{"id":2884,"date":"2022-11-23T09:49:29","date_gmt":"2022-11-23T08:49:29","guid":{"rendered":"https:\/\/fondation-farm.org\/?post_type=observatoire&#038;p=2884"},"modified":"2026-03-02T11:30:43","modified_gmt":"2026-03-02T10:30:43","slug":"panorama","status":"publish","type":"observatoire","link":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/observatoire\/panorama\/","title":{"rendered":"Panorama"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading alignwide\">Dans son Observatoire, la Fondation FARM propose des analyses globales et des focus sur les soutiens publics \u00e0 l&rsquo;agriculture et \u00e0 l&rsquo;alimentation<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">Trois indicateurs cl\u00e9s sont analys\u00e9s : les&nbsp;<strong>d\u00e9penses publiques&nbsp;de soutien \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation<\/strong>, le&nbsp;<strong>soutien des prix du march\u00e9<\/strong> et&nbsp;le<strong> soutien total \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">Le <strong>premier volet<\/strong> de ces analyses concerne les \u00e9l\u00e9ments cl\u00e9s \u00e0 retenir sur les d\u00e9penses publiques dans le monde et plus sp\u00e9cifiquement en Afrique subsaharienne. Le <strong>deuxi\u00e8me volet<\/strong> est consacr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude des soutiens des prix du march\u00e9, et enfin le <strong>dernier volet<\/strong> d\u00e9di\u00e9 \u00e0 l&rsquo;analyse du soutien total.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\"><strong>Analyses des indicateurs de soutiens en 2024<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">D\u00e9couvrez les analyses r\u00e9centes sur les 3 principaux indicateurs de l&rsquo;Observatoire<\/p>\n\n\n\n<div class=\"accordeons\">\n\n    <div class=\"accordion\">\n        \n            <div class=\"accordion__item\">\n\n                <div class=\"accordion__title\">\n                    <div class=\"accordion__arrow\"><span class=\"accordion__arrow-item \">+<\/span><\/div>\n                    <h3>Les D\u00e9penses publiques \u00e0 l&rsquo;agriculture et \u00e0 l&rsquo;alimentation (DPAA)<\/h3>\n\n                <\/div>\n\n                <div class=\"faq_contenu accordion__content\">\n                    <p><strong>Apr\u00e8s sa mise en ligne en 2022, l\u2019Observatoire mondial des soutiens publics \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation de la Fondation FARM conna\u00eet de nouveaux d\u00e9veloppements, avec la mise en ligne de donn\u00e9es in\u00e9dites ! Apr\u00e8s les <a href=\"https:\/\/fondation-farm.org\/observatoire\/panorama\/\">premi\u00e8res analyses<\/a> publi\u00e9es, FARM offre un regard approfondi et renouvel\u00e9 sur les interventions des \u00c9tats dans le domaine du soutien \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation. Combien et sous quelles formes les \u00c9tats d\u00e9pensent-ils pour soutenir leurs secteurs agricoles et alimentaires mais aussi quels \u00e9carts de soutien observe-t-on entre les pays ?<\/strong><\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\">Une plateforme de connaissances enrichie sur les soutiens publics \u00e0 l\u2019agriculture<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L\u2019Observatoire propose de nouvelles analyses reposant sur des donn\u00e9es actualis\u00e9es issues de <strong>sources reconnues (OCDE, BID, MAFAP-FAO)<\/strong> et est enrichi par l\u2019ajout <strong>de nouveaux pays <a href=\"https:\/\/fondation-farm.org\/les-depenses-publiques-de-soutien-a-lagriculture-et-a-lalimentation-une-question-de-pays-riches\/#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a><\/strong> gr\u00e2ce aux donn\u00e9es du programme MAFAP. Il permet une analyse plus fine des tendances et des \u00e9carts de soutien entre les pays, fournissant aux d\u00e9cideurs et acteurs du secteur agricole une compr\u00e9hension essentielle pour concevoir des politiques de soutien plus efficaces et justes.<\/p>\n<p>L\u2019Observatoire couvre d\u00e9sormais 45 pays \u00e0 revenu \u00e9lev\u00e9, 39 pays \u00e0 revenu interm\u00e9diaire et 9 pays \u00e0 faible revenu repr\u00e9sentant ensemble plus de 90 % de la valeur de la production agricole mondiale. Les donn\u00e9es s\u2019\u00e9tendent de 1986 \u00e0 2022, selon les pays.<\/p>\n<p>Les analyses de l\u2019Observatoire continuent de s\u2019articuler autour des trois indicateurs cl\u00e9s : les <strong>D\u00e9penses publiques de soutien \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation<\/strong>, le <strong>Soutien des prix du march\u00e9<\/strong> (les mesures cr\u00e9ant un \u00e9cart entre le prix int\u00e9rieur et celui des march\u00e9s internationaux), et le <strong>Soutien total \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation <\/strong>(<a href=\"mailto:https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/Observatoire-de-FARM-Note-me%CC%81thodologique-VF-06122022.pdf\">lien vers la note m\u00e9thodologique<\/a>). Ce premier volet de l\u2019analyse de l\u2019Observatoire de FARM se concentre sur les d\u00e9penses publiques de soutien \u00e0 l\u2019agriculture.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/fondation-farm.org\/les-depenses-publiques-de-soutien-a-lagriculture-et-a-lalimentation-une-question-de-pays-riches\/#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Les nouveaux pays sont : la Mauritanie, le Niger, le Nig\u00e9ria, les Seychelles et le Bangladesh<\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\">Plus de 542 milliards $ de d\u00e9penses publiques mondiales consacr\u00e9es \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Le montant des d\u00e9penses publiques mondiales orient\u00e9es vers le soutien \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation,<\/strong> calcul\u00e9 sur la moyenne des trois derni\u00e8res ann\u00e9es connues, s\u2019\u00e9l\u00e8ve<strong> \u00e0 plus de 542 milliards de dollars am\u00e9ricains (USD)<\/strong>. <strong>Pr\u00e8s de 90 % de ce montant<\/strong> est concentr\u00e9 dans quatre grandes r\u00e9gions : en t\u00eate <strong>l\u2019Asie de l\u2019Est<\/strong> (130 milliards), <strong>l\u2019Am\u00e9rique du Nord<\/strong> (125 milliards), <strong>l\u2019Asie du Sud<\/strong> (119 milliards), et <strong>l\u2019Europe de l\u2019Ouest et du Centre<\/strong> (106 milliards) <strong><em>(graphique 1)<\/em><\/strong>.<\/p>\n<blockquote><p><strong>Graphique 1<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-30544 size-large\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph1-DPAA-Observatoire-2-1024x614.png\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"614\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph1-DPAA-Observatoire-2-1024x614.png 1024w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph1-DPAA-Observatoire-2-300x180.png 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph1-DPAA-Observatoire-2-768x461.png 768w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph1-DPAA-Observatoire-2.png 1150w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/p>\n<p><strong>Le graphique 2<\/strong> pr\u00e9sente le d\u00e9tail de ces d\u00e9penses calcul\u00e9es sur la moyenne des trois derni\u00e8res ann\u00e9es par pays et exprim\u00e9es en millions USD au sein de 11 regroupements r\u00e9gionaux. <strong>En Asie de l\u2019Est, la Chine<\/strong> est le pays qui d\u00e9pense le plus pour soutenir son agriculture avec plus de , repr\u00e9sentant une part majeure des d\u00e9penses publiques de soutien dans cette r\u00e9gion. <strong>En Am\u00e9rique du Nord<\/strong>, <strong>les \u00c9tats-Unis<\/strong> dominent avec 119 milliards USD, suivis par <strong>le Canada <\/strong>avec 5,5 milliards USD. Pour <strong>l\u2019Asie du Sud, l\u2019Inde<\/strong> est le plus grand contributeur avec 114 milliards USD. Le bloc form\u00e9 par <strong>l\u2019Union europ\u00e9enne<\/strong> occupe une place importante avec <strong>92,5 milliards USD<\/strong>, suivie du <strong>Royaume-Uni <\/strong>(6 milliards USD).<\/p>\n<p>Comme l\u2019indique le graphique, le Br\u00e9sil, le Mexique, l\u2019\u00c9thiopie, la Turquie, la Russie, l\u2019Australie et l\u2019Indon\u00e9sie sont les pays qui qui d\u00e9pensent le plus pour soutenir les secteurs agricole et alimentaire dans leur sous-r\u00e9gion respective.<\/p>\n<blockquote><p><strong>Graphique 2<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-30545 size-large\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph2-DPAA-Observatoire-2-1024x1024.png\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"1024\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph2-DPAA-Observatoire-2-1024x1024.png 1024w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph2-DPAA-Observatoire-2-300x300.png 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph2-DPAA-Observatoire-2-150x150.png 150w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph2-DPAA-Observatoire-2-768x768.png 768w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph2-DPAA-Observatoire-2-1536x1536.png 1536w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph2-DPAA-Observatoire-2-1500x1500.png 1500w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph2-DPAA-Observatoire-2.png 1604w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/p>\n<p>Les \u00e9carts dans les montants des d\u00e9penses publiques de soutien \u00e0 l\u2019agriculture entre les principales r\u00e9gions (Asie de l\u2019Est, Am\u00e9rique du Nord, Asie du Sud, Europe de l\u2019Ouest et du Centre) et le reste du monde sont consid\u00e9rables. Ces diff\u00e9rences r\u00e9v\u00e8lent des \u00e9carts profonds en termes de capacit\u00e9s budg\u00e9taires et de priorit\u00e9s strat\u00e9giques entre les pays. Les r\u00e9gions les plus riches et les plus industrialis\u00e9es allouent des sommes beaucoup plus importantes pour soutenir leur secteur agricole, tandis que les r\u00e9gions \u00e0 revenu plus faible, comme l\u2019Afrique subsaharienne, disposent de moyens limit\u00e9s pour financer ce type de soutien alors que le secteur agricole est un secteur cl\u00e9 de leurs \u00e9conomies et que l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire demeure un probl\u00e8me public s\u00e9rieux.<\/p>\n<p>Au cours des deux derni\u00e8res ann\u00e9es (<a href=\"https:\/\/fondation-farm.org\/observatoire-depenses-agriculture-soutiens\/\">voir les analyses de la Fondation FARM<\/a>), les d\u00e9penses publiques mondiales de soutien \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation n\u2019ont que peu \u00e9volu\u00e9. <strong>Le panorama mondial demeure domin\u00e9 par les pays riches et industrialis\u00e9s<\/strong>, qui, bien que moins d\u00e9pendants de l\u2019agriculture, investissent davantage dans ce secteur.<\/p>\n<p>Ces disparit\u00e9s rendent les comparaisons entre pays et r\u00e9gions difficiles si l\u2019on consid\u00e8re uniquement les montants bruts des d\u00e9penses publiques. Pour faciliter les comparaisons, nous rapporterons ces montants \u00e0 la valeur de la production agricole de chaque pays. Cela permet de mesurer l\u2019intensit\u00e9 du soutien ou en d\u2019autres termes l\u2019effort financier consenti par un \u00c9tat, quel que soit son niveau de richesse pour soutenir son agriculture.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\">L&rsquo;Asie du Sud, l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord et l&rsquo;Europe en t\u00eate avec des efforts financiers bien au-del\u00e0 de la moyenne mondiale<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Lorsqu\u2019elles sont rapport\u00e9es \u00e0 la valeur de la production agricole, l\u2019analyse des d\u00e9penses publiques montre aussi des \u00e9carts significatifs dans l\u2019intensit\u00e9 du soutien entre les pays et les r\u00e9gions. Au niveau mondial, les efforts financiers consentis par les \u00c9tats pour soutenir \u00e0 l\u2019agriculture repr\u00e9sente en moyenne 14 % de la valeur de la production agricole mondiale. Les r\u00e9gions comme l\u2019Am\u00e9rique du Nord, l\u2019Asie du Sud, et l\u2019Europe de l\u2019Ouest et du Centre se d\u00e9marquent par un fort engagement financier envers l\u2019agriculture <strong>(graphique 3)<\/strong>. En effet, <strong>l\u2019Asie du Sud affiche l\u2019un des taux les plus \u00e9lev\u00e9s des d\u00e9penses publiques agricoles repr\u00e9sentant 25 % de la valeur de sa production primaire<\/strong>. Juste derri\u00e8re l\u2019Asie du Sud, l\u2019Am\u00e9rique du Nord consacre 24 % de la valeur de sa production agricole pour financer son secteur agricole. Avec un soutien de 20 %, l\u2019Europe se distingue \u00e9galement par son engagement financier dans l\u2019agriculture. Cependant, il convient de noter que la r\u00e9forme de la Politique agricole commune (PAC) de 2003, mise en \u0153uvre dans les ann\u00e9es suivantes, a entra\u00een\u00e9 une r\u00e9duction des d\u00e9penses publiques agricoles. Cette diminution s\u2019explique notamment par le d\u00e9couplage des aides, auparavant li\u00e9es \u00e0 la production agricole. Ainsi, les d\u00e9penses publiques agricoles sont pass\u00e9es de 27 % de la valeur de la production agricole en 2006 \u00e0 seulement 17 % en 2022.