{"id":13969,"date":"2023-11-30T08:48:44","date_gmt":"2023-11-30T07:48:44","guid":{"rendered":"https:\/\/fondation-farm.org\/?p=13969"},"modified":"2023-11-30T11:35:48","modified_gmt":"2023-11-30T10:35:48","slug":"cop28-adaptation-climatique-donnees-analogues","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/cop28-adaptation-climatique-donnees-analogues\/","title":{"rendered":"COP28 and adaptation to climate change: the data challenge"},"content":{"rendered":"\n<section class=\"texte-image pictogrammes texte blanc \">\n\n    \n    <div class=\"bloc-main container\">  \n\n                <div class=\"contenu\">            \n            <div class=\"colonne\">\n                <p><strong>L\u2019adaptation au changement climatique est au c\u0153ur des n\u00e9gociations de la COP28. L\u2019agriculture, qui doit faire face \u00e0 des s\u00e9cheresses, vagues de chaleur ou inondations, est particuli\u00e8rement concern\u00e9e par ces besoins d\u2019adaptation. Pour se faire, les mod\u00e9lisations climatiques bas\u00e9es sur des donn\u00e9es globales et locales sont indispensables afin de mieux comprendre le climat futur et mener des transitions durables. La Fondation FARM donne la parole \u00e0 Benjamin Sultan, chercheur \u00e0 <\/strong><a href=\"https:\/\/www.ird.fr\/\"><strong>l\u2019IRD<\/strong><\/a><strong>, l<\/strong><strong>&lsquo;Institut de recherche pour le d\u00e9veloppement<\/strong><strong> afin de discuter des \u00e9volutions du climat, des possibilit\u00e9s d&rsquo;adaptation et des enjeux li\u00e9s aux donn\u00e9es.<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-13970 aligncenter\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/ITV-Benjamin-Sultan-1024x670.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"670\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/ITV-Benjamin-Sultan-1024x670.jpg 1024w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/ITV-Benjamin-Sultan-300x196.jpg 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/ITV-Benjamin-Sultan-768x503.jpg 768w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/ITV-Benjamin-Sultan-1536x1006.jpg 1536w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/ITV-Benjamin-Sultan-1500x982.jpg 1500w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/ITV-Benjamin-Sultan.jpg 1552w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/p>\n<p><strong>Fondation FARM\u00a0:<\/strong><strong> Pourquoi l\u2019adaptation est aujourd\u2019hui primordiale pour l\u2019agriculture\u00a0? <\/strong><\/p>\n<p><strong>Benjamin Sultan :<\/strong> Le changement climatique est une r\u00e9elle menace pour l\u2019agriculture. Les temp\u00e9ratures augmentent et exacerbent les risques de stress thermique sur les plantes et les animaux. Il y a \u00e9galement une hausse de la fr\u00e9quence d\u2019\u00e9v\u00e8nements extr\u00eames comme les s\u00e9cheresses, les inondations\u2026 Dans les pays du Sud, ces risques p\u00e8sent sur des syst\u00e8mes de production d\u00e9j\u00e0 fragiles et qui doivent nourrir une population en forte croissance. Bien s\u00fbr, ces risques touchent \u00e9galement les pays du Nord, comme la France pendant l\u2019\u00e9t\u00e9 2022 qui a connu pr\u00e8s de 3\u00b0C d\u2019augmentation par rapport \u00e0 la normale 1900-1930 avec des baisses de rendement agricole de 10 \u00e0 30 %.<\/p>\n<p>Les syst\u00e8mes agricoles se retrouvent aujourd\u2019hui en d\u00e9s\u00e9quilibre en raison de l\u2019\u00e9volution brusque du climat et parviennent difficilement \u00e0 s\u2019adapter. Nous avons pourtant insist\u00e9 en essayant d\u2019irriguer davantage, de mettre plus d\u2019engrais et de pesticides. L\u2019exemple phare est le ma\u00efs en M\u00e9diterran\u00e9e, une culture fortement consommatrice d\u2019eau qui ne r\u00e9siste pas \u00e0 la chaleur et qui n\u2019est plus adapt\u00e9e au climat m\u00e9diterran\u00e9en.<\/p>\n<p><strong>Fondation FARM : <\/strong><strong>Pourriez-vous nous expliquer ce que sont des analogues climatiques\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><strong>Benjamin Sultan :<\/strong> Les analogues climatiques permettent d\u2019appr\u00e9hender et de visualiser quel va \u00eatre le climat d\u2019une zone donn\u00e9e dans le futur \u00e0 partir d\u2019exemples d\u00e9j\u00e0 existants dans le monde actuel. Ce travail se fait \u00e0 partir de simulations climatiques et a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9 \u00e0 de grandes villes.