\u00e9ralisation des \u00e9changes pour engager les politiques agricoles, de mani\u00e8re r\u00e9fl\u00e9chie et concert\u00e9e, sur la voie d\u2019une plus grande durabilit\u00e9 sociale et environnementale.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> FAO, UNDP and UNEP. 2021. \u00ab\u00a0A multi-billion-dollar opportunity \u2013 Repurposing agricultural support to transform food systems\u00a0\u00bb. Rome, FAO. <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4060\/cb6562en\">https:\/\/doi.org\/10.4060\/cb6562en<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Selon le communiqu\u00e9 en fran\u00e7ais de l\u2019ONU du 14 septembre 2021\u00a0: \u00ab\u00a0L\u2019ONU demande de r\u00e9affecter 470\u00a0milliards de dollars de subventions agricoles nuisibles sur le plan social et environnemental\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Selon les simulations, la suppression du soutien \u00e0 l\u2019agriculture entra\u00eenerait une baisse du revenu agricole en 2030 (par rapport \u00e0 un sc\u00e9nario tendanciel de poursuite du soutien) \u00e9gale en moyenne \u00e0 6\u00a0% (- 14 % dans les pays d\u00e9velopp\u00e9s, &#8211; 6 % dans les BRIC, + 0,1 % dans les autres pays en d\u00e9veloppement). Les \u00e9missions globales de gaz \u00e0 effet de serre li\u00e9es \u00e0 l\u2019agriculture et au changement d\u2019affectation des terres diminueraient de 2 %. La biodiversit\u00e9, mesur\u00e9e par l\u2019\u00e9volution des habitats favorables \u00e0 la flore et la faune sauvages, s\u2019am\u00e9liorerait en moyenne de 0,1 %.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Le soutien des prix r\u00e9sultant des protections \u00e0 l\u2019importation sur les produits agricoles est calcul\u00e9, pour chaque produit, \u00e0 partir de l\u2019\u00e9cart entre le prix pay\u00e9 aux producteurs et le prix mondial de ce produit. Il est donc consid\u00e9r\u00e9 comme un \u00ab\u00a0surco\u00fbt\u00a0\u00bb pour les consommateurs. Les subventions \u00e0 l\u2019exportation sont financ\u00e9es par les contribuables, mais elles sont beaucoup moins r\u00e9pandues que les protections \u00e0 l\u2019importation.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Un soutien des prix n\u00e9gatif signifie que, pour un produit donn\u00e9, les agriculteurs re\u00e7oivent moins que le prix mondial de ce produit. Les causes en sont vari\u00e9es\u00a0: taxes sur les produits export\u00e9s, r\u00e9glementation stricte des circuits de commercialisation, inefficacit\u00e9s de march\u00e9 li\u00e9es par exemple \u00e0 la d\u00e9ficience des infrastructures de transport et de distribution ou aux rentes excessives de certains interm\u00e9diaires.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n            <\/div>           \n        <\/div>\n        \n        \n    <\/div>\n        \n<\/section>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>In a report published on September 14, the United Nations calls on governments to &quot;redirect support to agriculture to transform food systems.&quot;<\/p>","protected":false},"author":4,"featured_media":3418,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"inline_featured_image":false,"footnotes":""},"categories":[43],"tags":[],"thematique":[26],"annee":[32],"class_list":["post-1471","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-politiques-publiques","thematique-resilience-des-territoires-ruraux","annee-32"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1471","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1471"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1471\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3420,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1471\/revisions\/3420"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3418"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1471"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1471"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1471"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=1471"},{"taxonomy":"annee","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/annee?post=1471"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}