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019inverse, des r\u00e9gions comme l\u2019Afrique subsaharienne (8 %) ou l\u2019Am\u00e9rique du Sud (2 %), malgr\u00e9 une d\u00e9pendance significative \u00e0 l\u2019agriculture pour la croissance \u00e9conomique et la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, montrent un soutien plus faible, en raison de contraintes budg\u00e9taires et\/ou de strat\u00e9gies orient\u00e9es vers d\u2019autres m\u00e9canismes de soutien, notamment \u00e0 travers le march\u00e9.<\/p>\n<blockquote><p><strong>Graphique 3<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-30546 size-large\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph3-DPAA-Observatoire-2-1024x555.png\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"555\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph3-DPAA-Observatoire-2-1024x555.png 1024w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph3-DPAA-Observatoire-2-300x163.png 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph3-DPAA-Observatoire-2-768x416.png 768w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph3-DPAA-Observatoire-2-1536x832.png 1536w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph3-DPAA-Observatoire-2-2048x1110.png 2048w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph3-DPAA-Observatoire-2-1500x813.png 1500w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph3-DPAA-Observatoire-2-2000x1084.png 2000w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/p>\n<h2><\/h2>\n<h2 style=\"text-align: center;\">Les pays nordiques, champions en termes d\u2019intensit\u00e9 des d\u00e9penses publiques de soutien \u00e0 l\u2019agriculture<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le <strong>graphique 4<\/strong> pr\u00e9sente une vue d\u00e9taill\u00e9e des efforts consentis par chaque pays pour soutenir leur agriculture, exprim\u00e9s en pourcentage de la production agricole. La Norv\u00e8ge, la Suisse et l\u2019Islande se d\u00e9marquent avec des niveaux de soutien \u00e9lev\u00e9s, atteignant respectivement 55 %, 48 % et 40 % de la production agricole. Parmi les grandes \u00e9conomies agricoles, les \u00c9tats-Unis et l\u2019Inde affichent \u00e9galement un soutien significatif, chacune \u00e0 26 %. Certains pays d\u2019Afrique subsaharienne montrent \u00e9galement un engagement public notable. En \u00c9thiopie, en Tanzanie et au S\u00e9n\u00e9gal, les pouvoirs publics consacrent respectivement 23 %, 22 % et 20 % de la valeur de leur production agricole au soutien du secteur, ce qui t\u00e9moigne d\u2019un effort financier significatif pour ces pays par rapport aux autres pays de la r\u00e9gion. En revanche, la Chine, qui repr\u00e9sente pr\u00e8s de 20 % des 542 milliards USD de d\u00e9penses publiques mondiales consacr\u00e9es \u00e0 l\u2019agriculture, affiche un soutien relatif nettement inf\u00e9rieur, repr\u00e9sentant seulement 6 % de la valeur de sa production agricole, soit une intensit\u00e9 deux fois inf\u00e9rieure \u00e0 la moyenne mondiale.<\/p>\n<blockquote><p><strong>Graphique 4\u00a0: Panorama d\u00e9taill\u00e9 par pays\u00a0: D\u00e9penses publiques de soutien \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation pays, en % de la valeur de la production agricole<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<h2><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-30547 size-large\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph4-DPAA-Observatoire-2-1024x1024.png\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"1024\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph4-DPAA-Observatoire-2-1024x1024.png 1024w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph4-DPAA-Observatoire-2-300x300.png 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph4-DPAA-Observatoire-2-150x150.png 150w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph4-DPAA-Observatoire-2-768x768.png 768w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph4-DPAA-Observatoire-2-1536x1536.png 1536w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph4-DPAA-Observatoire-2-1500x1500.png 1500w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph4-DPAA-Observatoire-2.png 1604w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/h2>\n<h2 style=\"text-align: center;\">Diff\u00e9rentes approches ou strat\u00e9gies pour d\u00e9penser dans l\u2019agriculture<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>3\/5 des d\u00e9penses publiques mondiales de soutien \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation sont des transferts budg\u00e9taires encourageant la production ou destin\u00e9es aux producteurs<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Les d\u00e9penses publiques de soutien sont r\u00e9parties en trois grandes cat\u00e9gories : transferts budg\u00e9taires \u00e0 la production, transferts budg\u00e9taires \u00e0 la consommation et services collectifs (infrastructures, formations, recherches et vulgarisation, etc.) pour le d\u00e9veloppement agricole <strong>(graphique 5)<\/strong>. Chaque r\u00e9gion a ses priorit\u00e9s et adoptent des strat\u00e9gies distinctes. L\u2019analyse des d\u00e9penses publiques permet de rendre compte de ces options et objectifs\u00a0: soutenir directement la production, la comp\u00e9titivit\u00e9 et le revenu des producteurs\u00a0; rendre les produits agricoles plus abordables pour les consommateurs ou encore investir dans le d\u00e9veloppement d\u2019infrastructures en milieu rural et de services d\u00e9di\u00e9s au d\u00e9veloppement de l\u2019agriculture. La r\u00e9partition des d\u00e9penses traduit donc des priorit\u00e9s diff\u00e9rentes qui r\u00e9pondent aux besoins sp\u00e9cifiques des pays mais aussi \u00e0 l\u2019h\u00e9ritage des politiques publiques agricoles, comme l\u2019indiquent les d\u00e9bats relatifs aux r\u00e9formes de la Politique agricole commune au sein de l\u2019UE.<\/p>\n<p>Par exemple, les Etats-Unis consacrent plus de la moiti\u00e9 (55 %) de leurs d\u00e9penses publiques agricoles au soutien \u00e0 la consommation. L\u2019objectif est de garantir des produits agroalimentaires plus abordables pour les consommateurs, notamment \u00e0 travers les vastes programmes de subvention alimentaire tel que le SNAP (Supplemental Nutrition Assistance Program) plus connu sous le nom de Food stamps ou encore le programme de soutien \u00e0 l\u2019alimentation en milieu scolaire (National School Lunch Program). Ces politiques participent de mani\u00e8re indirecte \u00e0 soutenir la production agricole. Les transferts \u00e0 la production y sont \u00e9galement importants, soit 35 % des d\u00e9penses consacr\u00e9es aux secteurs tandis que les services collectifs pour le d\u00e9veloppement agricole sont relativement faibles (10 %). De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la fronti\u00e8re, au Canada, seulement 2 % des d\u00e9penses agricoles sont consacr\u00e9es \u00e0 la consommation, le reste est dirig\u00e9 massivement vers la production (65 %) et les services collectifs (33 %).<\/p>\n<p>En Asie du Sud, l\u2019approche peut aussi varier d\u2019un pays \u00e0 l\u2019autre. L\u2019Inde consacre respectivement 46 % et 39 % de ses d\u00e9penses agricoles pour encourager la consommation et la production. Le Bangladesh priorise quant \u00e0 lui le soutien aux services collectifs (62 % des d\u00e9penses) alors que les transferts budg\u00e9taires \u00e0 la production repr\u00e9sentent 31% des d\u00e9penses.<\/p>\n<p>En Europe de l\u2019Ouest et du Centre, la priorit\u00e9 est globalement accord\u00e9e aux transferts \u00e0 la production, qui repr\u00e9sentent 85 % des d\u00e9penses agricoles, montrant un soutien direct aux producteurs agricoles \u00e0 travers les aides de la Politique agricole commune pour les pays de l\u2019Union europ\u00e9enne. Les services collectifs pour le d\u00e9veloppement agricole sont limit\u00e9s \u00e0 un peu moins de 15 %, tandis qu\u2019il n\u2019y a pratiquement aucun transfert orient\u00e9 vers le soutien \u00e0 la consommation.<\/p>\n<p>En Afrique subsaharienne, l\u2019essentiel des d\u00e9penses publiques (pr\u00e8s de 90 %) est dirig\u00e9 vers les services collectifs pour le d\u00e9veloppement agricole. Cela montre une approche ax\u00e9e sur l\u2019infrastructure et le d\u00e9veloppement g\u00e9n\u00e9ral du secteur plut\u00f4t que sur des subventions directes \u00e0 la production ou \u00e0 la consommation. Ces d\u00e9penses sont certes n\u00e9cessaires mais constituent un soutien indirect \u00e0 la production compos\u00e9 majoritairement de d\u00e9penses de service rural (sant\u00e9, \u00e9ducation, pistes, etc.) comme nous l\u2019avons montr\u00e9 dans l\u2019analyse publi\u00e9e en 2022 <a href=\"https:\/\/fondation-farm.org\/observatoire-depenses-agriculture-soutiens\/\">(retrouvez l\u2019analyse de 2022 ici)<\/a>.<\/p>\n<blockquote><p><strong>Graphique 5 :<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-30548 size-large\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph5-DPAA-Observatoire-2-1024x462.png\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"462\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph5-DPAA-Observatoire-2-1024x462.png 1024w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph5-DPAA-Observatoire-2-300x135.png 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph5-DPAA-Observatoire-2-768x347.png 768w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph5-DPAA-Observatoire-2-1536x694.png 1536w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph5-DPAA-Observatoire-2-1500x677.png 1500w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph5-DPAA-Observatoire-2.png 1920w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\">Regards sur l\u2019Afrique subsaharienne<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Tout comme dans les autres r\u00e9gions, les d\u00e9penses publiques de soutien \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation ont tr\u00e8s peu \u00e9volu\u00e9 en Afrique subsaharienne. En outre, les donn\u00e9es d\u00e9taill\u00e9es disponibles sur cette r\u00e9gion sont relativement faibles et concernent principalement l\u2019Afrique de l\u2019Ouest et de l\u2019Est. Grace aux efforts du Programme MAFAP de la FAO, le nombre de pays couvert est pass\u00e9 \u00e0 19 avec l\u2019ajout de la Mauritanie, du Niger, du Nig\u00e9ria et des Seychelles.<\/p>\n<p>L\u2019essentiel des d\u00e9penses publiques de soutien public \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation en Afrique subsaharienne reste massivement orient\u00e9 vers la fourniture de services collectifs pour le d\u00e9veloppement du secteur agricole et du milieu rural. L\u2019ensemble des services collectifs repr\u00e9sente 86 % du total des d\u00e9penses budg\u00e9taires agricoles mais les deux-tiers (56 %) de ces d\u00e9penses ne ciblent pas directement le secteur agricole. Il s\u2019agit par exemple de d\u00e9penses rurales de sant\u00e9, d\u2019\u00e9ducation, d\u2019infrastructures, etc. Ces d\u00e9penses rurales sont cependant essentielles et contribuent, de mani\u00e8re indirecte, au d\u00e9veloppement du secteur agricole dans la mesure o\u00f9 la majeure partie des populations rurales travaille dans ce secteur <strong>(graphique 6)<\/strong>.<\/p>\n<p>Les transferts ciblant la production sont faibles (8 %) et les politiques commerciales mises en \u0153uvre r\u00e9duisent voire annulent les effets des soutiens aux producteurs. Ces politiques commerciales sont souvent orient\u00e9es vers le maintien d\u2019une alimentation accessible \u00e9conomiquement pour les consommateurs (voir les analyses pr\u00e9c\u00e9dentes sur le biais urbain). Ces politiques commerciales favorisent les importations de produits alimentaires dont les prix sont plus comp\u00e9titifs que ceux des produits locaux. Dans certains pays comme le Rwanda ou le Mali, les transferts budg\u00e9taires octroy\u00e9s aux producteurs n\u2019arrivent pas \u00e0 compenser les effets n\u00e9gatifs des politiques commerciales (le troisi\u00e8me volet des analyses de l\u2019Observatoire sur le Soutien total reviendra en d\u00e9tails sur ces cas).<\/p>\n<blockquote><p><strong>Graphique 6<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-30549 size-large\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph6-DPAA-Observatoire-2-1024x740.png\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"740\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph6-DPAA-Observatoire-2-1024x740.png 1024w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph6-DPAA-Observatoire-2-300x217.png 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph6-DPAA-Observatoire-2-768x555.png 768w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph6-DPAA-Observatoire-2-1536x1110.png 1536w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph6-DPAA-Observatoire-2-1500x1084.png 1500w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph6-DPAA-Observatoire-2.png 1920w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\">Une d\u00e9pendance notable \u00e0 l\u2019aide en temps de crises budg\u00e9taires chez les donneurs<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>De plus, comme l\u2019indique le <strong>graphique 7<\/strong>, il faut noter une certaine d\u00e9pendance des budgets agricoles \u00e0 l\u2019aide internationale. Entre 10 et 40 % des d\u00e9penses agricoles proviennent du soutien des bailleurs de fonds et des partenaires techniques et financiers. Une telle d\u00e9pendance peut nuire \u00e0 l\u2019efficience et \u00e0 la durabilit\u00e9 des strat\u00e9gies agricoles dans les diff\u00e9rents pays en particulier dans un contexte marqu\u00e9 par la contrainte budg\u00e9taire des bailleurs.