<\/p>\n<p><strong>Par exemple, \u00e0 horizon 2050, on observe que le climat futur de la ville de Lisbonne va \u00eatre tr\u00e8s proche du climat actuel de la ville d\u2019Alger. Paris sera assez proche de Madrid. <\/strong><\/p>\n<p>Nous avons une sorte de d\u00e9calage o\u00f9 chaque ville peut imaginer son propre climat en descendant de quelques degr\u00e9s en latitude, ou en montant de quelques degr\u00e9s dans l\u2019h\u00e9misph\u00e8re Sud. En M\u00e9diterran\u00e9e, nous savons que la rive Nord \u2013 autrement dit le Sud de l\u2019Europe \u2013 devrait fortement s\u2019ass\u00e9cher et devenir plus chaud. Nous retrouverons alors un climat qui ressemblera \u00e0 ce que l\u2019on connait aujourd\u2019hui au Maroc, en Tunisie ou en Alg\u00e9rie.<\/p>\n<p>En revanche, il existe des endroits dans le monde o\u00f9 il n\u2019y a pas d\u2019analogue climatique. Par exemple, certaines r\u00e9gions du Moyen-Orient vont d\u00e9passer les 50\u00b0C avec l\u2019effet du changement climatique. Ce sont des climats que nous n\u2019avons jamais connu ailleurs dans le monde. Nous aurons \u00e9galement des conditions tr\u00e8s sp\u00e9cifiques dans les r\u00e9gions tropicales \u2013 au Sahel, voire en Amazonie &#8211; du fait d\u2019une combinaison de forte humidit\u00e9 et de fortes temp\u00e9ratures engendrant des stress thermiques importants et des canicules qui pourraient \u00eatre plus meurtri\u00e8res dans ces r\u00e9gions que dans celles o\u00f9 les temp\u00e9ratures seront simplement plus \u00e9lev\u00e9es mais sans forte humidit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Les analogues climatiques\u00a0: \u00e9tendue du changement des conditions climatiques dans les principales villes en 2050<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-13971 aligncenter\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Sans-titre.png\" alt=\"\" width=\"979\" height=\"629\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Sans-titre.png 979w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Sans-titre-300x193.png 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Sans-titre-768x493.png 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 979px) 100vw, 979px\" \/><\/p>\n<p>Source\u00a0: <a href=\"https:\/\/journals.plos.org\/plosone\/article?id=10.1371\/journal.pone.0217592\">Bastin et al., 2019, \u201cUnderstanding climate change from a global analysis of city analogues\u201d<\/a><\/p>\n<p><em>Comme le montre cette carte, les villes repr\u00e9sent\u00e9es par des points verts sont celles pour lesquelles les conditions climatiques futures correspondent \u00e0 des climats connus aujourd\u2019hui dans d\u2019autres grandes villes, autrement dit qui ont des analogues climatiques identifiables. \u00c0 l\u2019inverse, les villes color\u00e9es en rouge sont celles pour lesquelles les conditions climatiques futures ne correspondent \u00e0 aucun climat connu aujourd\u2019hui dans le monde.<\/em> <em>Elles sont particuli\u00e8rement concentr\u00e9es en zone tropicale. La taille des points repr\u00e9sente l\u2019ampleur du changement entre les conditions climatiques actuelles et futures. <\/em><\/p>\n<p><strong>Fondation FARM :<\/strong><strong> Dans une perspective d\u2019adaptation, quel est l\u2019int\u00e9r\u00eat des analogues climatiques pour le secteur agricole\u00a0? <\/strong><\/p>\n<p><strong>Benjamin Sultan\u00a0:<\/strong> Ils sont utiles pour trouver des solutions d\u2019adaptation en identifiant des vari\u00e9t\u00e9s ou des modes de culture dans une r\u00e9gion qui exp\u00e9rimente d\u00e9j\u00e0 les contraintes que l\u2019on connaitra plus tard, et o\u00f9 les agriculteurs se sont mis \u00e0 s\u00e9lectionner des vari\u00e9t\u00e9s et \u00e0 adopter des pratiques plus adapt\u00e9es \u00e0 ces conditions climatiques. <strong>Pour reprendre l\u2019exemple du ma\u00efs en M\u00e9diterran\u00e9e, qui va connaitre un fort ass\u00e8chement, le sorgho pourrait \u00eatre adopt\u00e9 en s\u2019inspirant de l\u2019exemple africain<\/strong>. En effet, il est s\u00e9lectionn\u00e9 depuis des ann\u00e9es au Sahel en raison de sa r\u00e9sistance aux s\u00e9cheresses et aux fortes temp\u00e9ratures.