<\/p>\n<p>En effet, une tendance forte au d\u00e9sengagement est en cours aujourd\u2019hui, notamment en France dont le gouvernement Barnier envisage un recul de 34 % des ressources destin\u00e9es \u00e0 l\u2019aide publique au d\u00e9veloppement (APD). Si c\u2019est en France que la baisse envisag\u00e9e est la plus importante, d\u2019autres pays europ\u00e9ens ont engag\u00e9 ce repli comme l\u2019Allemagne, la Finlande ou la Grande-Bretagne. Les pays du Nord qui \u00e9taient parmi les rares \u00e9conomies riches \u00e0 atteindre l\u2019objectif de 0,7 % du Revenu national brut d\u00e9di\u00e9 \u00e0 l\u2019APD fix\u00e9 par les Nations Unies. L\u2019Union europ\u00e9enne qui est aussi un bailleur majeur va aussi diminuer son soutien aux pays vuln\u00e9rables avec une baisse pr\u00e9vue de 35 % de ses cr\u00e9dits allou\u00e9s aux Pays les moins avanc\u00e9s, sur la p\u00e9riode 2025-2027 par rapport \u00e0 la p\u00e9riode pr\u00e9c\u00e9dente.<\/p>\n<blockquote><p><strong>Graphique 7<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p data-wp-editing=\"1\"><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-30554 size-large\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph7-DPAA-Observatoire-1024x732.png\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"732\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph7-DPAA-Observatoire-1024x732.png 1024w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph7-DPAA-Observatoire-300x214.png 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph7-DPAA-Observatoire-768x549.png 768w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph7-DPAA-Observatoire-1536x1098.png 1536w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph7-DPAA-Observatoire-1500x1072.png 1500w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph7-DPAA-Observatoire.png 1920w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\">De Maputo \u00e0 Kampala\u00a0: des r\u00e9sultats mitig\u00e9s<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En 2003, lors du Sommet de Maputo au Mozambique, les chefs d\u2019\u00c9tat de l\u2019Union africaine se sont engag\u00e9s \u00e0 allouer au moins 10 % de leurs budgets publics au secteur agricole, avec pour ambition d\u2019atteindre une croissance annuelle de 6 % dans ce secteur. Il s\u2019agissait pour les dirigeants de positionner le secteur primaire comme moteur du d\u00e9veloppement \u00e9conomique et social du continent. Cet engagement pris dans le cadre du Programme d\u00e9taill\u00e9 de d\u00e9veloppement de l\u2019agriculture africaine (PDDAA) a \u00e9t\u00e9 renouvel\u00e9 en 2014 \u00e0 Malabo, en Guin\u00e9e \u00e9quatoriale.<\/p>\n<p>Cependant, les r\u00e9alit\u00e9s budg\u00e9taires montrent que de nombreux pays peinent \u00e0 respecter cet engagement. Selon les donn\u00e9es du programme MAFAP que nous avons analys\u00e9es, sur 19 pays, seuls 9 ont atteint la cible minimale de 10 % de d\u00e9penses publiques consacr\u00e9es \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation. <strong>Si l\u2019on exclut les d\u00e9penses rurales, consid\u00e9r\u00e9es comme des soutiens indirects au secteur agricole, seule l\u2019\u00c9thiopie respecte pleinement ses engagements vis-\u00e0-vis de l\u2019objectif de Maputo<\/strong> <strong>(graphique 8)<\/strong>. Ces donn\u00e9es conduisent, de fait, \u00e0 s\u2019interroger sur les moyens mis en \u0153uvre tout autant que sur l\u2019engagement et la volont\u00e9 des \u00c9tats africains \u00e0 soutenir efficacement leur agriculture.<\/p>\n<p>Du 9 au 11 janvier 2025, Kampala accueillera le Sommet extraordinaire des chefs d\u2019\u00c9tat et de gouvernement de l\u2019Union africaine. Ce sommet sera consacr\u00e9 \u00e0 l\u2019adoption de la nouvelle Strat\u00e9gie et du Plan d\u2019action du PDDAA pour la p\u00e9riode 2026-2035. Cette rencontre repr\u00e9sente une opportunit\u00e9 cruciale pour les \u00c9tats membres de r\u00e9affirmer leur engagement envers le d\u00e9veloppement agricole et de d\u00e9finir des actions concr\u00e8tes pour atteindre les objectifs fix\u00e9s. Il est imp\u00e9ratif que les discussions aboutissent \u00e0 des engagements financiers solides et \u00e0 des m\u00e9canismes de suivi rigoureux, afin de transformer les promesses en r\u00e9alisations tangibles pour le secteur agricole africain.<\/p>\n<blockquote><p><strong>Graphique 8<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-30551 size-large\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph8-DPAA-Observatoire-2-1024x643.png\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"643\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph8-DPAA-Observatoire-2-1024x643.png 1024w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph8-DPAA-Observatoire-2-300x188.png 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph8-DPAA-Observatoire-2-768x482.png 768w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph8-DPAA-Observatoire-2-1536x964.png 1536w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph8-DPAA-Observatoire-2-1500x941.png 1500w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Graph8-DPAA-Observatoire-2.png 1920w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/p>\n                <\/div>\n\n            <\/div>\n\n\n\n            \n            <\/div>\n<\/div>\n\n\n\n\n<div class=\"accordeons\">\n\n    <div class=\"accordion\">\n        \n            <div class=\"accordion__item\">\n\n                <div class=\"accordion__title\">\n                    <div class=\"accordion__arrow\"><span class=\"accordion__arrow-item \">+<\/span><\/div>\n                    <h3>Le Soutien des prix du march\u00e9 (SPM)<\/h3>\n\n                <\/div>\n\n                <div class=\"faq_contenu accordion__content\">\n                    <p><strong>Le Soutien des prix du march\u00e9 (SPM), <\/strong>\u00a0<strong>canal non budg\u00e9taire des soutiens publics agricoles, r\u00e9v\u00e8le des arbitrages majeurs. Entre soutien aux producteurs et protection des consommateurs, il dessine un monde agricole profond\u00e9ment in\u00e9gal, o\u00f9 les prix favorisent certains et taxent les autres.<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-36722 size-full\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-ia-soutiens-des-prix-aux-marches-1400x933px.jpg\" alt=\"\" width=\"1400\" height=\"933\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-ia-soutiens-des-prix-aux-marches-1400x933px.jpg 1400w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-ia-soutiens-des-prix-aux-marches-1400x933px-300x200.jpg 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-ia-soutiens-des-prix-aux-marches-1400x933px-768x512.jpg 768w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-ia-soutiens-des-prix-aux-marches-1400x933px-18x12.jpg 18w\" sizes=\"auto, (max-width: 1400px) 100vw, 1400px\" \/><\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir d\u00e9crypt\u00e9 <a href=\"https:\/\/fondation-farm.org\/les-depenses-publiques-de-soutien-a-lagriculture-et-a-lalimentation-une-question-de-pays-riches\/\">les d\u00e9penses budg\u00e9taires dans notre pr\u00e9c\u00e9dent volet<\/a>, <a href=\"https:\/\/fondation-farm.org\/observatoire\/accueil\/\"><strong>l\u2019Observatoire mondial des soutiens publics \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation<\/strong><\/a> se penche sur le second pilier du soutien agricole : <strong>le Soutien des prix du march\u00e9 (SPM)<\/strong>. Si les d\u00e9penses budg\u00e9taires sont la partie \u00e9merg\u00e9e de l\u2019iceberg, le SPM en constitue la partie immerg\u00e9e. Moins visible dans les budgets de l\u2019\u00c9tat, il n&rsquo;en est pas moins d\u00e9terminant pour le <strong>revenu des agriculteurs<\/strong>, la <strong>s\u00e9curit\u00e9 alimentaire<\/strong> et la <strong>comp\u00e9titivit\u00e9 des fili\u00e8res<\/strong> \u00e0 travers le monde.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><span style=\"color: #00534c;\"><strong>Comprendre les soutiens des prix du march\u00e9 (SPM)<\/strong><\/span><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Avant d\u2019entrer dans les comparaisons internationales, il est essentiel de comprendre ce que mesure r\u00e9ellement le Soutien des prix du march\u00e9. Cette notion, souvent technique, \u00e9claire pourtant un pan entier des politiques agricoles qui \u00e9chappe aux budgets publics. Cette section pose les bases : comment le SPM fonctionne, ce qu\u2019il r\u00e9v\u00e8le et pourquoi il est indispensable pour analyser les distorsions de prix.<\/p>\n<p>Contrairement aux d\u00e9penses publiques (DPAA) qui sont des d\u00e9caissements r\u00e9els de l\u2019Etat, le SPM est une estimation \u00e9conomique de ce que le march\u00e9 transf\u00e8re en raison des politiques publiques. <strong>Il mesure l\u2019\u00e9cart entre le prix int\u00e9rieur per\u00e7u par un agriculteur pour sa production et un prix de r\u00e9f\u00e9rence li\u00e9 au commerce international, ajust\u00e9 pour \u00eatre comparable au prix observ\u00e9 sur le march\u00e9 int\u00e9rieur.<\/strong> Cet \u00e9cart n&rsquo;est pas le fruit du hasard, mais la cons\u00e9quence directe de politiques publiques : <strong>droits de douane<\/strong>, <strong>quotas d&rsquo;importation<\/strong>, <strong>prix garantis<\/strong> ou, \u00e0 l&rsquo;inverse, <strong>taxes \u00e0 l&rsquo;exportation<\/strong> et <strong>contr\u00f4le des prix<\/strong>.<\/p>\n<p>Si les d\u00e9penses publiques mesurent l&rsquo;effort budg\u00e9taire des \u00c9tats, le Soutien des prix du march\u00e9 (SPM) mesure l&rsquo;impact des politiques commerciales et de r\u00e9gulation sur les prix pay\u00e9s aux producteurs. Il refl\u00e8te ainsi l\u2019ampleur des distorsions induites par les politiques publiques sur les march\u00e9s agricoles domestiques.<\/p>\n<p>L\u2019analyse du SPM est essentielle, car elle met en lumi\u00e8re deux grandes orientations des politiques agricoles. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, certains pays soutiennent leurs producteurs en maintenant des prix int\u00e9rieurs \u00e9lev\u00e9s. De l\u2019autre, les politiques de prix se traduisent par une taxation implicite de l\u2019agriculture, afin de contenir les prix alimentaires ou de capter des recettes publiques sur les exportations.<\/p>\n<p>Cette diversit\u00e9 se refl\u00e8te dans la valeur du SPM, qui peut \u00eatre positive, n\u00e9gative ou proche de z\u00e9ro. Chacune de ces configurations a des implications distinctes pour les revenus agricoles, l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019alimentation et la comp\u00e9titivit\u00e9 internationale\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li style=\"list-style-type: none;\">\n<ul>\n<li><strong>Un SPM positif<\/strong> signifie que le prix int\u00e9rieur pay\u00e9 au producteur est sup\u00e9rieur au prix de r\u00e9f\u00e9rence li\u00e9 au commerce international. Il en r\u00e9sulte que les politiques publiques mises en \u0153uvre engendrent un transfert implicite en faveur des producteurs pour les soutenir, comme en Chine sur la viande de porc par exemple. Ce soutien peut stimuler la production nationale et renforcer les revenus agricoles, mais il rench\u00e9rit aussi le co\u00fbt pour les consommateurs. Lorsque le SPM est \u00e9lev\u00e9, il peut \u00e9galement alimenter des critiques en mati\u00e8re de protectionnisme et \u00eatre source de tensions commerciales. Il peut aussi affecter la comp\u00e9titivit\u00e9 des produits domestiques sur les march\u00e9s internationaux.<\/li>\n<li><strong>Un SPM n\u00e9gatif<\/strong> indique que les prix pay\u00e9s aux agriculteurs pour leur production est inf\u00e9rieur au niveau des prix de r\u00e9f\u00e9rence internationaux. Il s\u2019apparente \u00e0 une <strong data-start=\"1680\" data-end=\"1702\">taxation implicite<\/strong> de la production agricole, susceptible de <strong data-start=\"1745\" data-end=\"1771\">r\u00e9duire la rentabilit\u00e9<\/strong>, de <strong data-start=\"1776\" data-end=\"1807\">d\u00e9courager l\u2019investissement<\/strong> et, selon les contextes, de <strong data-start=\"1836\" data-end=\"1866\">r\u00e9duire l\u2019offre domestique<\/strong>. Cette situation est fr\u00e9quente lorsque les pouvoirs publics cherchent \u00e0 maintenir des prix alimentaires bas au b\u00e9n\u00e9fice des consommateurs urbains, comme c\u2019est souvent le cas de nombreux pays d\u2019Afrique subsaharienne. Elle refl\u00e8te parfois un <strong>biais urbain<\/strong>, o\u00f9 la stabilit\u00e9 sociale en ville et le pouvoir d\u2019achat des m\u00e9nages urbains priment sur la r\u00e9mun\u00e9ration des producteurs, au prix d\u2019un transfert implicite des campagnes vers les villes et d\u2019un affaiblissement des incitations \u00e0 produire localement. Lorsque le produit concern\u00e9 est majoritairement export\u00e9, comme par exemple le soja en Argentine, ce SPM n\u00e9gatif s\u2019apparente \u00e0 une taxe implicite \u00e0 l\u2019exportation, susceptible de g\u00e9n\u00e9rer des recettes publiques.<\/li>\n<li><strong>Un SPM nul ou proche de z\u00e9ro<\/strong> traduit un alignement des prix int\u00e9rieurs sur les prix de r\u00e9f\u00e9rence. Producteurs et consommateurs \u00e9voluent alors dans un environnement relativement sans distorsion, o\u00f9 les signaux-prix des march\u00e9s internationaux se transmettent plus directement.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><span style=\"color: #00534c;\">168 milliards USD de transferts nets : une moyenne mondiale en trompe-l&rsquo;\u0153il<\/span><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;\u00e9chelle mondiale, les transferts nets li\u00e9s au SPM atteignent environ <strong>168 milliards USD<\/strong>, selon les estimations produites par l\u2019Observatoire de FARM, qui mobilise et agr\u00e8ge \u2014 sur les trois derni\u00e8res ann\u00e9es disponibles \u2014 les donn\u00e9es de l\u2019OCDE, de la BID\/IDB et du MAFAP.<\/p>\n<p>Cependant, cette moyenne mondiale est trompeuse, car elle r\u00e9sulte de politiques nationales diam\u00e9tralement oppos\u00e9es, dont les effets peuvent se neutraliser dans l\u2019agr\u00e9gat. Pour comprendre la r\u00e9alit\u00e9 des dynamiques \u00e0 l\u2019\u0153uvre, il faut regarder plus finement la nature et l\u2019ampleur \u00a0des distorsions <strong>(Graphique 1)<\/strong>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><span style=\"color: #00534c;\"><strong>La g\u00e9ographie des distorsions : qui soutient et qui taxe ?<\/strong><\/span><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les politiques de prix ne se r\u00e9partissent pas uniform\u00e9ment dans le monde. Certaines r\u00e9gions soutiennent massivement leurs producteurs, tandis que d\u2019autres taxent implicitement leur agriculture. Cette section d\u00e9voile les grands blocs g\u00e9ographiques et les dynamiques qui redessinent aujourd\u2019hui la carte mondiale du soutien des prix agricoles.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/fondation-farm.org\/vers-une-convergence-du-soutien-des-prix-du-marche-entre-pays-riches-et-emergents\/\"><strong>Alors que l&rsquo;Europe et l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord ont longtemps recouru au SPM comme instrument de soutien, la dynamique mondiale<\/strong><\/a> s&rsquo;est profond\u00e9ment d\u00e9plac\u00e9e. Aujourd&rsquo;hui, <strong>l\u2019Asie de l\u2019Est<\/strong> concentre d\u00e9sormais l\u2019essentiel du soutien positif aux prix, avec pr\u00e8s de 243\u202fmilliards USD \u2014 soit plus de 80\u202f% du total mondial. La Chine en est le principal moteur, utilisant massivement le soutien des prix pour s\u00e9curiser sa production.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019oppos\u00e9, <strong>l\u2019Asie du Sud<\/strong> affiche un SPM n\u00e9gatif massif de <strong>-120,2 milliards USD<\/strong>. <strong>L\u2019Am\u00e9rique du Sud<\/strong> enregistre \u00e9galement un solde n\u00e9gatif <strong>(-708 millions USD)<\/strong>. Dans ces r\u00e9gions, l&rsquo;agriculture n&rsquo;est pas subventionn\u00e9e par les prix, elle est \u00ab\u00a0tax\u00e9e\u00a0\u00bb implicitement pour soutenir le pouvoir d&rsquo;achat des consommateurs ou les finances publiques.<\/p>\n<blockquote><p><strong>Graphique 1<\/strong> <strong>\u2013 Soutien des prix du march\u00e9 par r\u00e9gion (moyenne des trois derni\u00e8res ann\u00e9es disponibles, en millions USD).<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-36689 aligncenter\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/graph1-farm.jpg\" alt=\"\" width=\"1920\" height=\"1080\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/graph1-farm.jpg 1920w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/graph1-farm-300x169.jpg 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/graph1-farm-768x432.jpg 768w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/graph1-farm-1536x864.jpg 1536w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/graph1-farm-18x10.jpg 18w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/graph1-farm-1500x844.jpg 1500w\" sizes=\"auto, (max-width: 1920px) 100vw, 1920px\" \/><\/p>\n<p>Au-del\u00e0 du constat r\u00e9gional, l\u2019analyse d\u00e9sagr\u00e9g\u00e9e par pays met en \u00e9vidence la forte h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des politiques de soutiens des prix agricoles \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale <strong>(Graphique 2)<\/strong>. Elle r\u00e9v\u00e8le non seulement l\u2019ampleur des transferts dans certains pays, mais aussi la diversit\u00e9 des choix politiques associ\u00e9s \u00e0 ce type de soutien au secteur <span style=\"color: #00534c;\">agricole.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><span style=\"color: #00534c;\"><strong>Les champions du soutien aux producteurs<\/strong><\/span><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>La<\/strong> <strong>Chine<\/strong>, avec un SPM estim\u00e9 \u00e0 pr\u00e8s de <strong>200 milliards USD<\/strong>, domine tr\u00e8s largement le classement, traduisant le recours massif \u00e0 des instruments de soutien aux prix int\u00e9rieurs, notamment sur plusieurs produits strat\u00e9giques tels que le <strong>ma\u00efs (42,3 milliards USD)<\/strong>, la <strong>viande porcine (32,6 milliards)<\/strong> ou le <strong>riz (24,8 milliards)<\/strong>.\u00a0 Elle est suivie par le <strong>Japon<\/strong> <strong>(24,13 milliards USD)<\/strong> et la <strong>Cor\u00e9e du Sud (20,43 milliards USD)<\/strong> qui maintiennent des politiques historiquement protectionnistes sur des produits de base comme <strong>le riz (7,7 milliards USD) <\/strong>et <strong>le lait (3,15 milliards USD)<\/strong> pour le <strong>Japon<\/strong>, ou <strong>le riz (4,13 milliards USD)<\/strong> et <strong>la viande porcine (3,3 milliards USD)<\/strong> pour la <strong>Cor\u00e9e du Sud<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>L\u2019Union europ\u00e9enne<\/strong> pr\u00e9sente un SPM estim\u00e9 \u00e0 <strong>14 milliards USD<\/strong>, traduisant le maintien de m\u00e9canismes de soutien aux prix dans certains segments agricoles, bien que ces politiques aient \u00e9t\u00e9 partiellement r\u00e9form\u00e9es dans le cadre de la Politique agricole commune. Les principaux produits concern\u00e9s sont <strong>les viandes de volaille (5,9 milliards USD)<\/strong>, <strong>les viandes bovines (3,8 milliards USD)<\/strong> et <strong>la pomme de terre (1,34 milliard USD)<\/strong>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><span style=\"color: #00534c;\"><strong>Les pays qui taxent implicitement leur agriculture<\/strong><\/span><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Le cas le plus marquant est celui de l\u2019Inde<\/strong>, avec un SPM fortement n\u00e9gatif <strong>(\u2013126,6 milliards USD)<\/strong>. Ce chiffre s\u2019explique principalement par <strong>des restrictions \u00e0 l\u2019exportation et par des dispositifs de contr\u00f4le des prix<\/strong> sur plusieurs denr\u00e9es de base , notamment <strong>le lait (- 54 milliards)<\/strong>, <strong>le riz (- 12 milliards)<\/strong> et <strong>le bl\u00e9 (- 12 milliards)<\/strong>. L\u2019objectif \u00e9tant de contenir l\u2019inflation alimentaire et de prot\u00e9ger le pouvoir d\u2019achat des consommateurs. Ces mesures maintiennent toutefois les prix agricoles \u00e0 un niveau artificiellement bas, r\u00e9duisant les revenus potentiels des producteurs.<\/p>\n<p><strong>Il convient n\u00e9anmoins de nuancer cette lecture.<\/strong> <strong>Les d\u00e9penses publiques consacr\u00e9es \u00e0 l\u2019agriculture <\/strong>en Inde sont estim\u00e9es \u00e0 pr\u00e8s de <strong>115 milliards USD<\/strong>, ce qui tend \u00e0 <strong>att\u00e9nuer<\/strong>, voire \u00e0 <strong>neutraliser<\/strong>, le poids du SPM dans l\u2019appr\u00e9ciation globale du soutien au secteur. Selon les ann\u00e9es, l\u2019ampleur du soutien budg\u00e9taire peut ainsi <strong>compenser partiellement ou totalement l\u2019effet n\u00e9gatif du SPM<\/strong>. Au total, cette configuration sugg\u00e8re une strat\u00e9gie de soutien \u00ab \u00e0 deux \u00e9tages \u00bb : d\u2019un c\u00f4t\u00e9, des politiques de prix visant la stabilit\u00e9 et l\u2019accessibilit\u00e9 alimentaire, et de l\u2019autre, des transferts budg\u00e9taires mobilis\u00e9s pour pr\u00e9server les revenus agricoles et soutenir la production, sans pour autant renoncer aux objectifs de ma\u00eetrise des prix pour les consommateurs.<\/p>\n<p>D\u2019autres pays mobilisent \u00e9galement ce levier, soit pour stabiliser les prix int\u00e9rieurs, soit pour g\u00e9n\u00e9rer des recettes fiscales, au prix d\u2019un SPM n\u00e9gatif qui p\u00e9nalise leurs producteurs. C\u2019est le cas de <strong>l\u2019Argentine (\u20138,6 milliards USD)<\/strong> et du <strong>Vietnam (\u20135,4 milliards USD)<\/strong>, mais aussi du <strong>Zimbabwe<\/strong> et de la <strong>Zambie<\/strong>. \u00c0 la diff\u00e9rence de l\u2019Inde, les d\u00e9penses publiques y sont toutefois trop faibles pour compenser la perte de revenu potentielle induite par ces politiques, si bien que l\u2019effet net du soutien demeure d\u00e9favorable aux producteurs.<\/p>\n<p>Enfin, des pays comme <strong>l&rsquo;Australie<\/strong> ou <strong>le Paraguay<\/strong> se situent proches de l&rsquo;\u00e9quilibre (<strong>SPM proche de z\u00e9ro<\/strong>), signe d&rsquo;une faible intervention publique et d&rsquo;une forte ouverture commerciale.<\/p>\n<p>Cette lecture par pays montre que <strong>les logiques d\u2019intervention sur les prix agricoles ne se r\u00e9duisent ni \u00e0 des clivages r\u00e9gionaux ni au seul niveau de revenu<\/strong>, contrairement \u00e0 ce que l\u2019on observait dans l\u2019analyse sur les d\u00e9penses publiques agricoles. Elles refl\u00e8tent avant tout des arbitrages politiques, fiscaux et sociaux propres \u00e0 chaque contexte national, entre objectifs de pouvoir d\u2019achat, stabilisation des revenus agricoles et de recettes fiscales.<\/p>\n<blockquote><p><strong>Graphique 2<\/strong> <strong>\u2013 Soutien des prix du march\u00e9 par pays (moyenne des trois derni\u00e8res ann\u00e9es disponibles, en millions USD).<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p><a href=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/graph2-farm.jpg\"><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-36690 aligncenter\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/graph2-farm.jpg\" alt=\"\" width=\"1920\" height=\"1570\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/graph2-farm.jpg 1920w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/graph2-farm-300x245.jpg 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/graph2-farm-768x628.jpg 768w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/graph2-farm-1536x1256.jpg 1536w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/graph2-farm-15x12.jpg 15w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/graph2-farm-1500x1227.jpg 1500w\" sizes=\"auto, (max-width: 1920px) 100vw, 1920px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><span style=\"color: #00534c;\"><strong>Les produits les plus distordus <\/strong><\/span><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les distorsions de prix ne touchent pas tous les produits de la m\u00eame mani\u00e8re. Certaines fili\u00e8res b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019un soutien massif, d\u2019autres subissent une taxation implicite. Le <strong>graphique 3<\/strong> pr\u00e9sente les dix produits b\u00e9n\u00e9ficiant des niveaux de soutien les plus \u00e9lev\u00e9s, ainsi que les dix produits les plus fortement soumis \u00e0 une forme de pr\u00e9l\u00e8vement implicite via des prix int\u00e9rieurs inf\u00e9rieurs aux prix internationaux.<\/p>\n<h4><span style=\"color: #00534c;\"><strong>Les grands gagnants du soutien des prix\u00a0: prot\u00e9ines animales et c\u00e9r\u00e9ales<\/strong><\/span><\/h4>\n<p>Les soutiens positifs totalisent <strong>290 milliards USD<\/strong> et se concentrent massivement sur les <strong>prot\u00e9ines animales<\/strong> et les <strong>c\u00e9r\u00e9ales strat\u00e9giques<\/strong>. Ces piliers de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire repr\u00e9sentent pr\u00e8s des <strong>deux tiers<\/strong> du SPM positif mondial. Les <strong>viandes de porc<\/strong> (44,2 milliards USD), de <strong>volaille<\/strong> (32,5 milliards USD), de <strong>bovins et ovins<\/strong> (27,9 milliards USD), ainsi que les <strong>\u0153ufs<\/strong> (6,9 milliards USD) p\u00e8sent \u00e0 eux seuls pr\u00e8s de <strong>40 %<\/strong> de ce soutien. Le <strong>riz<\/strong> (40 milliards USD) et le <strong>ma\u00efs<\/strong> (38,8 milliards USD) en repr\u00e9sentent environ <strong>27 %<\/strong>. Ce soutien vise souvent \u00e0 stimuler la production nationale et \u00e0 r\u00e9duire la d\u00e9pendance aux importations, notamment dans des pays \u00e0 forte densit\u00e9 de population, en particulier en Asie. \u00c0 ces principaux produits s\u2019ajoutent le <strong>sucre<\/strong> (15,2 milliards USD), les <strong>arachides<\/strong> (7,2 milliards USD), le <strong>coton<\/strong> (5 milliards USD) et le <strong>colza<\/strong> (4,2 milliards USD).