<\/p>\n<p>N\u00e9anmoins, ces pratiques agricoles import\u00e9es doivent \u00e9galement s\u2019adapter aux facteurs culturels \u2013 \u00eatre accept\u00e9es par les agriculteurs et s\u2019int\u00e9grer dans le paysage \u2013 et aux facteurs socio-\u00e9conomiques, en r\u00e9pondant \u00e0 une demande et \u00e0 un march\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Fondation FARM<\/strong><strong>\u00a0: Dans l\u2019une de vos r\u00e9centes <\/strong><a href=\"https:\/\/theconversation.com\/secheresses-en-afrique-et-rechauffement-climatique-attention-aux-raccourcis-191447\"><strong>publications<\/strong><\/a><strong>, vous \u00e9voquez le besoin de renforcer les r\u00e9seaux d&rsquo;observation, en particulier sur le continent africain. Pourriez-vous nous expliquer les enjeux\u00a0derri\u00e8re ce manque de donn\u00e9es\u00a0?\u00a0 <\/strong><\/p>\n<p><strong>Benjamin Sultan<\/strong>\u00a0: Il y a effectivement des disparit\u00e9s assez fortes en termes d\u2019informations, en particulier en Afrique. Le r\u00e9seau d\u2019observation y est moins dense et de moindre qualit\u00e9, limitant nos capacit\u00e9s d\u2019\u00e9tudes sur l\u2019\u00e9volution du changement climatique et de ses cons\u00e9quences. Les conflits r\u00e9cents entravent \u00e9galement l\u2019acc\u00e8s aux donn\u00e9es avec de moins en moins d\u2019observations pour caract\u00e9riser l\u2019effet du r\u00e9chauffement climatique. N\u00e9anmoins, nous pouvons continuer \u00e0 collecter des donn\u00e9es &#8211; sous certaines conditions \u2013 via les partenaires de l\u2019IRD, notamment au Niger et au Burkina Faso. Malgr\u00e9 tout, il y a des r\u00e9gions comme le Mali o\u00f9 l\u2019IRD avait des r\u00e9seaux d\u2019observation sur la v\u00e9g\u00e9tation, l\u2019agriculture ou le p\u00e2turage depuis des dizaines d\u2019ann\u00e9es et qui sont aujourd\u2019hui inaccessibles pour des raisons d\u2019ins\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Le partage des observations est \u00e9galement essentiel<\/strong>. En Afrique &#8211; en tout cas, dans les r\u00e9gions que je connais &#8211; il y a un probl\u00e8me de transparence car la donn\u00e9e n\u2019est pas publique. Elle est tr\u00e8s peu partag\u00e9e et, m\u00eame si elle existe, elle ne sera pas utilis\u00e9e par la recherche pour les pr\u00e9visions m\u00e9t\u00e9orologiques. Elle peut \u00e9galement \u00eatre de mauvaise qualit\u00e9 car elle n\u2019est pas soumise \u00e0 v\u00e9rification par des pairs. D\u00e8s lors, les r\u00e9flexions sur l\u2019adaptation-m\u00eame peuvent se faire \u00e0 partir de donn\u00e9es anciennes ou de mauvaise qualit\u00e9.<\/p>\n<p>Pour les mod\u00e9lisations et les analogues climatiques, nous utilisons des donn\u00e9es globales qui vont int\u00e9grer des images satellites couvrant l\u2019ensemble du globe. Afin d\u2019\u00e9valuer et de valider ces donn\u00e9es, elles peuvent \u00eatre combin\u00e9es \u00e0 des donn\u00e9es provenant de stations locales. Cela veut dire que nous utilisons souvent dans nos \u00e9tudes ou m\u00eame dans les rapports du GIEC des jeux de donn\u00e9es qui comportent plus d\u2019incertitudes pour les pays du Sud, l\u00e0 o\u00f9 elles sont tr\u00e8s fiables pour les pays du Nord<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>.<\/p>\n<p>Au niveau de l\u2019Organisation m\u00e9t\u00e9orologique mondiale (OMM), il y a \u00e9galement des trous dans le syst\u00e8me d\u2019information au niveau des pays africains<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>. Pr\u00e8s d\u2019un quart des observations n\u2019arrivent jamais \u00e0 l\u2019OMM. Cela est d\u00fb \u00e0 une multitude de facteurs\u00a0: le r\u00e9seau ne marche pas, les donn\u00e9es ne sont pas transmises, il y a un conflit \u00e0 tel endroit\u2026<\/p>\n<p>Depuis la COP21, des programmes sur le sauvetage des donn\u00e9es, sur l\u2019utilisation des donn\u00e9es elles-m\u00eames, sur les syst\u00e8mes d\u2019alerte pr\u00e9coce ont tout de m\u00eame vu le jour. Le programme <a href=\"https:\/\/www.crews-initiative.org\/fr\">CREWS<\/a> (Climate Risk and Early Warning Systems) a par exemple \u00e9t\u00e9 port\u00e9 en partie par la France au moment de la COP21. Cependant, les disparit\u00e9s de donn\u00e9es persistent entre les pays du Nord et du Sud.