<\/p>\n<h4><span style=\"color: #00534c;\"><strong>Lait et cultures d\u2019exportation\u00a0: des fili\u00e8res structurellement p\u00e9nalis\u00e9es par les politiques de prix<\/strong><\/span><\/h4>\n<p>\u00c0 l\u2019inverse, le <strong>lait<\/strong> subit la taxation implicite la plus \u00e9lev\u00e9e au niveau mondial <strong>(\u201336,9 milliards USD<\/strong>), principalement sous l\u2019effet des politiques mises en \u0153uvre en <strong>Inde (\u201354 milliards USD)<\/strong> pour maintenir l\u2019accessibilit\u00e9 \u00e9conomique des produits laitiers pour la population. Des cultures d\u2019exportation comme la <strong>mangue (\u201311,7 milliards USD)<\/strong>, <strong>l\u2019huile de palme (\u201311,4 milliards USD)<\/strong> ou la <strong>banane (\u20138,7 milliards USD)<\/strong> connaissent \u00e9galement des distorsions n\u00e9gatives importantes. Dans certains cas, l\u2019intervention publique revient souvent \u00e0 capter une partie de la rente li\u00e9e \u00e0 l\u2019exportation, au d\u00e9triment des producteurs.<\/p>\n<blockquote><p><strong>Graphique 3 \u2013 Soutiens des prix de march\u00e9 positifs et n\u00e9gatifs par produits (moyenne sur les trois derni\u00e8res ann\u00e9es disponibles, en milliards USD).<\/strong><\/p>\n<p><em>Sources : calculs auteur \u00e0 partir des donn\u00e9es OCDE, FAO-MAFAP, BID et Consortium AgIncentives\u00a0<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-36691 aligncenter\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/graph3-farm.jpg\" alt=\"\" width=\"1920\" height=\"1570\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/graph3-farm.jpg 1920w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/graph3-farm-300x245.jpg 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/graph3-farm-768x628.jpg 768w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/graph3-farm-1536x1256.jpg 1536w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/graph3-farm-15x12.jpg 15w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/graph3-farm-1500x1227.jpg 1500w\" sizes=\"auto, (max-width: 1920px) 100vw, 1920px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le SPM r\u00e9v\u00e8le une v\u00e9rit\u00e9 simple : derri\u00e8re chaque distorsion de prix se joue un choix politique majeur. <strong>Soutenir les producteurs, prot\u00e9ger les consommateurs, pr\u00e9server la comp\u00e9titivit\u00e9 ou pr\u00e9lever des recettes via la taxation des exportations<\/strong> \u2014 aucun pays n\u2019\u00e9chappe \u00e0 ces arbitrages, mais tous les assument diff\u00e9remment. Le r\u00e9sultat est un paysage mondial profond\u00e9ment contrast\u00e9, o\u00f9 certains syst\u00e8mes agricoles sont dop\u00e9s par les prix, tandis que d\u2019autres sont implicitement tax\u00e9s.<\/p>\n<p>Dans un contexte de volatilit\u00e9 accrue, de tensions g\u00e9opolitiques et de transition \u00e9cologique urgente, ces politiques ne pourront plus rester fig\u00e9es. La question n\u2019est plus de savoir <strong>si<\/strong> les \u00c9tats doivent repenser leurs instruments de soutien, mais <strong>comment<\/strong> les rendre compatibles avec les imp\u00e9ratifs de durabilit\u00e9, de r\u00e9silience et d\u2019\u00e9quit\u00e9.<\/p>\n<p>C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment ce que permettra d\u2019\u00e9clairer l\u2019analyse du <strong>Soutien total \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation (STAA)<\/strong> : comprendre, au\u2011del\u00e0 des chiffres isol\u00e9s, comment les transferts budg\u00e9taires et les distorsions de march\u00e9 s\u2019additionnent \u2014 ou se contredisent \u2014 pour fa\u00e7onner l\u2019avenir des syst\u00e8mes alimentaires. Car la transformation agricole ne se jouera pas seulement dans les champs, mais aussi dans la mani\u00e8re dont les politiques publiques orientent les signaux du march\u00e9.<\/p>\n<blockquote><p><strong>Graphique 4\u00a0: Une lecture d\u00e9taill\u00e9e du SPM par produits<\/strong><\/p>\n<p><em>Sources : calculs auteur \u00e0 partir des donn\u00e9es OCDE, FAO-MAFAP, BID et Consortium AgIncentives\u00a0<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p><a href=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/graph4-farm.jpg\"><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-36692 aligncenter\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/graph4-farm.jpg\" alt=\"\" width=\"1920\" height=\"1250\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/graph4-farm.jpg 1920w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/graph4-farm-300x195.jpg 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/graph4-farm-768x500.jpg 768w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/graph4-farm-1536x1000.jpg 1536w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/graph4-farm-18x12.jpg 18w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/graph4-farm-1500x977.jpg 1500w\" sizes=\"auto, (max-width: 1920px) 100vw, 1920px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n                <\/div>\n\n            <\/div>\n\n\n\n            \n            <\/div>\n<\/div>\n\n\n\n\n<div class=\"accordeons\">\n\n    <div class=\"accordion\">\n        \n            <div class=\"accordion__item\">\n\n                <div class=\"accordion__title\">\n                    <div class=\"accordion__arrow\"><span class=\"accordion__arrow-item \">+<\/span><\/div>\n                    <h3>Le Soutien total \u00e0 l&rsquo;agriculture et \u00e0 l&rsquo;alimentation<\/h3>\n\n                <\/div>\n\n                <div class=\"faq_contenu accordion__content\">\n                    <h3><strong>Analyses \u00e0 venir prochainement<\/strong><\/h3>\n                <\/div>\n\n            <\/div>\n\n\n\n            \n            <\/div>\n<\/div>\n\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-text-color has-black-color has-alpha-channel-opacity has-black-background-color has-background\"\/>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">Analyses des indicateurs de soutiens en 2022<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">D\u00e9couvrez les analyses sur les 3 principaux indicateurs de l&rsquo;Observatoire r\u00e9alis\u00e9es en 2022<\/p>\n\n\n\n<div class=\"accordeons\">\n\n    <div class=\"accordion\">\n        \n            <div class=\"accordion__item\">\n\n                <div class=\"accordion__title\">\n                    <div class=\"accordion__arrow\"><span class=\"accordion__arrow-item \">+<\/span><\/div>\n                    <h3>Les D\u00e9penses publiques \u00e0 l&rsquo;agriculture et \u00e0 l&rsquo;alimentation (DPAA)<\/h3>\n\n                <\/div>\n\n                <div class=\"faq_contenu accordion__content\">\n                    <h3>Que recouvre ces d\u00e9penses publiques ?<\/h3>\n<h6><\/h6>\n<p>Il s\u2019agit de tous les d\u00e9caissements budg\u00e9taires\/publics consacr\u00e9s au d\u00e9veloppement du secteur agricole. Elles comprennent des transferts budg\u00e9taires aux producteurs, des transferts aux consommateurs pour l\u2019acc\u00e8s aux produits de base et des services collectifs pour le d\u00e9veloppement du secteur agricole ( plus d&rsquo;informations sur les indicateurs sont disponibles dans\u00a0la <a href=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/Observatoire-de-FARM-Note-me%CC%81thodologique-VF-06122022.pdf\"><strong>note m\u00e9thodologique<\/strong><\/a>).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Qui d\u00e9pense le plus pour son agriculture ?<\/h3>\n<h6><\/h6>\n<p>Il existe au niveau mondial de tr\u00e8s grands \u00e9carts en mati\u00e8re de soutiens publics \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation. Globalement, <strong>plus un pays a des revenus \u00e9lev\u00e9s, plus il d\u00e9pense pour soutenir ses agriculteurs et ses agricultrices <\/strong>(en proportion de la valeur de la production agricole) alors que l\u2019agriculture ne fournit plus chez lui qu\u2019une partie mineure de l\u2019emploi et de la croissance \u00e9conomique. Ainsi, dans les pays \u00e0 revenu \u00e9lev\u00e9<strong>, l\u2019intensit\u00e9 de ces d\u00e9penses est plus de deux fois sup\u00e9rieure \u00e0 celle des pays \u00e0 revenu interm\u00e9diaire<\/strong> (9 %) et <strong>\u00e0 faible revenu<\/strong> (10 %).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/FARM-De\u0301penses-publiques-de-soutien-a\u0300-lagriculture-et-a\u0300-lalimentation-par-re\u0301gion-en-de-la-valeur-de-la-production-agricoleDEF-e1669823527823.png\"><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-4797\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/FARM-De\u0301penses-publiques-de-soutien-a\u0300-lagriculture-et-a\u0300-lalimentation-par-re\u0301gion-en-de-la-valeur-de-la-production-agricoleDEF-e1669823527823-300x263.png\" alt=\"\" width=\"655\" height=\"574\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/FARM-De\u0301penses-publiques-de-soutien-a\u0300-lagriculture-et-a\u0300-lalimentation-par-re\u0301gion-en-de-la-valeur-de-la-production-agricoleDEF-e1669823527823-300x263.png 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/FARM-De\u0301penses-publiques-de-soutien-a\u0300-lagriculture-et-a\u0300-lalimentation-par-re\u0301gion-en-de-la-valeur-de-la-production-agricoleDEF-e1669823527823-1024x898.png 1024w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/FARM-De\u0301penses-publiques-de-soutien-a\u0300-lagriculture-et-a\u0300-lalimentation-par-re\u0301gion-en-de-la-valeur-de-la-production-agricoleDEF-e1669823527823-768x673.png 768w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/FARM-De\u0301penses-publiques-de-soutien-a\u0300-lagriculture-et-a\u0300-lalimentation-par-re\u0301gion-en-de-la-valeur-de-la-production-agricoleDEF-e1669823527823.png 1080w\" sizes=\"auto, (max-width: 655px) 100vw, 655px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>L\u2019Europe et l\u2019Am\u00e9rique du Nord, qui sont les deux premi\u00e8res r\u00e9gions exportatrices de produits agricoles bruts et transform\u00e9s, sont aussi celles qui d\u00e9pensent le plus pour leur agriculture et leur alimentation<\/strong>. Comme l\u2019indique la carte 1, cela repr\u00e9sente entre 22 et 25 % de la valeur de la production agricole, un chiffre particuli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9 en comparaison avec les autres pays et r\u00e9gions, \u00e0 l\u2019exception de l\u2019Inde (24 %).<\/p>\n<p>Il ne faut pas perdre de vue que les chiffres ci-dessus sont des moyennes, qui cachent d\u2019<strong>importantes variations au sein de chaque cat\u00e9gorie de pays<\/strong>. Ainsi, l\u2019intensit\u00e9 des d\u00e9penses publiques de soutien \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation dans les pays d\u2019Oc\u00e9anie (Australie, Nouvelle-Z\u00e9lande) est tr\u00e8s inf\u00e9rieure \u00e0 la moyenne des pays \u00e0 haut revenu et comparable \u00e0 celle de certains pays africains \u00e0 faible revenu.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-4813\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/TableauV3-de\u0301penses-publiques-DEF-image.png\" alt=\"\" width=\"750\" height=\"750\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/TableauV3-de\u0301penses-publiques-DEF-image.png 1080w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/TableauV3-de\u0301penses-publiques-DEF-image-300x300.png 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/TableauV3-de\u0301penses-publiques-DEF-image-1024x1024.png 1024w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/TableauV3-de\u0301penses-publiques-DEF-image-150x150.png 150w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/TableauV3-de\u0301penses-publiques-DEF-image-768x768.png 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 750px) 100vw, 750px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Des producteurs 14 fois plus aid\u00e9s dans les pays riches<\/h3>\n<h6><\/h6>\n<p>On observe de fortes variations au sein de chaque cat\u00e9gorie de pays. Ces \u00e9carts tiennent principalement aux diff\u00e9rences dans le <a href=\"https:\/\/fondation-farm.org\/observatoire\/indicateurs-de-soutien\/comparaison-du-soutien\/?mapDataYear=2020&amp;pays1=Pays%20a%20faible%20revenu&amp;pays2=Pays%20a%20revenu%20eleve&amp;pays3=Pays%20a%20revenu%20intermediaire&amp;pays4=&amp;pays5=&amp;varType=Desagregee&amp;unite=prct\"><strong>montant des transferts budg\u00e9taires aux producteurs<\/strong><\/a>. Ces derniers repr\u00e9sentent la majeure partie des d\u00e9penses de soutien dans les pays \u00e0 revenu \u00e9lev\u00e9 et interm\u00e9diaire. Au contraire, dans les pays \u00e0 faible revenu, alors que les producteurs occupent le plus souvent une place capitale dans l\u2019\u00e9conomie et l\u2019emploi, ils sont bien moins soutenus. <strong>Les transferts budg\u00e9taires aux producteurs sont 14 fois plus importants dans les pays \u00e0 revenu \u00e9lev\u00e9 que dans les pays \u00e0 faible revenu<\/strong>. L\u2019Afrique subsaharienne arrive tr\u00e8s loin derri\u00e8re\u00a0avec un soutien aux producteurs inf\u00e9rieur en moyenne \u00e0 1 % de la valeur de la production agricole. En \u00c9thiopie, par exemple, les transferts budg\u00e9taires aux producteurs sont presque 100 fois plus faible qu\u2019au sein de l\u2019UE (en pourcentage de la valeur de la production agricole).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Des consommateurs peu soutenus dans les pays \u00e0 revenu faible<\/h3>\n<h6><\/h6>\n<p>L\u2019Observatoire de FARM analyse aussi les transferts budg\u00e9taires aux consommateurs qui prennent notamment la forme de subventions. <strong>Les pays \u00e0 revenu \u00e9lev\u00e9 sont ceux qui soutiennent le plus la consommation alimentaire (5 % de la valeur de la production agricole<\/strong>). Ces transferts sont particuli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9s en Am\u00e9rique du Nord o\u00f9 ils repr\u00e9sentent 12 % de la valeur de la production agricole. <strong>L\u2019Inde fait \u00e9galement partie des pays qui soutiennent le plus la consommation alimentaire<\/strong>.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire qui reste pr\u00e9gnante en Afrique subsaharienne, les transferts aux consommateurs en provenance du budget de l\u2019\u00c9tat y sont inf\u00e9rieurs \u00e0 1 % de la valeur de la production agricole. Ces transferts budg\u00e9taires \u00e0 la consommation en Afrique subsaharienne sont majoritairement compos\u00e9s d\u2019aides aux consommateurs (98 %). <strong>Seulement 1 % du soutien \u00e0 la consommation est consacr\u00e9 aux transformateurs, pourtant essentiels au d\u00e9veloppement des fili\u00e8res agroalimentaires<\/strong>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Soutiens par actifs agricoles ou par hectare\u00a0: le grand \u00e9cart mondial<\/h3>\n<h6><\/h6>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-4821\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/FARM-Tableau-De\u0301penses-soutien-agri-indicateurs.png\" alt=\"\" width=\"613\" height=\"485\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/FARM-Tableau-De\u0301penses-soutien-agri-indicateurs.png 692w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/FARM-Tableau-De\u0301penses-soutien-agri-indicateurs-300x238.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 613px) 100vw, 613px\" \/><\/p>\n<p>La hi\u00e9rarchie de l\u2019intensit\u00e9 des d\u00e9penses publiques de soutien \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation par pays n\u2019est pas forc\u00e9ment la m\u00eame selon l\u2019indicateur utilis\u00e9. Ainsi, sur la p\u00e9riode consid\u00e9r\u00e9e, les d\u00e9penses de soutien dans l\u2019Union europ\u00e9enne, compar\u00e9es aux \u00c9tats-Unis, \u00e9taient moins \u00e9lev\u00e9es en proportion de la valeur de la production agricole et de la valeur ajout\u00e9e de l\u2019agriculture, mais sensiblement plus grandes par hectare agricole. L\u2019\u00e9cart du soutien entre pays riches, pays \u00e9mergents et pays \u00e0 faible revenu s\u2019accro\u00eet consid\u00e9rablement quand on ram\u00e8ne les montants au nombre d\u2019actifs familiaux ou salari\u00e9s travaillant en agriculture. Ainsi, <strong>les d\u00e9penses publiques de soutien \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation par actif agricole, aux \u00c9tats-Unis, sont 80 fois sup\u00e9rieures \u00e0 celles existant en Inde et 2\u00a0690 fois plus importantes qu\u2019au Ghana<\/strong>.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-12061\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/Budget-Pie-Chart-1500x1125.jpg\" alt=\"D\u00e9penses publiques de soutien \u00e0 l'agriculture\" width=\"647\" height=\"485\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/Budget-Pie-Chart-1500x1125.jpg 1500w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/Budget-Pie-Chart-300x225.jpg 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/Budget-Pie-Chart-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/Budget-Pie-Chart-768x576.jpg 768w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/Budget-Pie-Chart-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/Budget-Pie-Chart-2000x1500.jpg 2000w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/Budget-Pie-Chart.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 647px) 100vw, 647px\" \/><\/p>\n<h3>Afrique subsaharienne : une agriculture indirectement soutenue<\/h3>\n<h6><\/h6>\n<p>Sur les 15 pays analys\u00e9s dans l\u2019Observatoire de FARM, <strong>10 ont atteint la cible de financement d\u00e9cid\u00e9 par les \u00c9tats africains \u00e0 Maputo<\/strong>.\u00a0 En 2003 au Mozambique, ces derniers s\u2019\u00e9taient engag\u00e9s\u00a0\u00e0 travers le Programme d\u00e9taill\u00e9 de d\u00e9veloppement de l\u2019agriculture africaine (PDDAA), \u00e0 consacrer au moins 10\u00a0% des budgets publics au secteur agricole afin de lui\u00a0insuffler un nouvel \u00e9lan\u00a0et ainsi stimuler sa croissance \u00e0 6\u00a0% par ann\u00e9e. Ce seuil de 10 % est depuis devenu le <strong>crit\u00e8re de performance par excellence du soutien public des agricultures africaines<\/strong>.\u00a0Cependant, ces bons r\u00e9sultats sont attribuables \u00e0 une <strong>partie trop importante des d\u00e9penses rurales qui ne soutiennent pas directement le secteur<\/strong>. Quand on consid\u00e8re uniquement les d\u00e9penses sp\u00e9cifiques \u00e0 l\u2019activit\u00e9 agricole, le niveau moyen de ce soutien est r\u00e9duit de plus de moiti\u00e9, soit de 12 % \u00e0 5 % du budget public total. En l\u2019occurrence<strong>, l\u2019\u00c9thiopie devient le seul pays \u00e0 respecter son engagement de Maputo<\/strong>.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-6039 size-full\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/Capture-decran-2023-02-09-123638.png\" alt=\"\" width=\"680\" height=\"592\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/Capture-decran-2023-02-09-123638.png 680w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/Capture-decran-2023-02-09-123638-300x261.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 680px) 100vw, 680px\" \/><\/p>\n<p>Comme dans l\u2019ensemble des pays \u00e0 faible revenu, <strong>l\u2019essentiel du soutien public \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation en Afrique subsaharienne est massivement orient\u00e9 vers les services collectifs \u00e0 l\u2019agriculture et l\u2019alimentation. <\/strong>Ces services repr\u00e9sentent plus de 80 % du total des d\u00e9penses budg\u00e9taires agricoles mais <strong>les deux-tiers ne ciblent pas directement le secteur agricole<\/strong>. Il s\u2019agit par exemple de d\u00e9penses rurales de sant\u00e9, d\u2019\u00e9ducation, d\u2019infrastructures, etc. Ces d\u00e9penses sont cependant essentielles et contribuent, de mani\u00e8re indirecte, au d\u00e9veloppement du secteur agricole dans la mesure o\u00f9 la majeure partie des populations rurales travaille dans ce secteur. Le tiers restant, orient\u00e9 directement vers le secteur agricole, est compos\u00e9 de d\u00e9penses de formation (2% des services collectifs), de vulgarisation (2 %) ou d\u2019infrastructures agricoles (11 %).<\/p>\n<p>La<strong> part consacr\u00e9e \u00e0 la recherche (3\u00a0%) reste bien en de\u00e7\u00e0 de l\u2019objectif de 1\u00a0% du Produit int\u00e9rieur brut agricole fix\u00e9 par les accords de Malabo (0,29 % aujourd\u2019hui).<\/strong> Pourtant, l\u2019IFPRI soutenait dans son Global Food Policy Report, (2020) qu\u2019un accroissement de la R&amp;D agricole en Afrique subsaharienne, \u00e0 hauteur de 1\u00a0% du PIB agricole, pourrait augmenter de 60\u00a0% la productivit\u00e9 d\u2019ici 2050.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Le poids des subventions aux intrants<\/h3>\n<h6><\/h6>\n<p>\u00c0 la diff\u00e9rence des pays \u00e0 revenu \u00e9lev\u00e9 dans lesquels une grande partie des soutiens prend la forme de transferts budg\u00e9taires aux producteurs, en Afrique, ces d\u00e9penses demeurent tr\u00e8s faibles (voir Tableau 1). <strong>Elles sont d\u2019ailleurs affect\u00e9es \u00e0 plus de 90 % aux subventions \u00e0 l\u2019achat d\u2019intrants<\/strong>, au d\u00e9triment d\u2019autres actions qui pourraient b\u00e9n\u00e9ficier tout autant, sinon plus, aux producteurs comme les subventions \u00e0 la production, des soutiens aux revenus, etc. Au regard des niveaux de productivit\u00e9 agricole de la r\u00e9gion, ce constat soul\u00e8ve de nombreuses questions quant \u00e0 l\u2019efficacit\u00e9 de ces subventions aux intrants (principalement des engrais) et de leurs poids dans les aides \u00e0 la production.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Des budgets d\u00e9pendants de l\u2019aide ext\u00e9rieure<\/h3>\n<h6><\/h6>\n<p>Si le soutien public qui va directement \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation demeure faible et concentr\u00e9 sur certaines mesures, il faut aussi rappeler que<strong> les budgets agricoles d\u00e9pendent beaucoup de l\u2019aide ext\u00e9rieure<\/strong>.<\/p>\n<p>L\u2019aide ext\u00e9rieure repr\u00e9sente en moyenne <strong>20 % des d\u00e9penses publiques de soutien \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation<\/strong>. Toutefois, ce constat dissimule une grande disparit\u00e9 entre pays dans le degr\u00e9 de d\u00e9pendance. Cette d\u00e9pendance varie par exemple de 2 % pour le Ghana (2015\/17) \u00e0 plus de 50 % pour le Rwanda (2016\/18). \u00a0En moyenne, \u00be de cette aide apport\u00e9e par des donateurs ext\u00e9rieurs participent au financement de services collectifs pour le d\u00e9veloppement agricole, avec plus de la moiti\u00e9 consacr\u00e9e \u00e0 des d\u00e9penses rurales (\u00e9ducation, sant\u00e9, infrastructures\u2026).<\/p>\n<p>Il faut enfin souligner l\u2019existence de <strong>diff\u00e9rences dans le niveau d\u2019ex\u00e9cution des budgets d\u2019un pays \u00e0 l\u2019autre<\/strong>. La mise en \u0153uvre des budgets agricoles se heurte \u00e0 de nombreuses difficult\u00e9s qui entravent leurs bonnes ex\u00e9cutions. En effet, <strong>seulement 73 % des budgets consacr\u00e9s \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation sont effectivement d\u00e9pens\u00e9s.<\/strong> Le MAFAP \u00e9nonce plusieurs raisons \u00e0 cette situation et notamment une plus grande lenteur dans les d\u00e9caissements des d\u00e9penses agricoles compar\u00e9e \u00e0 d\u2019autres secteurs comme l\u2019\u00e9ducation mais aussi un non-alignement des d\u00e9caissements avec les besoins du calendrier des activit\u00e9s agricoles.<\/p>\n                <\/div>\n\n            <\/div>\n\n\n\n            \n            <\/div>\n<\/div>\n\n\n\n\n<div class=\"accordeons\">\n\n    <div class=\"accordion\">\n        \n            <div class=\"accordion__item\">\n\n                <div class=\"accordion__title\">\n                    <div class=\"accordion__arrow\"><span class=\"accordion__arrow-item \">+<\/span><\/div>\n                    <h3>Le Soutien des prix du march\u00e9 (SPM)<\/h3>\n\n                <\/div>\n\n                <div class=\"faq_contenu accordion__content\">\n                    <h3><strong>De quoi parle-t-on ?<\/strong><\/h3>\n<h6><\/h6>\n<p>Tel que calcul\u00e9 par l\u2019OCDE, le SPM exprime la valeur mon\u00e9taire du soutien des prix agricoles. Sch\u00e9matiquement, le SPM traduit, pour chaque produit agricole, l\u2019\u00e9cart entre le prix du march\u00e9 int\u00e9rieur et le prix mondial multipli\u00e9 par le volume du produit. Cet \u00e9cart de prix est d\u00e9termin\u00e9 notamment par les protections aux fronti\u00e8res, les r\u00e9glementations sanitaires, les taxes et les co\u00fbts de transformation, d\u2019acheminement ou encore de distribution qui touchent les produits entre la ferme et le march\u00e9 de gros ou le march\u00e9 de d\u00e9tail. Un SPM n\u00e9gatif signifie que les producteurs re\u00e7oivent des prix inf\u00e9rieurs, en moyenne, aux prix mondiaux de r\u00e9f\u00e9rence. Inversement, un SPM positif indiquera des prix pay\u00e9s aux producteurs sup\u00e9rieurs aux prix pay\u00e9s sur les march\u00e9s internationaux.<\/p>\n<p>Suivant que le SPM est positif ou n\u00e9gatif, le prix per\u00e7u par le producteur est major\u00e9 ou minor\u00e9 par rapport aux prix pay\u00e9s sur les march\u00e9s internationaux. Le SPM peut donc \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une mesure indirecte de la protection \u00e0 l\u2019importation. Plus il est positif, plus le producteur est prot\u00e9g\u00e9 de la concurrence des produits import\u00e9s. Plus il est n\u00e9gatif, moins il l\u2019est. En l\u2019\u00e9tat actuel de ce que propose l\u2019Observatoire de FARM, les donn\u00e9es sur le SPM sont incompl\u00e8tes et ne couvrent pas encore les pays d\u2019Afrique subsaharienne. De ce fait, cette analyse du SPM porte uniquement sur des pays \u00e0 revenu \u00e9lev\u00e9 et interm\u00e9diaire (voir dans la\u00a0<a href=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/Observatoire-de-FARM-Note-me%CC%81thodologique-VF-06122022.pdf\">note m\u00e9thodologique<\/a>\u00a0la liste des pays concern\u00e9s). La question du soutien des prix dans les pays africains est toutefois abord\u00e9e, mais \u00e0 travers un autre indicateur : le taux nominal de protection, calcul\u00e9 par le\u00a0<a href=\"http:\/\/www.ag-incentives.org\/\">consortium Ag Incentives<\/a>.