<\/p>\n<p><strong>Fondation FARM<\/strong><strong>\u00a0: Que peut-on attendre de la COP28\u00a0? <\/strong><\/p>\n<p><strong>Benjamin Sultan<\/strong>\u00a0: C\u2019est une COP vraiment importante parce qu\u2019elle va permettre de faire le premier bilan mondial de l\u2019Accord de Paris. Nous savons d\u00e9j\u00e0 que nous ne sommes pas sur la bonne trajectoire et qu\u2019il va falloir la corriger. Dans le m\u00eame temps, pour les pays du Sud, il y a de nombreux enjeux. Nous, pays du Nord, leur demandons de changer de mod\u00e8le, de ne pas prendre la m\u00eame trajectoire que nous sur les \u00e9nergies, bien qu\u2019ils n\u2019aient pas les moyens financiers de le faire pour l\u2019instant. <strong>Une attente particuli\u00e8re portera sur le bilan mondial de l\u2019adaptation\u00a0afin de mieux diriger les efforts<\/strong>. Ce bilan devra r\u00e9pondre \u00e0 deux questions\u00a0: Comment mesure-t-on l\u2019adaptation\u00a0? Et quels sont les pays dans lesquels l\u2019adaptation se fait ou ne peut pas se faire pour cause d\u2019un manque d\u2019investissement\u00a0?<\/p>\n<p>Les enjeux d\u2019adaptation sont donc multiples. D\u2019abord, en termes de donn\u00e9es, il est primordial de pouvoir acc\u00e9der \u00e0 des informations de qualit\u00e9 sur le temps long afin de d\u00e9gager des tendances fiables sur les \u00e9v\u00e8nements extr\u00eames li\u00e9s au changement climatique et de mieux comprendre le climat futur de certaines r\u00e9gions tr\u00e8s vuln\u00e9rables.<\/p>\n<p>Avec un d\u00e9calage des biog\u00e9ographies en latitude, le transfert de connaissance est \u00e9galement primordial aussi bien des Nords vers les Suds que des Suds vers les Nords, tout particuli\u00e8rement en ce qui concerne les pratiques agricoles, les vari\u00e9t\u00e9s plus adapt\u00e9es, etc.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Les difficult\u00e9s d\u2019\u00e9valuation des performances des mod\u00e8les de climat en Afrique tiennent \u00e9galement \u00e0 la forte variabilit\u00e9 naturelle des pr\u00e9cipitations en Afrique comme le pr\u00e9cise Benjamin Sultan dans son article\u00a0: <a href=\"https:\/\/theconversation.com\/secheresses-en-afrique-et-rechauffement-climatique-attention-aux-raccourcis-191447\">https:\/\/theconversation.com\/secheresses-en-afrique-et-rechauffement-climatique-attention-aux-raccourcis-191447<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> <a href=\"https:\/\/public.wmo.int\/en\/resources\/library\/2020-state-of-climate-services-report\">https:\/\/public.wmo.int\/en\/resources\/library\/2020-state-of-climate-services-report<\/a>; <a href=\"https:\/\/theconversation.com\/secheresses-en-afrique-et-rechauffement-climatique-attention-aux-raccourcis-191447\">https:\/\/theconversation.com\/secheresses-en-afrique-et-rechauffement-climatique-attention-aux-raccourcis-191447<\/a><\/p>\n            <\/div>           \n        <\/div>\n        \n        \n    <\/div>\n        \n<\/section>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>The FARM Foundation invites Benjamin Sultan, a researcher at IRD, the French Institute for Research and Development, to discuss climate change, adaptation options, and data-related issues.<\/p>","protected":false},"author":4,"featured_media":13970,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"inline_featured_image":false,"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"thematique":[25],"annee":[73],"class_list":["post-13969","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-divers","thematique-autres","annee-2023-2022"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13969","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13969"}],"version-history":[{"count":14,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13969\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13992,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13969\/revisions\/13992"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/13970"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13969"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13969"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13969"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=13969"},{"taxonomy":"annee","embeddable":true,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/annee?post=13969"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}