<\/p>\n<p><strong><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-5410 \" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Capture-decran-2022-12-21-013715.png\" sizes=\"auto, (max-width: 935px) 100vw, 935px\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Capture-decran-2022-12-21-013715.png 935w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Capture-decran-2022-12-21-013715-300x267.png 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Capture-decran-2022-12-21-013715-768x684.png 768w\" alt=\"\" width=\"935\" height=\"833\" \/><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong>Une convergence des soutiens des prix du march\u00e9<\/strong><\/h3>\n<h6><\/h6>\n<p>Au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies, de fa\u00e7on tendancielle et concomitante, le niveau du SPM s\u2019est fortement r\u00e9duit dans les pays \u00e0 revenu \u00e9lev\u00e9, tout en augmentant progressivement dans les pays \u00e0 revenu interm\u00e9diaire. Comme l\u2019indique<strong>\u00a0le graphique<\/strong>, l\u2019\u00e9cart moyen entre ces deux cat\u00e9gories de pays s\u2019est consid\u00e9rablement r\u00e9duit au fil du temps et semble quasiment combl\u00e9 en 2021. En effet, cet \u00e9cart du SPM, exprim\u00e9 en pourcentage de la valeur de la production agricole, est pass\u00e9 en moyenne de 15 % en 2000-2002, \u00e0 seulement 2 % en 2019-2021. La baisse nette du SPM dans les pays \u00e0 revenu \u00e9lev\u00e9 s\u2019expliquerait d\u2019une part, par les r\u00e9formes de politiques agricoles \u00e0 partir de la fin des ann\u00e9es 1980 et d\u2019autre part, par les contraintes cons\u00e9cutives \u00e0\u00a0<a href=\"https:\/\/www.senat.fr\/rap\/r99-039\/r99-0396.html\">l\u2019Accord de Marrakech<\/a>\u00a0sur l\u2019agriculture, en 1994 \u00e0 l\u2019OMC. S\u2019agissant des pays \u00e0 revenu interm\u00e9diaire, ce constat pourrait signifier une volont\u00e9 de conforter ou d\u2019am\u00e9liorer la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et\/ou les bases d\u2019une transformation structurelle des \u00e9conomies.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-5409 size-full\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Capture-decran-2022-12-19-033628.png\" sizes=\"auto, (max-width: 1070px) 100vw, 1070px\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Capture-decran-2022-12-19-033628.png 1070w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Capture-decran-2022-12-19-033628-271x300.png 271w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Capture-decran-2022-12-19-033628-925x1024.png 925w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Capture-decran-2022-12-19-033628-768x850.png 768w\" alt=\"\" width=\"1070\" height=\"1184\" \/><\/p>\n<p>Toutefois, il existe de grandes disparit\u00e9s du SPM, notamment parmi les pays \u00e0 revenu interm\u00e9diaire. Il ne faut pas perdre de vue que les \u00e9volutions par classe de revenu sont des moyennes, qui cachent d\u2019importantes variations au sein de chaque cat\u00e9gorie de pays. Ainsi, le poids de certains g\u00e9ants agricoles de par leur intensit\u00e9 du soutien et la taille de leur agriculture influence la moyenne de ces cat\u00e9gories. C\u2019est par exemple le cas de la Chine, du Br\u00e9sil ou de l\u2019Inde parmi les pays \u00e0 revenu interm\u00e9diaire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong>Pourquoi un SPM n\u00e9gatif pour certains pays \u00e0 revenu interm\u00e9diaire\u00a0?<\/strong><\/h3>\n<h6><\/h6>\n<p>L\u2019analyse du\u00a0<strong>tableau<\/strong>\u00a0fait remarquer cinq pays \u00e0 revenu interm\u00e9diaire qui affichent des SPM n\u00e9gatifs : l\u2019Argentine, l\u2019Inde, le Kazakhstan, l\u2019Ukraine et le Vietnam. C\u2019est une situation qui indique que les prix pay\u00e9s aux producteurs dans ces pays sont inf\u00e9rieurs aux prix mondiaux. Cela peut s\u2019interpr\u00e9ter comme un pr\u00e9l\u00e8vement indirect ou une taxation implicite des producteurs. Les SPM n\u00e9gatifs peuvent s\u2019expliquer essentiellement par des inefficacit\u00e9s de march\u00e9 (co\u00fbts \u00e9lev\u00e9s de transformation et de transport, rentes monopolistiques\u2026), ou encore des r\u00e9glementations sur la commercialisation de certaines productions (Inde) et des taxes \u00e0 l\u2019exportation (Argentine). Ces SPM n\u00e9gatifs donnent lieu \u00e0 des transferts des producteurs vers les consommateurs et l\u2019\u00c9tat (sous la forme de taxes pr\u00e9lev\u00e9es en cas d\u2019exportation du produit). Pour la p\u00e9riode 2019-2021, les SPM n\u00e9gatifs repr\u00e9sentaient en moyenne pr\u00e8s de 20% de la valeur de la production agricole en Argentine et en Inde. Les producteurs de ces pays sont lourdement tax\u00e9s au profit des consommateurs qui profitent d\u2019un bas niveau des prix sur les produits de base.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong>Afrique\u00a0: une agriculture relativement peu prot\u00e9g\u00e9e<\/strong><\/h3>\n<h6><\/h6>\n<p>Ne disposant pas des donn\u00e9es pour les pays africains, nous utilisons le taux nominal de protection (TNP) pour analyser le soutien des prix agricoles. Il exprime, pour chaque produit agricole, l\u2019\u00e9cart entre le prix pay\u00e9 au producteur et le prix \u00e0 la fronti\u00e8re, en pourcentage du prix \u00e0 la fronti\u00e8re. Un TNP n\u00e9gatif indique que le producteur est \u00ab tax\u00e9 \u00bb par les politiques men\u00e9es et\/ ou que les protections existantes sont inefficaces.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-5411 size-full\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Capture-decran_20221221_021749.png\" sizes=\"auto, (max-width: 903px) 100vw, 903px\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Capture-decran_20221221_021749.png 903w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Capture-decran_20221221_021749-300x258.png 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Capture-decran_20221221_021749-768x662.png 768w\" alt=\"\" width=\"903\" height=\"778\" \/><\/p>\n<p>Gr\u00e2ce notamment \u00e0 de solides protections \u00e0 l\u2019importation, le soutien des prix agricoles est plus \u00e9lev\u00e9 dans les pays \u00e0 revenu \u00e9lev\u00e9 et interm\u00e9diaire que dans les pays africains. D\u2019ailleurs, on peut constater que le Taux nominal de protection en Afrique est rest\u00e9 n\u00e9gatif sur toute la p\u00e9riode 2005-2018. En 2018, ce taux nominal de protection (TNP) dans les pays \u00e0 revenu \u00e9lev\u00e9 \u00e9tait sup\u00e9rieur en moyenne de 30 points de pourcentage \u00e0 celui en Afrique, contre 5 points par rapport aux pays \u00e0 revenu interm\u00e9diaire. Cette \u00e9volution du TNP montre que l\u2019agriculture africaine est relativement peu prot\u00e9g\u00e9e et elle l\u2019est \u00e0 un degr\u00e9 moindre que dans les autres r\u00e9gions en d\u00e9veloppement\u00a0<u>(<\/u><a href=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/noteimportfinal_compressed.pdf\">voir l\u2019\u00e9tude de FARM sur les protections \u00e0 l\u2019importation<\/a><u>)<\/u>. Ce constat est d\u2019autant plus important que\u00a0<a href=\"https:\/\/fondation-farm.org\/observatoire-depenses-agriculture-soutiens\/\">les d\u00e9penses publiques \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation (DPAA) sont \u00e9galement beaucoup moins \u00e9lev\u00e9es dans les pays africains<\/a>.<\/p>\n<p><strong>Ce TNP n\u00e9gatif signifie que les gouvernements africains prot\u00e8gent avant tout les consommateurs au d\u00e9triment des producteurs agricoles.<\/strong>\u00a0En effet, les \u00c9tats d\u2019Afrique subsaharienne ont longtemps entretenu, \u00e0 l\u2019encontre du secteur agricole,\u00a0<strong>un \u00ab biais urbain \u00bb qui s\u2019est traduit par des droits de douane relativement faibles \u2013 la priorit\u00e9 \u00e9tant donn\u00e9e \u00e0 l\u2019alimentation des villes par des produits import\u00e9s -, une taxation des produits agricoles export\u00e9s, etc<\/strong>. Il r\u00e9sulte de cette situation pour les producteurs africains une concurrence de produits import\u00e9s \u00e0 bas prix, de la part de pays ou de r\u00e9gions o\u00f9 la productivit\u00e9 agricole est consid\u00e9rablement plus \u00e9lev\u00e9e. Et ce d\u2019autant plus qu\u2019un certain nombre de ces pays \u2013 en particulier les \u00c9tats membres de l\u2019Union europ\u00e9enne, les \u00c9tats-Unis, mais aussi l\u2019Inde et la Chine \u2013 subventionnent fortement leur agriculture, souvent depuis longtemps, ce qui leur a d\u2019ailleurs permis de construire des avantages comparatifs dans ce secteur. Or il existe une corr\u00e9lation forte, dans les diff\u00e9rentes r\u00e9gions du monde, entre la suppression du biais urbain, anti-agricole, et le niveau de d\u00e9veloppement de plusieurs pays \u00e9mergents, notamment en Asie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong>Faut-il accro\u00eetre le soutien des prix agricoles en Afrique\u00a0?<\/strong><\/h3>\n<h6><\/h6>\n<p>Poser cette question revient \u00e0 ouvrir de nouveau l\u2019\u00e9pineux d\u00e9bat sur la protection de l\u2019agriculture africaine. Ce d\u00e9bat est particuli\u00e8rement important dans le contexte de red\u00e9finition du partenariat Afrique-Europe et de ren\u00e9gociation des Accords de partenariat \u00e9conomique (APE). De plus, le continent africain s\u2019est engag\u00e9 depuis 2018 dans la constitution d\u2019une Zone de libre-\u00e9change continentale africaine (<a href=\"https:\/\/www.banquemondiale.org\/fr\/topic\/trade\/publication\/the-african-continental-free-trade-area\">ZLECAf<\/a>), mise en place en janvier 2021. La cr\u00e9ation de la ZLECAf interroge le futur des relations commerciales entre les pays africains ainsi que le niveau de protection des agricultures et des fili\u00e8res agroalimentaires. Cette question devrait constituer un pilier essentiel de l\u2019agenda politique de l\u2019Union africaine \u00e0 l\u2019heure de la r\u00e9affirmation de l\u2019objectif de souverainet\u00e9 alimentaire.<\/p>\n<p>Pour l\u2019heure, le soutien \u00e0 l\u2019agriculture en Afrique est pris dans une contradiction politique. Les d\u00e9penses de soutien \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation sont suppos\u00e9es stimuler la productivit\u00e9 du secteur. Or le soutien n\u00e9gatif des prix agricoles efface les effets de ces d\u00e9penses et n\u2019offre pas aux agriculteurs un climat propice \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration de la production. Ce constat soul\u00e8ve plus largement\u00a0<strong>la question de la coh\u00e9rence des politiques agricoles et commerciales.<\/strong><\/p>\n                <\/div>\n\n            <\/div>\n\n\n\n            \n            <\/div>\n<\/div>\n\n\n\n\n<div class=\"accordeons\">\n\n    <div class=\"accordion\">\n        \n            <div class=\"accordion__item\">\n\n                <div class=\"accordion__title\">\n                    <div class=\"accordion__arrow\"><span class=\"accordion__arrow-item \">+<\/span><\/div>\n                    <h3>Le Soutien total \u00e0 l&rsquo;agriculture et \u00e0 l&rsquo;alimentation<\/h3>\n\n                <\/div>\n\n                <div class=\"faq_contenu accordion__content\">\n                    <h3><strong>Comprendre le soutien total<\/strong><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Petit retour en arri\u00e8re\u00a0: l\u2019Observatoire de FARM s\u2019appuie sur trois indicateurs cl\u00e9s pour \u00e9valuer l&rsquo;engagement des \u00c9tats en faveur de l&rsquo;agriculture et de l&rsquo;alimentation. Ces indicateurs sont les d\u00e9penses publiques \u00e0 l&rsquo;agriculture et \u00e0 l&rsquo;alimentation, le soutien des prix du march\u00e9 et le soutien total.<\/p>\n<p><strong>Deux grandes tendances majeures ont \u00e9t\u00e9 relev\u00e9es\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>1) Les pays qui d\u00e9pendent le plus de l&rsquo;agriculture d\u00e9pensent le moins pour soutenir leurs agriculteurs et agricultrices;<\/p>\n<p>2) Les pays riches et \u00e9mergents ont des politiques protectionnistes plus marqu\u00e9es pour soutenir les prix int\u00e9rieurs face \u00e0 la concurrence des produits agricoles import\u00e9s, notamment par rapport aux pays africains qui sont relativement moins comp\u00e9titifs.<\/p>\n<p>Concentrons-nous d\u00e9sormais sur le soutien total qui r\u00e9v\u00e8le un paysage mondial domin\u00e9 par les pays riches et une mont\u00e9e en puissance des \u00e9conomies \u00e9mergentes. <strong>Le soutien total \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation est \u00e9gal \u00e0 la somme des <\/strong><a href=\"https:\/\/fondation-farm.org\/observatoire-depenses-agriculture-soutiens\/\"><strong>d\u00e9penses publiques<\/strong><\/a><strong> et du <\/strong><a href=\"https:\/\/fondation-farm.org\/vers-une-convergence-du-soutien-des-prix-du-marche-entre-pays-riches-et-emergents\/\"><strong>soutien des prix agricoles<\/strong><\/a><strong>. Sur la p\u00e9riode 2019\/21, il est en moyenne deux fois plus \u00e9lev\u00e9 dans les pays \u00e0 revenu \u00e9lev\u00e9 que dans les pays \u00e0 revenu interm\u00e9diaire.<\/strong><\/p>\n<p>Les pays \u00e0 revenu \u00e9lev\u00e9 soutiennent en moyenne leur agriculture et leur alimentation \u00e0 hauteur de 29\u00a0% de la valeur de la production agricole, contre 14 % pour les pays \u00e0 revenu interm\u00e9diaire. Cependant, nous ne disposons pas des donn\u00e9es relatives aux soutiens des prix agricoles dans les pays \u00e0 faible revenu pour les comparer aux autres.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-6223 size-full aligncenter\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/1.png\" alt=\"\" width=\"1215\" height=\"1350\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/1.png 1215w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/1-270x300.png 270w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/1-922x1024.png 922w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/1-768x853.png 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1215px) 100vw, 1215px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong>Soutien \u00e0 l\u2019agriculture\u00a0: forte baisse dans les pays \u00e0 revenu \u00e9lev\u00e9, hausse l\u00e9g\u00e8re dans les pays \u00e0 revenu interm\u00e9diaire<\/strong><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le soutien total \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation dans les pays \u00e0 revenu \u00e9lev\u00e9 a n\u00e9anmoins subi une baisse importante au cours des 20 derni\u00e8res ann\u00e9es. En effet, il a \u00e9t\u00e9 r\u00e9duit de pr\u00e8s de moiti\u00e9, soit un passage de 44 % de la valeur de la production agricole en 2000 \u00e0 25 % en 2021. Cette baisse du soutien total est observ\u00e9e jusqu\u2019en 2014 et reste imputable <strong>aux r\u00e9formes des politiques agricoles entreprises par ces pays pour se conformer aux r\u00e8gles de l\u2019Accord sur l\u2019agriculture.<\/strong> Ces derni\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 sign\u00e9es au terme des n\u00e9gociations commerciales du cycle d\u2019Uruguay qui ont abouti \u00e0 la cr\u00e9ation de l\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1994. Inversement, les pays \u00e9mergents ont augment\u00e9 leur soutien \u00e0 l\u2019agriculture pour favoriser le d\u00e9veloppement de leur secteur agricole et assurer leur s\u00e9curit\u00e9 alimentaire.<\/p>\n<p>Ces \u00e9volutions doivent cependant \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es avec prudence, car le soutien total diminue m\u00e9caniquement lorsque les prix agricoles mondiaux augmentent, et cela m\u00eame si les politiques agricoles restent inchang\u00e9es. Cette prudence se justifie par le mode de calcul du soutien des prix du march\u00e9. En effet, celui-ci est calcul\u00e9 pour un produit agricole donn\u00e9, en multipliant la quantit\u00e9 produite par un \u00e9cart de prix.\u00a0 Cet \u00e9cart de prix \u00e9tant lui-m\u00eame obtenu \u00e0 partir d\u2019une diff\u00e9rence entre le prix du march\u00e9 int\u00e9rieur et le prix mondial du produit concern\u00e9. De ce fait, toute augmentation du prix mondial du produit a pour effet m\u00e9canique de r\u00e9duire la diff\u00e9rence de ce dernier (prix mondial) avec le prix du march\u00e9 int\u00e9rieur et par cons\u00e9quent, une r\u00e9duction du soutien des prix du march\u00e9 et du soutien total.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<h3><strong>La fin de la convergence\u00a0?<\/strong><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-6222 size-full aligncenter\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/2.png\" alt=\"\" width=\"799\" height=\"615\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/2.png 799w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/2-300x231.png 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/2-768x591.png 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 799px) 100vw, 799px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Comme l\u2019indique le graphique montrant l\u2019\u00e9volution du soutien total, on observe ces derni\u00e8res ann\u00e9es un creusement de l\u2019\u00e9cart du soutien total \u00e0 l\u2019agriculture et l\u2019alimentation entre pays \u00e0 revenu \u00e9lev\u00e9 et interm\u00e9diaire apr\u00e8s une longue p\u00e9riode de convergence tendancielle. Depuis 2015, cet \u00e9cart est li\u00e9 \u00e0 des strat\u00e9gies de soutien \u00e0 l\u2019agriculture diff\u00e9rentes. Les d\u00e9penses publiques de soutien \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation (transferts budg\u00e9taires aux producteurs ou aux consommateurs, investissements dans la recherche, les infrastructures, la formation, etc.) ont ainsi cr\u00fb dans les pays \u00e0 haut revenu depuis 2014. Dans les pays \u00e0 revenu interm\u00e9diaire, hormis un l\u00e9ger accroissement de 1 % en 2020, notamment pour soutenir le secteur agricole face \u00e0 la pand\u00e9mie de Covid-19, le niveau de ces d\u00e9caissements budg\u00e9taires est rest\u00e9 relativement constant sur les deux derni\u00e8res d\u00e9cennies. L\u2019augmentation du soutien total \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation dans ces pays est attribuable aux politiques de soutien des prix du march\u00e9 comme les mesures aux fronti\u00e8res (les droits de douane, les subventions et taxes \u00e0 l\u2019exportation ou encore les contingentements d\u2019importation et d\u2019exportation) et les mesures non tarifaires (r\u00e9glementations sanitaires).<\/p>\n<p>Bien qu\u2019elles soient \u00e0 des niveaux diff\u00e9rents dans les pays riches et dans les pays \u00e9mergents, <strong>la majeure partie du soutien total est octroy\u00e9e sous une forme de d\u00e9penses budg\u00e9taires<\/strong>. Ces d\u00e9penses publiques atteignent plus de 75 % du soutien total des pays \u00e0 revenu \u00e9lev\u00e9 et repr\u00e9sentent pas moins de 60 % dans les pays \u00e9mergents.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-6221 size-full aligncenter\" src=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/3.png\" alt=\"\" width=\"926\" height=\"845\" srcset=\"https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/3.png 926w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/3-300x274.png 300w, https:\/\/fondation-farm.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/3-768x701.png 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 926px) 100vw, 926px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong>Argentine et Vietnam\u00a0: des soutiens n\u00e9gatifs<\/strong><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, les politiques de soutien n\u00e9gatif visent souvent \u00e0 atteindre des objectifs de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire en offrant des prix bas aux consommateurs, ou \u00e0 mobiliser des ressources budg\u00e9taires en collectant des recettes fiscales gr\u00e2ce aux taxes d&rsquo;exportation sur certains produits agricoles.\u00a0\u00a0 Bien qu\u2019il existe de grandes diff\u00e9rences d\u2019un pays \u00e0 l\u2019autre, il faut souligner que ce type de soutien caract\u00e9rise certains pays \u00e0 revenu interm\u00e9diaire. Cela se produit lorsque la valeur mon\u00e9taire du soutien des prix agricoles est inf\u00e9rieure aux d\u00e9penses publiques pour l\u2019agriculture. <strong>L\u2019Argentine et le Vietnam en sont des exemples, avec des politiques de soutien des prix n\u00e9gatifs<\/strong>, respectivement de -20 % et -9 % de la valeur de la production agricole tandis que les d\u00e9penses publiques sont de seulement 1 % et 4 %. Ainsi, leur soutien total \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation se r\u00e9duit \u00e0 -19 % et -5% de la valeur de la production agricole. En d\u2019autres termes, pour l\u2019Argentine, cela signifie que l\u2019\u00c9tat donne d\u2019une main 1 % de la valeur de production agricole en soutien \u00e0 ses agriculteurs, pour en reprendre 20 % de l\u2019autre <em>via<\/em> des taxes \u00e0 l\u2019exportation par exemple.<\/p>\n<p>L\u2019Inde pratique \u00e9galement un soutien similaire \u00e0 ses agriculteurs, mais \u00e0 un degr\u00e9 moindre\u00a0: elle ne retire pas plus que ce qu\u2019elle donne. Avec des d\u00e9penses publiques et un soutien des prix du march\u00e9 de 24 et \u2013 19 % respectivement, le soutien total \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation est de 5 % de la valeur de la production agricole. <strong>Il faut toutefois pr\u00e9ciser que l\u2019Argentine, l\u2019Inde et le Vietnam ont des agricultures comp\u00e9titives<\/strong> et constituent de grands exportateurs de produits agricoles dans le monde, ce qui leur permet de pratiquer de telles politiques sans compromettre la prosp\u00e9rit\u00e9 de leurs secteurs agricoles.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong>Les \u00c9tats africains doivent davantage soutenir l\u2019agriculture<\/strong><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En l\u2019absence de donn\u00e9es comparables pour \u00e9valuer le soutien total \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation en Afrique subsaharienne, <a href=\"https:\/\/fondation-farm.org\/vers-une-convergence-du-soutien-des-prix-du-marche-entre-pays-riches-et-emergents\/\">les analyses pr\u00e9c\u00e9dentes<\/a> sur <strong>le taux nominal de protection<\/strong> et <strong>les d\u00e9penses publiques de soutien <\/strong>permettent de donner une id\u00e9e du soutien global \u00e0 l\u2019agriculture. Elles montrent que la faible comp\u00e9titivit\u00e9 des fili\u00e8res agricoles de ces pays, combin\u00e9e \u00e0 une faible protection contre les importations de produits \u00e0 bas prix et fortement subventionn\u00e9s, r\u00e9duit l\u2019efficacit\u00e9 des d\u00e9penses publiques \u00e0 l\u2019agriculture, qui sont en plus insuffisantes. Pourtant, l&rsquo;agriculture en Afrique manque cruellement d&rsquo;investissements et de protection pour relever les nombreux d\u00e9fis qui la concernent. Il appara\u00eet donc essentiel que le soutien \u00e0 l\u2019agriculture soit intensifi\u00e9 en Afrique, par les gouvernements avec des politiques publiques qui abordent le secteur sous l\u2019angle plus large des cha\u00eenes de valeurs, au-del\u00e0 de la production agricole. En effet, une approche syst\u00e9mique de l\u2019agriculture, du champ \u00e0 l\u2019assiette avec des mesures de protection sociale incluant des strat\u00e9gies en mati\u00e8re de nutrition, mais aussi des politiques de conservation de la biodiversit\u00e9 appara\u00eet primordiale. D\u2019autant plus que les effets du changement climatique vont peser lourdement sur les capacit\u00e9s du continent \u00e0 produire et nourrir une population en forte croissance. Le r\u00f4le des partenaires techniques et financiers est dans ce contexte capital pour accompagner ces transformations.<\/p>\n<p><strong>Le second sommet de Dakar sur la souverainet\u00e9 alimentaire et la r\u00e9silience semble indiquer une volont\u00e9 de redonner de l&rsquo;importance \u00e0 l&rsquo;agriculture dans les politiques africaines, mais encore faudrait-il passer des intentions aux actes pour r\u00e9aliser le potentiel agricole et alimentaire du continent<\/strong>.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\"><\/a><\/p>\n                <\/div>\n\n            <\/div>\n\n\n\n            \n            <\/div>\n<\/div>\n\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans son Observatoire, la Fondation FARM propose des analyses globales et des focus sur les soutiens publics \u00e0 l&rsquo;agriculture et \u00e0 l&rsquo;alimentation Trois indicateurs cl\u00e9s sont analys\u00e9s : les&nbsp;d\u00e9penses publiques&nbsp;de soutien \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation, le&nbsp;soutien des prix du march\u00e9 et&nbsp;le soutien total \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 l\u2019alimentation. Le premier volet de ces analyses [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":2,"template":"","class_list":["post-2884","observatoire","type-observatoire","status-publish","hentry"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/observatoire\/2884","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/observatoire"}],"about":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/observatoire"}],"version-history":[{"count":103,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/observatoire\/2884\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":37158,"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/observatoire\/2884\/revisions\/37158"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/fondation-farm.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2884"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}